Éducation

Concours national, éditions 2016 et 2017 : faible taux de réussite, malheur aux directeurs

20-06-2017

Du 20 au 22 juin, 144.795 élèves vont passer le Concours national, édition 2017, pour accéder à la formation post- fondamentale. En cas de récidive, les directeurs des écoles n’ayant pas obtenu 30% lors de la précédente édition, vont être destitués. Iwacu revient sur les causes de ce faible taux de réussite.


Réalisé par Clarisse Shaka, Hervé Mugisha, Martine Nzeyimana, Rénovat Ndabashinze, Jackson Bahati, Cyrille Niyongabo et Félix Nzorubonanya, Jean Noël Manirakiza.


Pour Mme Ndirahisha, moins de 30% s’avère un indice d’incompétence pour la direction.

« La compétence d’un directeur se manifeste à travers les résultats obtenus aux évaluations nationales », a affirmé la ministre de l’Education, Janvière Ndirahisha. C’est dans une correspondance du 17 mai adressée au Directeur provincial de l’éducation (DPE) de Muramvya qu’elle a mis en garde les directeurs. « Moins de 30% s’avère comme un indice d’incompétence pour la direction. »

Ainsi, a-t-elle annoncé, tous les directeurs des écoles publiques, dont les résultats sont inférieurs à 30% au concours national éditions 2016 et 2017 seront destitués.

Selon la ministre, cette mise en garde est sur recommandation du président de la République, dans sa correspondance du 6 janvier 2017.

Les écoles de Muramvya concernées

Dans la même correspondance, la ministre cite l’Ecole fondamentale (Ecofo) Buruhukiro(28%), le lycée communal Bugarama (23%), le collège communal Murambi (15%), le lycée communal Busimba (15%), Ecofo Busimba (8%), le lycée communal Mbuye (27%), le lycée communal Gahororo (14%), le lycée communal Munyinya (24%), collège communal Mugogo (16%), Ecofo Kanegwa (28%) , le lycée communal Kanyami (20%) et Ecofo Rubumba (19%). Toutes ces écoles ont eu moins de 30% au concours national précédent.


Muramvya : des directeurs sur la sellette

 

Le lycée communal de Murambi

Plus de dix écoles fondamentales n’ont pas eu 30% dans le Concours national, édition 2016. Parmi elles, le lycée communal de Murambi, situé à environ deux kilomètres du Chef-lieu de la province Muramvya, vers Bugarama. Elle n’a eu que 15% et plus de 100 écoliers ont échoué.

Le manque des manuels didactiques a été la principale cause de ce bas taux de réussite, explique Espérance Kanyana, la directrice. En effet, justifie-t-elle, les livres étaient insuffisants et ont été donnés tardivement. Ce qui a handicapé le travail des enseignants. « Un enseignant devait utiliser dix livres pour plus de 130 écoliers. Ce qui influe négativement sur l’avancement des programmes». Un problème commun selon elle, sur presque les douze écoles concernées par l’avertissement du ministère de l’éducation.

Elle cite également des programmes liés à l’insuffisance des bancs-pupitres. Et les parents n’ont pas été coopératifs : « Par exemple, nous leur avons demandé de contribuer pour la multiplication des livres, mais ils ont refusé.»
La directrice indexe aussi l’administration pour n’avoir pas joué convenablement leur rôle en expliquant aux enfants le bien-fondé de l’école fondamentale.

De son côté, Stève Niyongabo, un enseignant en 9ème à cet établissement, constate qu’il y a un relâchement net des parents dans l’encadrement et le suivi de l’éducation de leurs enfants. « Par jour, les élèves passent avec nous un petit moment. De 7 h 30 à 13 heures. Arrivés à la maison, ils devraient être gérés par les parents en leur donnant du temps de révision, des conseils, etc » Les enseignants, les directeurs ont leur part de responsabilité, mais celui des parents est incontournable. « Si les parents ne les encadrent pas, ni ne les suivent pas, sûrement que le taux de réussite va continuer à chuter.»

A cette école, même si cette année, les préparatifs vont bon train pour le rendez-vous du 20 au 22 juin, un grand défi persiste. Madame Kanyana évoque le cas d’une centaine d’élèves qui ont échoué l’année passée. « C’était prévu qu’on organise des séances de révision pour eux mais jusqu’à maintenant, cela n’a pas encore commencé. Donc, ils vont repasser le concours sans aucune préparation ». Selon elle, il y a risque que cette école reste en dessous de 30%.

Et la part des enseignants et des élèves ?

Benjamin Ndagijimana : « Les élèves ne voyaient pas l’intérêt d’évoluer dans un système tant diabolisé.»

Benjamin Ndagijimana, conseiller pédagogique du directeur provincial de l’enseignement à Muramvya, indique que le faible niveau des enseignants de l’Ecofo fait partie des causes du faible taux de réussite. Il affirme que beaucoup sont de niveau D7 tandis que d’autres prestaient à l’Ecole primaire avant son introduction. Ce qui signifie qu’ils n’étaient pas habitués au programme de l’Ecofo. M. Ndagijimana ne doute pas qu’il devait y avoir des lacunes dans la préparation et l’enseignement de certaines matières exigeant un diplôme supérieur. En outre, il fait savoir qu’il s’agissait d’un premier concours du genre et sur une nouvelle matière.

Selon lui, d’autres causes de ce faible taux de réussite sont la désorientation et le découragement des élèves. En effet, analyse-t-il, ils ne voyaient pas l’intérêt de ce nouveau système. « Beaucoup de noms, de connotations négatives ont été attribués à l’Ecofo. Et les élèves ne voyaient pas l’intérêt d’évoluer dans un système tant diabolisé. » En outre, le chômage de la plupart de leurs frères, sœurs diplômés fait que ces enfants n’attachent plus une importance à l’école, n’y voient pas un meilleur avenir.

Et de conclure : « La réussite des élèves n’incombe pas aux seuls directeurs. Les destituer ne serait pas un remède.»

« La politisation de l’éducation »

Sous couvert d’anonymat, un ancien enseignant dans une école de Muramya estime qu’il y a la politisation de l’éducation : « Quand il y a des réunions des partis, des descentes des hautes personnalités d’un parti, nous constatons amèrement que les élèves arrêtent les cours et vont danser ou applaudir ». Ce qui leur fait perdre énormément de temps consacré à l’étude, à la révision. Cet enseignant indique, par ailleurs, que ces enfants font partie des ligues des jeunes affiliés à certains partis. Et là, déplore-t-il, on leur enseigne des idéologies politiques et on leur promet des points gratuits. Et d’alerter : « Si cela ne change pas, nos enfants n’ont pas d’avenir.»

Côté organisationnel des écoles, cet ancien enseignant dénonce une incompétence totale. « Comment voulez-vous qu’une école dirigée par un jeune fraîchement sorti de l’université ou qui n’a même pas présenté son travail de fin d’études universitaires se distingue dans les tests nationaux ? » Pour lui, ce n’est plus la compétence qui est prise en compte, mais le militantisme politique. Et de faire un clin d’œil : « Pour hausser le taux de réussite, la politique devrait sortir des écoles qui doivent être des lieux neutres d’apprentissage et de préparation des élites.»


Ngozi : certains directeurs d’écoles inquiets

 

La récente mesure du ministre de l’Education nationale fait peur à certains chefs des établissements Scolaires de Ngozi.

Ecole fondamentale Ngozi II

Des directeurs des écoles qui ont gardé l’anonymat qualifient la mesure de très sévère à leur égard. Pour ces responsables, la mesure vise les chefs d’établissements alors qu’ils ne sont pas les seuls responsables des mauvais résultats enregistrés par leurs élèves dans les tests nationaux. Ces directeurs refusent donc d’endosser à eux-seuls la responsabilité.

Parmi les causes qu’ils évoquent, un encadrement lacunaire des élèves par les enseignants surtout au quatrième cycle du fondamental. Les programmes de la 9ème fondamentale sont en effet consistants et indigestes pour les enseignants non qualifiés. Certains enseignants se montrent donc démissionnaires sans possibilité de les remplacer, les nouveaux recrutements des nouvelles unités n’étant pas possibles vu la conjoncture socioéconomique que connaît le Burundi.

La mauvaise note de ces écoles s’explique aussi, selon ces directeurs d’écoles, par le manque de suivi des enfants par les parents. Ils trouvent que les élèves des milieux ruraux ne travaillent pas dans les mêmes conditions que leurs camarades de centres urbains qui bénéficient des facilités dues au courant électrique et surtout à l’encadrement à la maison par leurs parents ou les enseignants du soir.

A cela s’ajoute la contrainte liée à la carence du matériel et surtout les livres de 9ème année. Il faut aussi ajouter la surpopulation des classes dans certains établissements du fondamental.

Des accusations mutuelles

Le Directeur provincial de l’enseignement (DPE) à Ngozi Désiré Nitonde en ajoute les mauvaises performances des enseignants qui prestent à la fois dans le public et le privé. Ces derniers n’ont pas le temps de préparer sérieusement pour les écoles publiques. Ce qui condamne les enfants de ces écoles aux mauvais résultats.

Les parents d’élèves condamnent plutôt les directions scolaires qui n’y mettent pas toute la rigueur à l’endroit des enseignants. Joseph Citatira, un père d’une élève qui n’a pas réussi au dernier concours d’orientation et de certification estime que son enfant a échoué l’an dernier suite à la légèreté du directeur qui ne suivait pas les enseignants. « Ils n’ont même pas terminé certains programmes. Comment voulez-vous que de telles écoles réussissent comme les autres ? » Le DPE Ngozi se dit lui-aussi préoccupé de la situation. Il refuse de livrer les noms des établissements concernés mais annonce une série de mesures pour relever le cap. Signalons que la province scolaire de Ngozi a occupé la 7ème place en 9ème fondamentale et la 8ème en 10ème année au niveau du concours d’orientation et de certification édition 2016.


Rumonge : abandons et faibles résultats à cause de la faim

 

La cantine scolaire a fermé. Les parents et les autorités de l’école demandent donc que cette école soit de nouveau dotée d’une cantine scolaire.

Ecofo de Mutambara II.

L’école fondamentale de Mutambara II située au centre des villages des rapatriés de Mutambara comptait 800 élèves. Selon François Nahimana, directeur, environ cent ont déjà abandonné l’école suite à la faim. D’après lui, dès sa création l’école avait une cantine scolaire. Les élèves mangeaient à l’école et n’avaient pas de difficulté à suivre les leçons. Mais depuis une année, le programme alimentaire mondial (PAM) a arrêté d’approvisionner cette école en vivres.

Les élèves n’arrivent plus à avoir de quoi manger chez eux. Certains abandonnent l’école, d’autres ont de mauvaises notes car ils n’arrivent pas à suivre les cours étant affamés. Leurs parents rapatriés de la Tanzanie et de la R.D.C depuis 2007 jusqu’en 2010 ont eu des maisons de la part du HCR. Mais ils n’ont pas encore eu de terres cultivables alors qu’ils sont agriculteurs.

Des bancs vides dans la classe de 9ème année

Les élèves de cette classe qui vont bientôt passer le concours indiquent que le problème majeur auquel ils sont confrontés est la faim qui ne leur permet pas une bonne assimilation de la matière.

« Certains camarades de classe ont regagné l’exil avec leurs parents », précisent-ils. Le directeur prévient alors : « S’il arrive que les élèves aient une note basse, il faudra chercher la cause au manque de cantine scolaire à l’école. » Selon lui, le personnel est suffisant et qualifié et un encadrement pédagogique se fait normalement. Les bâtiments et le mobilier sont en bon état, les supports pédagogiques sont suffisants et bien exploités.


Gitega : les directeurs des écoles secondaires sous pression ?

 

Après que le ministère de tutelle a averti les directeurs des écoles secondaires qu’ils ne doivent pas être en dessous de 30% aux examens d’Etat, ces derniers indiquent qu’ils sont prêts à assumer leurs responsabilités.

Gérardine Kabanyana : « Les choses vont en s’améliorant, ce qui nous fait croire que nos écoles n’auront pas de souci en ce qui concerne les palmarès.»

« Si toutes les conditions étaient réunies, 30% ne serait pas grand-chose », souligne Léonidas Ntakarutimana, directeur du Lycée Communal Giheta. Comme un seul homme, la plupart des directeurs interviewés font savoir qu’ils ne sont pas sous pression de cette mesure prise dernièrement par le ministère. Ils indiquent qu’il n’y a pas de quoi s’affoler car tous les dirigeants des établissements secondaires sont conscients qu’un mauvais palmarès donne une mauvaise image à l’école et aux autorités.

Le directeur du Lycée Technique de Kwibuka estime que la mesure du ministère n’est pas une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leurs têtes, mais plutôt un encouragement : « Si nous évaluons chaque année les professeurs et les élèves, pourquoi on ne le ferait pas aussi pour nous ? » S’interroge Gérard Nibigira, sans pour autant vouloir entrer en détail de tout ce dont son école a besoin pour être parmi les meilleures.

Une mesure qui nécessite des accompagnements

Pour les parents, la mesure en soi n’était pas mauvaise, mais vu les conditions dans lesquelles leurs enfants travaillent, le ministère de tutelle devrait d’abord équiper les écoles en matériel didactique et en enseignants. « Beaucoup d’écoles éloignées des centres urbains n’ont pas d’enseignants suffisants en nombre et en qualité. Si le ministère veut évaluer les directeurs, il doit vérifier si toutes les écoles ont les mêmes potentialités », suggère Clément, un parent de Giheta.

« Chez nous dans la campagne, c’est rare de trouver une école qui a des professeurs qualifiés. Ils sont tous concentrés en ville », critique une élève du lycée urbain de Gitega. Pour Gérardine Kabanyana, directrice communale d’enseignement à Giheta, l’essentiel est d’utiliser toutes les ressources disponibles. « Certes, nous avons connu des perturbations durant ces dernières années, mais aujourd’hui les choses vont en s’améliorant. Ce qui nous fait croire que nos écoles n’auront pas de soucis en ce qui concerne les palmarès. »

Signalons que la première année de l’introduction de l’école fondamentale et post fondamentale a été caractérisée par le manque de matériel didactique et d’enseignants dans plusieurs écoles de la Direction provinciale de l’enseignement à Gitega.


Cibitoke : crainte chez les directeurs d’école

 

La récente mesure du ministre de l’Education nationale suscite des inquiétudes chez certains responsables des écoles. Surtout ceux qui n’ont pas eu de bons résultats durant les trois dernières années.

Au Lycée communal de Rugajo de la commune de Mugina, c’est la peur qui se lit sur le visage du directeur de cet établissement. D’après Daniel Manirakiza quinquagénaire, sur 16 élèves de la première promotion de 2015-2016 de la section scientifique, seuls 6 ont eu la note exigée pour poursuivre leurs études universitaires. Il fait savoir que son école n’a pas eu 30% l’année dernière et que la même situation risque de se reproduire.

D’après une source au ministère, les faibles performances sont remarquables surtout dans les écoles les plus reculées du chef-lieu des communes.

Une décision qui est loin de faire l’unanimité

Les responsables de ces écoles donnent des explications à la base de ce mauvais taux de réussite : « Le manque d’enseignants qualifiés, de, matériel didactique, de laboratoire, de suivi des élèves.

Ils demandent plutôt au gouvernement d’analyser d’abord les problèmes qui minent le secteur de l’éducation avant de prendre des « décisions hâtives sans consulter tous les concernés. »

Toutefois, le directeur provincial de l’enseignement à Cibitoke, Egide Ngendambizi, fait savoir que cette décision est irréversible. Comme il l’indique sans ambages, il revient au directeur de l’école de contribuer à la réussite des élèves et dans le cas contraire, il s’agit d’un manquement.

Un des parents rencontré au chef-lieu de la province Cibitoke suggère la tenue des états généraux au niveau national de tous les partenaires du secteur de l’enseignement pour résoudre pas mal de problèmes qui s’observent dans ce domaine.


>>Réactions

« Une décision nécessaire, mais… »

Emmanuel Mashandari

Emmanuel Mashandari

Emmanuel Mashandari, président du syndicat CONAPES, trouve que cette décision est essentielle bien que des garde-fous s’imposent. « Désormais, la balle est dans leur camp. Je ne doute pas qu’ils redoublent d’efforts pour un bon suivi et encadrement régulier de leurs élèves.»

Toutefois, il fait remarquer que certains aspects devraient être étudiés à l’avance. D’après lui, l’instauration de l’école fondamentale a eu des incidences négatives sur les résultats des élèves aux concours nationaux. « A la base, c’est le problème de prérequis. Le système de non redoublement a changé la donne. Les élèves avancent de classe sans même avoir de moyenne.» Et de souligner que « l’examinateur, en les interrogeant, aura à l’esprit qu’ils ont le même niveau. »

Autre bémol : le manque criant du matériel didactique, des laboratoires et la nomination de directeurs incompétents.
« Nul doute que pour les écoles de l’intérieur du pays avec toute cette flopée de problèmes, obtenir de bonnes notes relève du parcours du combattant, sans parler de leurs directeurs qui seront des victimes expiatoires », note M. Mashandari. D’après lui, le mérite devrait primer dans la nomination des directeurs et non l’appartenance politique.

Et de conclure : «Le gouvernement devrait revenir à l’ancien système où un directeur devait impérativement avoir plus de 5 ans dans le métier ou occuper un poste d’administratif scolaire pendant au moins deux ans. Plutôt que nommer des fraîchement émoulus sans aucune expérience pédagogique.»

Une mesure à accompagner

Joseph Ndayisaba

Le professeur Joseph Ndayisaba salue la mise en garde de la ministre de l’Education. Toutefois, selon ce psychopédagogue, elle ne se suffit pas.

«Le ministère a parfaitement raison de demander aux directeurs en question de rendre des comptes», soutient-il. Pour lui quand il est confié à une personne de diriger une école, il est normal de lui demander si cette mission est une réussite ou pas. « Si les enfants échouent ou ont des résultats catastrophiques, la première personne qui y répond est le directeur.»

Toutefois, ce psychopédagogue reconnaît que cet échec peut être lié à d’autres facteurs : «Il faut déjà se rassurer de la qualification des enseignants.» Pour M. Ndayisaba, certains professeurs ont perdu l’art de la pédagogie et préfèrent à titre d’exemple se servir d’ « ibinjana » (anciens cahiers) pour dispenser des cours.
Il pointe également du doigt des directeurs qui ne s’acquittent pas de leurs tâches : «Certains ne font même pas de visites de classe ou ne sanctionnent pas des enseignants qui ne se présentent pas ou qui enseignent durant la moitié du temps prévu.»

Il met également en cause « une situation d’inégalité » par rapport à l’affectation des enseignants et à la distribution de manuels didactiques. «Cette situation prévaut surtout dans des établissements éloignés des centres. »
Ce psychopédagogue regrette également l’explosion des effectifs dans certains établissements : « Même avec une bonne qualification, un enseignant ne peut gérer quatre-vingt élèves, comme il le ferait avec quarante.»

Sans trop s’engager sur les modalités d’application de cette mesure, M. Ndayisaba estime que tous ces facteurs seront pris en compte. Et de suggérer que cette mesure soit accompagnée par une autre série de mesures, entre autres « offrir une promotion de poste aux enseignants les plus méritants.»

  4   Vos commentaires
  1. Nduguruye Twamugina

    Nintambwe nini ko hasigaye hakorwa concours muri Yagamukama.

  2. MIZA

    http://www.arib.info/index.php?option=com_content&task=view&id=16728&Itemid=1

    « ….Deux autres facteurs subsidiaires bloquant les intellectuels burundais à l’accès du marché de travail de la CAE, a-t-elle expliqué, sont la « faiblesse » du niveau de la connaissance de la langue anglaise (langue officielle et de travail) et le « manque d’esprit de compétitivité » des Burundais. »
     » « manque d’esprit de compétitivité » des Burundais. » Oho ! Umushikiranganji araduseseye agatabi !

    • Banzubaze

      @MIZA
      « Oho ! Umushikiranganji araduseseye agatabi ! »
      Ashaka kuvuga iki par « manque d’esprit de compétitivité »? Manque d’ambition? Aho yoba yihenze!
      Jewe nibaza ko les poins faibles z’abarundi ari lacunes muri les 2 langues utilisées dans la majorité des autres pays de l’EAC comme langue d’administration et langue maternelle. C’est pareil pour les rwandais mis à part qu’ils ont un groupe qui a évolué dans les pays anglophones. Au Burundi, le groupe ayant évolué en pays anglophone n’est pas retourné au bercail. Sinon les diplômés on en a à gogo, malgré que bon nombre ont été zigouillés durant les guerres tribales incessantes. Vivement que ces guerres fratricides prennent fin, pour qu’on commence à se projeter dans l’avenir, et qu’on arrête la survie quotidienne.

  3. TURIMUCI

    Allez ! Il faut mettre la pression à tous les responsables ! Leur donner des objectifs à atteindre !
    Cependant, si les résultats attendus ne sont pas atteints, le gouvernement doit en évaluer les causes et se donner les moyens d’y remédier.

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