La saison culturale B bat son plein. Sur les collines de Gitega, des milliers d’agriculteurs attendent désespérément la livraison des engrais de Fomi qui ne vient pas. Pourtant, ils ont versé la totalité de l’argent demandé. Entre les promesses de l’administration et la réalité du marché noir, les producteurs sont pris à la gorge et craignent une faible récolte.
Alors que les ménages de la capitale politique s’acquittent mensuellement de leurs redevances pour la collecte des immondices, les déchets s’entassent et l’insalubrité gagne du terrain. Entre salaires de misère pour les agents de terrain et revente lucrative du fumier, l’exécution du contrat de collecte par les partenaires de le Setag soulève de graves soupçons de malversation.
L’interdiction par l’administration communale de Gitega de prélever du fourrage ou de la litière dans les champs d’autrui depuis novembre 2025 met en lumière une crise profonde de l’élevage en stabulation permanente. Entre flambée des prix, conflits de voisinage et menace de malnutrition, entretenir le bétail devient problématique.
La réhabilitation de la 5e avenue du quartier Nyamugari se transforme en chemin de croix pour certains résidents. Entre des indemnisations fantômes datant de 1981, des démolitions sans préavis et l’urgence d’assainir un quartier menacé par l’érosion, le fossé se creuse entre l’administration et les citoyens. Ils restent là, assis sur les décombres, regardant les engins lourds dessiner un futur dont ils ne feront peut-être plus partie.
La ville de Gitega connaît une crise structurelle de pénurie d’eau. Des quartiers résidentiels aux zones périphériques, les coupures d’eau sont devenues la règle. Certains parlent même d’un fléau qui vide les portefeuilles et épuise les corps.
Le prix d’un sac du charbon de bois a bondi passant de 70 000 à 85 000 FBu en un mois. Les ménages de la capitale politique sont pris à la gorge. Entre dépendance énergétique totale et moyens financiers limités, la population appelle à une transition urgente vers le gaz combustible.
Sur la colline Ntobwe, des infrastructures d’assainissement soulèvent une polémique. Dans la ville de Gitega, des fosses sceptiques ont été en effet installées afin de traiter et de transformer les boues de vidange en engrais organiques. Ces bassins à ciel ouvert risquent d’être des nids des germes de maladies. Entre agriculteurs en quête de fertilisants et riverains terrifiés par les risques épidémiques en cette saison des pluies, un reportage révèle un projet à la croisée des chemins.
Autrefois symbole d’abondance et de fierté de la région, l’avocat de Kirimiro devient inaccessible dans la province de Gitega. Entre promesses d’exportation, soupçons de contrebande vers la Tanzanie et grogne des consommateurs, cap sur un fruit qui ne profite plus à ceux qui le font pousser.
La capitale politique est confrontée à un paradoxe socio-sanitaire criant. Des autorités, s’appuyant sur des ordonnances ministérielles, multiplient les injonctions et les amendes pour traquer les citoyens qui se soulagent dans des lieux publics. Pendant ce temps, les latrines publiques sont soit quasi-inexistantes ou d’une salubrité dangereuse et avec un coût d’utilisation prohibitif pour une majorité d’habitants.
L’administrateur communal, Valentin Nahimana, indique que dans les jours à venir les personnes qui le désirent seront obligées de cotiser pour s’acheter une concession en vue d’inhumer les leurs : « La loi permet à des personnes de se regrouper pour s’acheter (…)
Il s’appelle Cyrille Bivugire. Sur sa colline natale de Munanira, il est le premier mutwa à penser à l’élevage. D’une truie, il espère être un grand éleveur. « On nous accuse toujours d’être incapables de faire l’élevage. Ils seront déçus quand (…)
Les services de l’urbanisme à Gitega ont donné deux semaines aux propriétaires des kiosques et containers qui sont tout autour des routes de la ville. Ils sont sommés de les démolir eux- même car « ils salissent la belle image de (…)