Arrêté et condamné en octobre 2023 pour des propos jugés diffamatoires par un cadre du Service national des renseignements, le blogueur Kenny-Claude Nduwimana est depuis l’après-midi de ce mercredi 4 mars libre. Sur papier, il avait déjà purgé sa peine. Et ses proches continuaient à demander sa libération.
Contacté au téléphone pour vérifier s’il est réellement sorti de la prison centrale de Mpimba puisque même sa défense n’était pas au courant de sa libération, Kenny-Claude a tenu à rassurer : « Je me porte bien, pour le moment, je suis entouré de ma famille », s’est-il réjoui. A l’autre bout du fil, des cris de joie et des rires d’enfants dominaient la voix de ce blogueur.
Dans la matinée de ce mercredi, raconte-t-il, les gardes m’ont appelé et ils m’ont tout simplement dit : « Tu es libre, tu peux partir. Ils ne m’ont pas donné d’explications. Je ne savais rien, c’était une bonne surprise. Je suis vite allé dans ma cellule pour chercher quelques affaires, je ne me suis pas retourné, j’avais hâte de franchir le portail de la prison centrale de Mpimba et de m’éloigner de ce lieu ». Dans la précipitation, poursuit-il, je crois d’ailleurs que j’ai laissé beaucoup d’effets personnels là-bas.
Le Tribunal de Grande Instance de Mukaza avait condamné le blogueur burundais Kenny-Claude Nduwimana à huit mois d’emprisonnement ferme et à payer une somme de 500 000 Fbu de dommages et intérêts.
Ce jugement, rendu le 26 août 2024, fait suite à des poursuites pour ’’outrage à un dépositaire de l’autorité publique’’ et ’’atteinte à la sûreté intérieure de l’État’’.
Par ailleurs, le tribunal a ordonné à Kenny-Claude de verser ce montant à un ancien responsable de la Direction du renseignement intérieur (DDI), qui s’était constitué partie civile dans cette affaire.
Même après avoir purgé sa peine, Kenny-Claude Nduwimana a passé plus d’un an derrière les barreaux. « J’avais même un billet d’élargissement dûment signé le 19 novembre 2025 ». Mais entre-temps, il y a eu d’autres rebondissements, d’autres accusations et il a passé plusieurs jours au SNR avant de retourner à la prison centrale de Mpimba, un établissement pénitentiaire qu’il a quitté ce mercredi 4 mars.






Terrible histoire ! Est ce que les « gens puissants » du moment savent que ce qu’ils font aux autres peut leur arriver à leur tour ? Ont ils un Coeur en Pierre ????