Mardi 14 avril 2026

Société

Au coeur du pays/Commune Mugina : L’ entreprenariat des jeunes et des femmes peine à décoller

Au coeur du pays/Commune Mugina : L’ entreprenariat des jeunes et des femmes peine à décoller
Pour Bienvenu Ndayizeye, jeune soudeur, les coupures récurrentes du courant électrique constituent un défi majeur

Dans la commune Mugina, les jeunes et les femmes tentent de se frayer un chemin dans un environnement économique difficile. À travers leurs témoignages se dessine la volonté d’une catégorie de la population laborieuse, déterminée à travailler mais freinée par des défis structurels qui nécessitent des réponses urgentes.

Bienvenu Ndayizeye, un jeune soudeur, est un employé dans un atelier local. Il raconte les réalités de son métier. Selon lui, des opportunités existent mais aussi des obstacles persistent. « La soudure est un métier qui peut rapporter de l’argent si les conditions sont réunies », trouve-t-il.

Malheureusement, ces conditions sont loin d’être toujours garanties. Parmi les principaux défis figurent les coupures répétitives du courant électrique. « Il nous arrive de passer trois ou quatre jours sans travailler. Cela nous empêche d’honorer les commandes et crée des malentendus avec nos clients et réduits nos revenus.

À ces difficultés s’ajoute le coût élevé des matériaux utilisés. « Les tôles, les fers à béton et les tubes sont très chers », se lamente-t-il. L’approvisionnement constitue également un casse-tête. Et pour cause, explique M. Ndayizeye, les commandes passées à Bujumbura peuvent mettre jusqu’à deux semaines pour arriver en raison des problèmes de transport.

Ce n’est pas tout. Le manque de carburants aggrave davantage la situation. « C’est un défi majeur car, il ralentit l’acheminement des matériaux et augmente les coûts de transport. »

Face à ces contraintes, Bienvenu Ndayizeye plaide pour un soutien accru aux jeunes artisans. « Nous avons besoin de financements de la part des institutions et des organisations financières pour développer nos activités ».

Il insiste également sur la nécessité d’améliorer l’accès à l’électricité. « Sans courant électrique, rien n’est possible dans notre métier ». La disponibilité des carburants, ajoute-t-il, est aussi essentielle pour garantir un transport fluide des matériaux.
Pour lui, un soutien envers les jeunes exerçant des métiers techniques devrait être une priorité chez les décideurs. « L’accompagnement des jeunes artisans devrait être au cœur des actions de l’administration ».

D’autres métiers sont touchés

Il en est de même pour d’autres petits métiers comme celui de tenir un salon de beauté. David Bimenyimana, un jeune propriétaire d’un salon de beauté, rencontre en effet des difficultés similaires en termes de courant électrique, d’approvisionnement en matières premières, de transport et de financement.
Il appelle lui aussi à un meilleur accès au financement pour les jeunes entrepreneurs. « Des programmes comme le PAEEJ ou la Banque d’investissement pour les jeunes existent. Mais, beaucoup d’entre nous ne savent même pas s’ils existent puisqu’ ils ne nous profitent pas réellement. »

David Bimenyimana appelle à un meilleur accès des jeunes entrepreneurs aux financements

Le nommé Bikorimana, 32 ans, de la colline Kabere en zone Mabayi a un atelier de menuiserie. Il a commencé ce métier à partir de 15 ans. « Avant, j’étais un conducteur de taxi-vélo. Après, je me suis lancé dans le métier de menuiserie »

Il fait savoir qu’il se heurte à un manque de matière première notamment les planches qui coûtent cher.
M. Bikorimana réclame de l’électricité et du matériel moderne dont une machine pour augmenter le rendement.

Le nommé Ntahondi, originaire de la colline Kabere, est un jeune éleveur et agriculteur. Il s’est lancé dans l’entrepreneuriat après ses études secondaires. Faute de soutien financier, ses activités tournent au ralenti. La production reste faible.

Selon lui, accéder à un crédit pour développer leurs activités demeure un véritable défi pour les jeunes de sa localité. Il réclame un financement de la part du programme PAEEJ.
Il signale également qu’il n’a pas encore reçu la quantité d’engrais de type urée qu’il a commandée. Face à cette situation, il s’est tourné vers le marché noir où les prix sont particulièrement exorbitants.
Selon lui, 2 kg d’engrais peuvent coûter 12 000 FBu sur le marché parallèle.


Danger d’un côté, espoir de l’autre

Sur un site d’exploitation artisanale de l’or sur la colline Kabere, zone Mabayi, de nombreux jeunes orpailleurs tentent de se construire un avenir souvent au prix de lourds sacrifices. Entre abandons scolaires, précarité et insécurité, leurs témoignages traduisent une réalité à la fois dure mais pleine d’espoir.
Des jeunes déscolarisés employés sur le site d’exploitation de l’or dénoncent les conditions de travail dangereuses

La commune Mugina se trouve au chef-lieu de l’ancienne commune Mabayi. Elle fait face à un phénomène d’abandons scolaires inquiétant. Suite à la pauvreté, beaucoup de jeunes préfèrent en effet aller travailler dans les mines.
Daniel Irankunda, orpailleur, parle des conditions précaires dans lesquelles, lui et ses collègues, travaillent au quotidien. Selon lui, les accidents constituent le principal défi. « Au moins une fois par mois, un glissement de terrain emporte des vies humaines ».

Le manque d’équipements adaptés aggrave la situation. « Nous ne disposons pas de matériel approprié ni de machines pour terrasser les sols ». Cette insuffisance technique limite fortement la production. Une grande partie des minerais reste enfouie sous terre faute de moyens pour les y extraire. « L’exploitation manuelle ne permet pas d’atteindre l’or qui se trouve en profondeur ». Il souligne que cette contrainte réduit considérablement les rendements.

À seulement 18 ans, Dionesie Habimana a déjà passé neuf mois sur ce site minier. Comme beaucoup d’autres, il a dû renoncer à l’école faute de moyens. « J’ai abandonné mes études à cause de la pauvreté de ma famille. Je n’avais pas de matériel scolaire ni d’uniforme ».

Il affirme avoir déjà réalisé quelques progrès. « Aujourd’hui, j’ai deux parcelles où je pratique de l’élevage. Je projette en acheter une autre ». Pour lui, l’orpaillage est une opportunité pour s’en sortir.

Pour Frank Nkurunziza, également âgé de 18 ans, l’expérience est encore récente. Arrivé depuis seulement deux semaines, il partage les mêmes raisons d’avoir quitté l’école. « Je ne voyais pas comment continuer. Je suis encore nouveau ici ».
Olivier Nizigama, 25 ans, a lui aussi rejoint le site récemment. Présent depuis deux semaines, il garde l’espoir d’améliorer ses conditions de vie. « J’espère que ma vie va changer grâce à ce travail ».

Toutefois, cet espoir est teinté d’inquiétudes. Il redoute en effet les accidents fréquents sur le site, notamment les éboulements qui mettent en danger la vie des orpailleurs.

Bosco Nzeyimana, un jeune de 25 ans, travaille également sur le site minier de Kabere. Malgré les difficultés qu’ils rencontrent, il invite les autres jeunes à ne pas croiser les bras. Il interpelle aussi les autorités communales à prendre des mesures visant la sécurité des extracteurs des minerais. « Il n’y a pas de centre de santé ici. Nous sommes obligés de parcourir plusieurs kilomètres pour nous faire soigner ».

Cela illustre le dilemme auquel sont confrontés de nombreux jeunes : choisir entre abandonner l’école pour subvenir à leurs besoins immédiats et s’exposer à des conditions de travail dangereuses.

Les commerçants dans une mauvaise posture

A quelques mètres du chef-lieu de la commune, des boutiques sont ouvertes. Le mouvement des clients n’est pas intense. Les tenanciers somnolent ou sont sur leurs smartphones.

Jean-Marie Kubwayo, 30 ans, à côté de sa femme assise avec un bébé devant sa grande boutique, fait savoir que les affaires ne marchent pas comme il le voulait. Sa boutique contient divers produits et est pleine à craquer. Elle ravitaille une grande partie des boutiques de la localité. Mais, les clients viennent à compte-gouttes. « Les prix qui montent chaque jour font fuir les clients. »

Pour lui, la montée des prix s’explique par le fait qu’il s’approvisionne dans la ville de Bujumbura. Il fait savoir que chaque fois qu’il descend pour se ravitailler, il trouve que les prix varient et montent du jour au lendemain dans la ville de Bujumbura.

Le transport de ces marchandises leur coûte aussi cher. « Sur le marché à Bujumbura, les prix changent tous les jours. Pour ramener les produits, le transport est compliqué à cause du manque de carburants. »

Le jeune Kubwayo fait savoir qu’il a commencé le commerce avec un petit capital de 2 millions BIF et qu’il est à 50 millions aujourd’hui. Le souci majeur pour lui est l’argent dont lui doivent ses clients. « Plus de 5 millions sont dans mes clients qui viennent prendre des produits à crédit mais qui ne remboursent pas. »

Il indique que tous justifient le non-remboursement des dettes par le manque de clients. Selon lui, ils disent qu’un carton de jus peut passer deux ou trois semaines sur les étagères. « Des fois, je les comprends. Les gens ne se bousculent plus pour acheter parce qu’ils n’ont plus d’argent comme avant. »

Sa femme ne s’empêche pas de dire que : « Ubuzima bwarazimvye. Harabavye » (la vie est devenue chère). Avec un sourire, elle fait savoir que, maintenant, les gens dépensent juste pour l’essentiel. « Si tu parviens à avoir quelques légumes et de la pâte pour nourrir les enfants, tu remercies Dieu et tu oublies le reste. »

Pour elle, aucun ménage ne se permet plus la viande même pendant les jours de fête. « Le jour de Noël par exemple, les parents achetaient de nouveaux vêtements pour les enfants. Ils ajoutaient au menu de la bonne viande. Mais, maintenant, c’est comme si ces jours ressemblaient aux autres. »

Le commerçant Kubwayo reste optimiste. Il espère que les choses changeront un jour. « Après la pluie vient le beau temps. Les choses vont changer et je suis sûr que nous allons finir par souffler. Dans des situations pareilles, certains croisent les bras. Mais, il faut se battre jusqu’au bout puisque personne ne sait ce que nous réserve demain. »


Un cortège de conflits familiaux et sociaux

Dans l’ancienne commune Mabayi, Dévote Ntakirutimana, leader communautaire, s’investit au quotidien dans la résolution des conflits familiaux. Elle sensibilise la population sur diverses questions sociales notamment la défense des droits des femmes.
Pour Dévote Ntakirutimana, la femme doit défendre ses droits

Dévote Ntakirutimana trouve que les conflits au sein des foyers trouvent souvent leurs origines dans le manque de dialogue et la mauvaise gestion des biens familiaux. « Dans certains ménages, la femme travaille et le mari vend toute la production en considérant que c’est lui le chef ». Face à cela, des femmes se tournent vers les leaders communautaires pour trouver des solutions. « Elles viennent se confier à nous et nous intervenons pour conseiller leurs maris et rétablir le dialogue ».

En plus des tensions conjugales, d’autres défis persistent au sein des communautés, notamment la jalousie sociale. « Lorsqu’une personne réussit, elle peut devenir la cible de jalousies dans son entourage », fait-elle observer.
Dans le cadre de ses activités, Dévote Ntakirutimana mène également des campagnes de sensibilisation sur l’hygiène et la propreté, des enjeux essentiels pour la santé publique.

Une perception encore mitigée du 8 mars

La leader communautaire regrette par ailleurs une compréhension limitée de la Journée internationale des droits des femmes. « Certaines femmes pensent que cette journée est réservée à celles qui occupent des postes de responsabilité. Or, c’est avant tout un moment de réflexion et d’évaluation des progrès réalisés en matière de droits des femmes ».

Elle souligne que la pauvreté constitue un frein majeur à l’épanouissement des femmes. Elle indique que certaines femmes rurales se sentent discriminées. « Certaines ne prennent pas part aux activités du 8 mars faute de moyens, notamment pour se procurer un pagne. » Néanmoins, souligne-t-elle, la journée ne devrait pas se réduire à « une journée pour un nouveau pagne ».
Aux contraintes économiques s’ajoutent des résistances sociales. « Certains hommes empêchent leurs épouses de participer aux activités ou les menacent. Il arrive même que des femmes soient soumises à des travaux forcés pour les empêcher de célébrer cette journée ».

Sous un autre angle, Mme Ntakirutimana note des avancées notables dans l’éducation des filles. « Aujourd’hui, les familles scolarisent davantage leurs filles. Autrefois, le niveau secondaire était jugé suffisant. Mais, actuellement, elles visent l’enseignement supérieur au même titre que les garçons ».
Elle appelle à un engagement collectif pour améliorer les conditions de vie des populations.


Interview avec Silas Ndayisenga : « La commune n’a pas le droit de regard sur l’exploitation des minerais »

Cohabitation des partis politiques, projets de développement déjà réalisés, départs des enseignants, exploitation des minerais, risques et catastrophes, … Silas Ndayisenga, conseiller communal chargé de la communication et des relations publiques, donne l’état des lieux.

Quels sont les partis politiques les plus visibles dans la commune Mugina ?

Les formations politiques les plus actives sur le terrain sont le parti CNDD-FDD, l’Uprona et le parti Sahwanya-Frodebu. Ils sont présents lors des réunions et des festivités nationales telle que la célébration des anniversaires de l’assassinat du héros de l’Indépendance nationale et du héros de la démocratie. La cohabitation entre ces paris politiques reste bonne.

Quels sont les projets déjà réalisés et ceux qui sont en cours ?

Comme c’est consigné dans le Plan de travail et Budget annuel (PTBA) de la commune, au niveau de l’agriculture, nous avons tracé des courbes antiérosives pour protéger les terres cultivables et l’environnement.

Au niveau des infrastructures, nous sommes en train de réhabiliter quatre ponts. Ceux qui ont gagné les marchés sont à l’œuvre. Il y a la route qui relie la colline Kabere et la colline Mukoma, le pont sur la colline Marunku, le pont de la localité Mpanka reliant la colline Gitebe et la colline Gisumo.

Dans le cadre des travaux de développement communautaire, nous sommes en train de tracer la route reliant la colline Mwarangabo et la colline Nyeshenza.
Au niveau des écoles, la commune est en train de réhabiliter les établissements scolaires et a déjà distribué plus de 250 tôles.

Il y a aussi des projets d’adduction d’eau potable en cours de construction sur la colline Butaramuka sans oublier l’aménagement des sources d’eau potable sur 15 collines.

De quoi vit la population de la commune Mugina et d’où proviennent les recettes communales ?

La grande partie de la population vit essentiellement de l’agri-élevage. Le reste de la population exerce le commerce et les petits métiers.

Les recettes communales sont constituées en grande partie de taxes et impôts perçus sur les produits de l’agri-élevage, les métiers et le commerce.

Qu’en est-il des recettes en provenance des minerais ?

La commune n’a pas le droit de regard sur l’exploitation des minerais. C’est le ministère en charge des mines, à travers l’Office burundais des mines (OBM) qui s’en occupe.

La commune se limite à veiller à ce que l’exploitation des minerais se fasse dans le respect de la loi.
La taxe communale est perçue sur ce qu’on appelle les chantiers et non sur les minerais en soi.

Ailleurs, on s’inquiète des départs des enseignants ? Quid de votre commune ?

Notre commune n’est pas épargnée. Du jour au lendemain, nous enregistrons des départs. Nous sommes en train de collecter les chiffres pour voir l’ampleur du phénomène et pouvoir aussi déterminer les raisons qui les poussent à déserter leurs postes d’attache. Ces départs viennent enfoncer le clou dans la plaie car la commune a besoin de 489 enseignants.

Où en êtes-vous avec l’achat ou la fabrication des bancs-pupitres ?

Comme les autres communes, la commune Mugina a bénéficié des fonds destinés à l’achat et à la fabrication des bancs-pupitres. Les appels d’offres sont en cours. Les besoins exprimés oscillent autour de 7 467 bancs-pupitres.

Qu’en est-il des structures de soins ?

Le secteur de la santé connaît aussi des défis. Il y a des centres de santé qui ne sont pas fonctionnels faute d’équipements. La commune à elle seule n’est pas à la hauteur pour équiper ces structures de soins. Il faut l’intervention de l’Etat.

Trois centres de santé ne sont pas équipés. Il s’agit des CDS construits sur les collines Ngoma, Nyempundu et Muhungo. La population réclame à cor et cri l’ouverture de ces centres de santé mais en vain faute de matériels et d’équipements.
La population de Ngoma parcourt plus de 10 km pour arriver à un centre de santé proche.

Quelles sont les maladies les plus fréquentes ?

Dans ces derniers jours, il y a eu réapparition de la rougeole surtout dans la localité de Nyamakarabo. Les responsables sanitaires sont intervenus et ont pu maîtriser la maladie. Il y a aussi la grippe qui affecte pas mal de gens.

Quid de la lutte contre les risques et catastrophes ?

La commune est en train de concentrer de grands efforts dans ce domaine. Nous sommes conscients que si nous n’agissons pas à temps, les choses risquent de déborder.

Ainsi, il est prévu que, durant le premier trimestre de l’année budgétaire 2026-2027, il y aura l’élaboration d’un plan de contingence communal assorti d’un chronogramme bien précis afin de faire face aux risques et catastrophes dans la commune.

Situation géographique de la commune

La commune Mugina se trouve au nord-ouest du Burundi. A l’ouest et au nord, elle partage la frontière avec le Rwanda. A l’est se trouve la commune Bukinanyana et au sud elle est frontalière avec la commune Cibitoke.

Compte tenu du dernier recensement, elle est peuplée de 228 535 habitants répartis sur une superficie de 645, 45 km2.
Elle est composée de 46 collines et de 9 zones. Deux zones, à savoir Ruziba et Buhoro, sont dirigées par des femmes. Deux collines, à savoir Kabere de la zone Mabayi et Camakombe de la zone Ruziba sont également administrées par des femmes.

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