La population de Rumonge est inquiète face à une nouvelle montée des eaux du lac Tanganyika. Certains bâtiments du port de Rumonge sont inondés. Des étendues de champs de cultures sont détruites. Le responsable de l’OBPE en province de Burunga demande à ceux qui résident dans la zone tampon de déménager rapidement.
Au port de Rumonge, l’eau du lac Tanganyika a déjà envahi un bureau et des entrepôts. C’est pour la deuxième fois en moins de 5 ans que ce port en est victime. Les véhicules qui chargent ou déchargent des marchandises stationnent un peu loin, selon Agrippine Nduwimana responsable du port. Elle indique que cela déstabilise leurs activités quotidiennes.
Les usagers demandent que les travaux de construction du port de Rumoge moderne commencent pour éviter ce genre de désagréments.
Des actions de protection doivent être planifiées pour éviter le pire en cas de montée du lac qui devient répétitive selon ces usagers. Ils estiment également que des séances de sensibilisation doivent être menées à l’endroit des populations riveraines du lac afin de développer la résilience face à ce phénomène.
Les chefs des zones riveraines du lac Tanganyika de la commune Rumonge font savoir que certains champs de riz, de manioc, de pattes douces et de palmiers à huile commencent à être inondés et que les propriétaires ne savent pas comment ils vont faire vivre leurs familles.
Bien plus, les gens qui résident dans des maisons se trouvant dans la zone tampon, c-à-d à une distance de 150 m à partir du lac, ne savent pas où aller avec leurs familles.
Ils demandent des conseils, des comportements et des attitudes à adopter face à la situation et ses conséquences immédiates.
Obède Ntineshwa, responsable de l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE) dans la province de Burunga demande à ces personnes de ne plus cultiver dans la zone tampon interdite d’exploitation par la loi.
Il suggère également aux personnes qui construisent des maisons dans la zone interdite de ne plus le faire.
Appliquer les sanctions
M. Ntineshwa demande aux autorités administratives et policières de commencer à infliger des sanctions à ces personnes qui outrepassent la loi afin de décourager toute tentative d’exercer une activité dans la zone tampon.
Pour lui, des campagnes de sensibilisation sur le respect de la loi doivent être menées auprès de la population en général et en particulier auprès de la jeunesse dans les écoles, à travers les clubs Environnement.
Le constat amer aujourd’hui est que, depuis Kajaga (Bujumbura) jusqu’à Kabonga (Nyanza), la zone tampon est occupée par soit des maisons ou des plantations de cultures, notent certains activistes de l’environnement.
Ils proposent que des actions soient menées pour faire respecter la zone tampon en commençant par la ville de Bujumbura où des constructions y installées doivent être détruites pour servir de modèle.
Rappelons que les inondations dues à la montée des eaux du lac Tanganyika ont fait des centaines de familles des sans-abris en 2021 en commune Rumonge. Un village pour les victimes a été implanté sur la colline Mutambara.







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