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Société

Université du Burundi, 1995 : les uns rejoignent le maquis, la coopération universitaire suspendue …

31/07/2013 La Rédaction 19

Conséquences du massacre à l’ université du Burundi

Les massacres de juin 1995 ont eu plusieurs conséquences : des jeunes ont abandonné l’université et sont entrés dans le maquis, des professeurs ont pris la fuite, et la coopération universitaire a complètement cessé.

Evariste Ndayishimiye : « C’est le gouvernement de l’époque qui a voulu qu’on prenne des armes » ©Iwacu

1994-1995. Le record d’abandons académiques Trois années académiques d’abandons massifs s’observent après l’assassinat du président Ndadaye. Le summum étant 1994-1195, où il y a eu les tueries au campus Mutanga. Selon les archives de l’Université du Burundi.
Au cours de l’année académique 1993-1994, 4822 étudiants étaient inscrits à l’université du Burundi. Au cours de cette même année, 1457 cas d’abandons ont été enregistrés.
L’année académique 1994-1995, pendant laquelle les massacres se sont déroulés, 4637 étudiants ont été enregistrés. On enregistrera, avant la fin de l’année, 1451 abandons. Quant à l’année académique 1995-1996, qui a suivi les tueries, 4.404 étudiants ont été accueillis aux auditoires. Avec seulement 545 abondons enregistrés à la fin de l’année.

Selon Emmanuel Rubera de la Direction académique : « Il est difficile de préciser en terme numérique le taux d’abandons de telle ou telle ethnie.» D’autantplus qu’au niveau du service des étudiants, on n’enregistre pas ni leur ethnie, ni leur province.

Professeurs et étudiants hutu quittent les campus

Selon Balthazar Mpawenayo, un des professeurs qui ont quitté l’université du Burundi après les massacres des étudiants hutu le 12 juin 1995, un climat de tension a surgi entre les professeurs tutsi et hutu. Par dessus le marché, poursuit-il, l’assassinat du Directeur de la Recherche de l’époque, Stanislas Ruzenza, a semé la terreur dans le reste du corps enseignant hutu. « Ce qui a poussé la majorité de ces derniers à fuir vers l’étranger. »

Athanase Bakunda, alors vice-recteur se souvient de quelques professeurs hutu qui ont quitté l’Université. Il s’agit, entre autres, de Balthazar Mpawenayo, Antoine Sinzumunsi, DéoBaribwegure, Pacifique Manirakiza, Nyandwi, Tite Kabushishe, MévinNdarusigiye, Léonce Ndikumana, Masengo. « La liste n’est pas exhaustive », indique-t-il.

Six mois pour reprendre les cours

Le professeur Charles Niyonkuru, alors étudiant au moment des faits précise que tous les étudiants hutu vivant dans les campus de l’université ont dû quitter les lieux. «Les plus courageux ne reviendront qu’après six mois », précise-t-il.D’après lui, il est difficile de donner les chiffres exacts de ceux qui ont réintégré après les six mois. Il ajoute que 90% des Hutu n’ont pas réintégré l’Université du Burundi l’année suivante.
Quelques uns sont partis dans les maquis, d’autres sont allés continuer leurs études à l’étranger notamment au Kenya, Côte d’Ivoire, Cameroun. Ceux qui étaient à l’intérieur du pays vont finalement réintégrer quelques années plus tard.

Selon le professeur Gilbert Midende, recteur de l’Université du Burundi en 1996, il y a eu le départ des intellectuels hutu vers l’étranger dont le personnel hutu enseignant à l’Université du Burundi. D’après une étude qu’il a faite sur la fuite des cerveaux, les Hutu et les Tutsi qui n’étaient pas à l’université du Burundi sont partis pour des raisons structurelles et conjoncturelles.

De l’université au maquis

Après les massacres des étudiants Hutu au campus Mutanga, plusieurs d’entre eux fuient,d’autres regagnent le maquis. Le Général Major
Evariste Ndayishimiye, chef de Cabinet militaire à la Présidence de la République, témoigne.
Selon le Général Major Ndayishimiye, une année après l’assassinat de Melchior Ndadaye, il y a eu quelques tensions entre des étudiants hutu et tutsi. Certains Hutu ont dû abandonner leurs études mais d’autres ont continué : « Lorsque Melchior Ndadaye a été tué, j’étais en 1ère licence dans la faculté de Droit. Nous avons passé presque une année sans étudier car il y avait des grèves répétitives des étudiants. »

A l’époque, se souvient-il, certains de ses amis hutu ont fui et lui ont demandé de faire de même : « Même ma famille m’a supplié de quitter le campus, mais je croyais que la tension allait passer. » Des jeunes appelés « sans échec » et « sans défaite » avaient bloqué et barricadé les rues. Les étudiants hutu se sont retrouvés enfermés à l’intérieur du campus.
Un jour, raconte le Général Major, un étudiant hutu lui a dit qu’il serait mieux que les Hutu quittent le campus avant d’être exterminés.
Mais personne n’osait sortir de peur d’être tué : « Il n’y avait aucune issue même à Nyakabiga, un des quartiers qui se trouve sous le Campus
Mutanga.»

« Il y avait du sang partout mais on ne voyait aucun cadavre »

Le jour des massacres, explique-t-il, des grenades ont été lancées dans les chambres des étudiants hutu : « On frappait à la porte. Si tu n’ouvres pas, une grenade était lancée et ceux qui ont ouvert leurs portes ont tout simplement été tués. »
Le Général indique qu’il a échappé à la mort parce qu’il avait passé la nuit dans la chambre d’un ami hutu parti le matin du jour des massacres. Le lendemain, indique-t-il, tout était calme comme si de rien ne s’était passé : « Il y avait du sang partout mais on ne voyait aucun cadavre. C’est à ce moment là, que je me suis décidé de quitter le campus. »

Les étudiants rescapés décident alors de quitter un à un le campus de peur d’éveiller la curiosité : « Je suis parti à Mutanga Nord chez mes
connaissances et j’ai regagné l’actuelle commune urbaine de Kamenge. »
Mais comme il y avait une tension presque dans tous le pays, ces étudiants ont été accueillis par les fusillades à la gare du Nord: « On avait plus où aller, on s’est enfui vers Bujumbura rural jusqu’à Rugazi dans la brousse. Alors là on a constitué une rébellion avec d’autres étudiants. Mais aussi des paysans. »

« On n’avait pas d’autre choix »

Le Général Major estime qu’à ce moment, il était forcé de vivre cette vie puisqu’il n’avait pas d’autre choix : « Nous n’avions pas de force, pas d’armes.Nous logions dans la brousse sous la pluie. Nous tombions souvent malades sans médicaments. Nous n’avions pas de quoi manger…, » se souvient-il.
Le Général regrette ses études. Selon lui, ce n’était pas du tout facile de vivre cette vie : « Il y a un vide quelque part. Il y a une étape de notre vie qu’on a sautée même si certains d’entre nous occupent actuellement des rangs supérieurs. » A ceux qui se demandent pourquoi fonder une rébellion, le Général rétorque : « C’est le gouvernement de l’époque qui a voulu qu’on prenne des armes. »

Le Général Ndayishimiye affirme que la rébellion ne peut en aucun cas avoir lieu sans aucune raison. Pour lui, c’est l’Etat qui, au lieu d’être le père de la nation et assurer la sécurité de ses citoyens, a failli à sa mission. Certains ont préféré passer par une méthode radicale. Selon lui, l’idée d’aller dans l’armée ne lui avait jamais traversé l’esprit avant son départ vers le maquis.

Forum des lecteurs d'Iwacu

19 réactions
  1. tous ca c’est vrai

  2. Federation

    Intéressant! Merci pour cette analyse. Quand j’étais à la fac dans un pays maghrébin, mon prof d’Eco publique nous expliquait que si son pays a fait mieux que les pays d’Afrique noire, c’est uniquement parce que le président d’alors avait misé sur l’éducation pendant que ses pairs s’endettaient pour acheter des armes soviétiques. Résultat des courses : une société 100 % éduquée d’un côté et des guerres interminables de l’autre. C’est aussi simple que cela. Tout ça pour dire que votre idée serait sans doute à creuser! Mais je doute que nos présidents, anciens rebelles l’entendent de cette oreille!
    Soit dit en passant, j’ai tjrs opposé cette idée absurde de quota ethnique! et elle disparaitra, c’est une évidence parce que farfelue!

  3. PatricK

    Asha General ararivuze!None ko mbona abari ku butegetsi uy’umusi bazi ukuri none bibahera he ngo bakomeze bagira bras de fer kandi bazi ko izozana akarambaraye!”La rebellion ne peut en aucun cas avoir lieu sans aucun raison”Et alors??Et “c’est le gouvernement de l’epoque qui a voulu qu’on prenne les armes” souligne-t-it avec precision!Et alors mes chers Generaux et le reste du parti au pouvoir?Comprenez-vous ou vous dirigez le pays?Nsanze bwa bundi ahubwo arimwe bansi ba mbere b’UBurundi!

  4. BUGINGOZ

    Il y a pas de doute que des etudiants burundais ont ete tues au campus. Des hutus seulement, aucun tutsi/twa/ganwa n’est mort? Ceux de notre groupe ethnique meurent toujours seuls (logique burundaise). La redaction a prefere donner la parole aux hutus seulement (ehein ce sont eux qui ont le pouvoir, bon logique) alors que la veracite des uns pouvait etre confronte avec celle des autres! Ceux qui ont tue les etudiants hutus sont des criminels. Mais, n’oublions pas que des le 21 oct 1993, avec la mort du preisdent Ndadaye, certaisn etudiants hutus se trouvant a l’interieur du pays ont participe aux massacres des familles tutsis (“Agashavu ka Ntiba…). Certains des rescapes tutsis se sont rencontres au campus avec certains des hutus impliques dans ces massacres. La logique “yokwihora ” a la burundaise: baranyiciye famille nanje reka nihore (pour faire rescussiter ta famille???). Sauf que, en verite un bon nombre de ceux qui avaient participe aux massacres etaient plus avises que les autres, et ne sont revenus au campus; les victimes etaient ceux qui aimaient etudier plutot. Un officier avait averti les etudiants tutsis que chasser les etudiants hutus du campus etait synonyme de recruter pour Nyangoma, il disait que desormais on ne va pas lutter contre des paysans mais des intellectuels comme vous!

  5. Umunyagihugu

    Mbega abo bana nyene uvuga sibo bari bahejeje kugandagura Hector devant le portail du LSE .

  6. Rupande

    Nimba ari ukwo wibaza uribesha basi.
    Ntiwabonye ko mu mize abiri aheze amapine yasubiriye guturirwa abagabo babona?
    Nturyamire umukondorazosi.

  7. PCE

    Abruzi
    Lisez bien ce que j’ écris je n’ inteviens que sur un seul petit point celui des stastiques ethniques . Ni plus ni moins . Ou trouve ton les statistiques ethniques qu’ on nous balance au visage ?

  8. PCE

    Cher Monsieur Kabadugaritse
    Je n ‘ ai pas pu m’ exprimer sur cela mais vous avez totalement raison en soulignant ce fait que ce sont les tutsi qui ont réclamé ce ” garde fou ” . Evidemment que je ne suis pas d’ accord avec le principe car le problème n’ est toujours pas résolu aujourd’ hui au sein de l’ armée les chiffres bruts de quota ethniques sont trompeurs car le software de l’ armée est toujours tutsi il n y a que les touches du clavier qui sont pour l’ essentiel hutu. Que se passerait t il s’ il eclatait un conflit ethnique au sein de l’ armée ? Vous vous rappelez pour certains parmi vous du fameux conflit entre la gendarmerie et l’ armée après les années 65 . N y a t il pas un risque que le software nous conduise encore une fois dans la m**de. Pour répondre à votre question Mr Kabadugaritse je suis contre les statistiques d’ Arusha même si j’ en approuve l’ esprit cela veut dire le partage du pouvoir entre toutes composantes ethniques . Regardez l’ exemple du Liban ou on a tenté d’ appliquer ces quota sur une base confessionnelle , ca n’ a rien donné: les assassinats politiques continuent , les milices y sont plus fortes que l’ armée nationale , voilà le résultat . Je vais proposer au contraire une idée que certains qualifieraient de folle , j’ assume entièrement cette idée , supprimer l’ armée et la remplacer par la police . La question que nous devons nous poser aujourd’hui est la suivante : à quoi sert l’ armée burundaise ? Avons nous des intérêts politico stratégiques à défendre comme les usa , la france , la Russie ou autres pays ? Rien. Regardons la vérité en face . Créons plutot une police forte , formée et intelligente ca c’ est indispensable vous verrez alors que tout se sentira chez soi et aimera ce corps . Et je peux vous jurer qu’ on ne parlera plus de quota ethnique . Secundo mettons en place des partis politiques forts ou on parle de politique , d’ economie , d’ éducation , d’ instruction , de nouvelles technologies d’ information , mettons en place un parlement fort de gens formés au lieu de ces incultes qui ne comprennent rien à l’ histoire . On sera alors élu sur un programme et son sur sa capacité de nuire . Je suis peut être idéaliste mais il faut parfois des idéaux pour construire une société juste .
    Je suis entrain de partir peut être mais vous verrez dans quelques années que nous n’ avons d’ autre choix que de regarder dans cette direction là. “Ave Cæsar, morituri te salutant ” c’ est comme cela que les gladiateurs saluaient l’ empereur César lorsqu’ ils livraient leur dernière bataille. Ce n’ est pas encore ma dernière vérité mais l’ une des dernières , les jeunes s’ en souviendront peut être .

  9. abruzi

    Salut PCE. Qu’est-ce qui vous a pris aujourd’hui? D’habitude vous êtes plus lucide dans vos analyse !
    Peux-tu expliquer un peu plus en quoi l’article est tendancieux?

  10. Ils ont écrit et iln’ya pas eu de reaction rapide de la part de l’autorité et voilà le résultat : le maquis s’est developpé.

  11. Mes chers compatriotes, je vous demande de rester calmer mais en attendant et essayant la mise sur pied de la cour et de la justice transitionnelle. Cela car beaucoup de gens qui étaient dans des gouvernements passés et même ceux d’aujourd’hui ont de quoi à les reprocher. Attendons cette justice si cette dernière ne sera pas manipulée.

  12. mututsi

    1. Des massacres et des massacres. Personne jusqu’à ce n’est inquiété de ce qu’il a fait.
    2. Qu’on se taise ou qu’on fasse quelques chose, quand même : pluie dans le désert.
    2. Bravo ! Mon Général. Parfois il faut juste laisser le destin conduire votre vie.

  13. Hungukuri

    Jusqu’à quand certains Burundais, pour fuir une vérité évidente qui ne leur plaît pas, chercheront-ils à se réfugier dans des petits détails qui ne changent rien au contenu?

  14. Ndarusanze

    ugomvye kuvuga iki? Ubifitiye ubuhe buhamya? Nturyame ngo uryamire ngo wibagire agahitiye.

  15. Rien

    J’ose espérer qu’il y aura aussi un article sur l’attaque du campus Kiriri, objectivité et équilibre de l’info obligent. L’heure de la réconciliation a sonné, attention vos articles à la veille des élections réveillent une certaine conscience, raba aho igihugu kigeze. Il y aura aussi des articles sur les assassinats des FNL.

  16. johnbebe

    Muratubariza Issa Ngendakumana ukuntu garde yiwe yarashe abana imbere ya Lycee du Saint Esprit

  17. KABADUGARITSE

    None ga PCE aho uramaze kwibagira ko iyo Arusha n’ayo ma pourcentages uvuga ari aba négociateurs tutsi basavye kozijamwo bitwaje ico bita “balises de protection et de survie” !!!

    Jewe ico nogusaba ni ukubirwanya rwose bikava mu nzego zose hamwe dusigara dutwagwa nko mu ma démocraties occidentales aho iyo umugambwe munaka utsinze amatora uheza ukagumya kandi ukigungana ubutegetsi ata muvumvyi gushika ayandi matora abe abanyagihugu akaba aribo bongeza canke babogoza abahora ku butegetsi.

  18. Ciza

    Le serpent n’a plus de venin! Chante les enfants dans la brousse.

  19. PCE

    L’article est vraiment tendancieux . Je demande comment comment vous osez publier des chiffres de pourcentage de hutus et tutsi lorsque vous affirmez en même temps qu’ il n y a pas eu de statistiques ethniques . Notez bien que vous n’êtes pas le seul médium à tomber dans le piège , tout le monde se plait à parler de tels pourcentages de hutus et tutsi , comment y arrivent t ils ? Et je pense que c’ est cela la grosse erreur d’ Arusha :prendre des décisions politiques qui ne sont basées sur aucun chiffre valable. Et si tous les tutsi étaient plus de 50% ou moins de 10% , que ferait on ?

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