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Environnement

Immondices à Kamenge : « Le problème se pose dans le recouvrement »

09-01-2017

Deux semaines viennent de s’écouler sans que les décharges de déchets de la zone Kamenge ne soient évacuées, l’administration tranquillise.

La zone de décharge des déchets située à la 14ème avenue.

La zone de décharge des déchets située à la 14ème avenue.

5ème et 14ème avenues, zone Kamenge de la commune Ntahangwa en mairie de Bujumbura. Des tas de sacs, protégés par des fils barbelés, attirent l’attention de tout passant non habitué à cet endroit.

Il s’agit des zones de transit de déchets en provenance des ménages. Les décharges sont situées dans les zones de Buterere et Kanyosha de la ville de Bujumbura.

Nathan Balthazar Nsabimana, président du comité chargé de la salubrité et de l’assainissement dans la commune de Ntahangwa, parle de l’existence de huit zones dans toute la commune.

Selon cet administratif, le projet d’assainissement et de salubrité s’effectue depuis trois ans dans la zone de Kamenge. « L’administration a récupéré le projet de la coopération technique belge, après que la Belgique ait gelé les aides destinées au Burundi. »

Nathan Balthazar Nsabimana soutient que cette initiative se justifie par la volonté de création d’emploi et celle d’assurer la propreté dans la commune. Il dit que la commune a délégué la coordination de ce projet aux groupements des coopératives.

Cet administratif confie que le service de la commune exige en contrepartie une contribution : « Les ménages simples contribuent une somme de 1500Fbu, les célibataires 500 Fbu et les activités génératrices de revenus telles les restaurants peuvent contribuer jusqu’à 10000 Fbu. »

Il explique ce retard par l’irrégularité des contributions : « Le problème se pose dans le recouvrement. Nous sommes en train de mener une sensibilisation à l’endroit de la population.» Ce conseiller administratif affirme que la sensibilisation porte déjà des fruits dans la zone Cibitoke.

La population crie au secours

«Quand la pluie tombe, bonjour la puanteur ! Nous avons peur des maladies contagieuses », martèle Jacqueline Niyonkuru, propriétaire d’un petit commerce d’arachides dans les environs de la zone de transit de la 5ème avenue.
Cette femme demande au gouvernement de leur venir en aide. Elle se plaint : « Cela fait la 2ème semaine que les zones de transit ne sont pas vidées. »

Elle soutient que l’accumulation de ces immondices résulte du dénuement : « Chaque ménage doit payer normalement une contribution de 1500 Fbu par mois. Cependant, rares sont ceux qui sont en mesure de s’en acquitter ces derniers jours. »

Le responsable du comité d’assainissement et de salubrité tranquillise les habitants de la zone Kamenge: « Nous avons fait une réunion cet avant-midi avec les responsables de différents quartiers. Nous prévoyons d’évacuer des déchets de différentes zones de transit dès la fin de cette

  1   Vos commentaires
  1. MUSHI

    Pas d’argent pas de service !!!! Réveillons-nous !

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