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Sécurité

Cibitoke : une nuit agitée, le quartier reste quadrillé

03-09-2015

Après une nuit ponctuée de tirs à l’arme automatique et d’explosions de grenades, les habitants de Cibitoke croyaient être au bout de leur peine mais ils se sont réveillés encerclés.

Des quartiers quadrillés

Des quartiers quadrillés

L’armée et la police quadrillent la partie de ce quartier comprise entre l’avenue des Forces Armées communément appelée ’’Kurya Kanyoni’’ et la RN9 vers Mutakura. La circulation semble normale sur ces deux axes. Mais des sources sur place nous indiquent qu’il y aurait plusieurs arrestations, côté Nyabagere. Les jeunes sont les plus visés.

Jabe, Nyakabiga et Musaga toujours sous blocus

Cela fait pratiquement deux jours voire trois que les fouilles perquisitions font partie du quotidien dans ces quartiers dits contestataires. Avant de s’aventurer dans la rue, il faut d’abord scruter les carrefours pour s’assurer que la voie est libre. «Il ne faut pas surtout se retrouver nez à nez avec des policiers, au moindre geste suspect, il y a risque de se faire embarquer», confie un jeune habitant le quartier Musaga.

Dans ces quartiers, il y a depuis ce mardi une forte présence policière et militaire. Selon des témoins rencontrés à Musaga, c’est surtout à la 3ème avenue où s’observe une concentration toute particulière des forces de l’ordre. Les habitants sont obligés de rester cloîtrés chez eux. Certaines rues sont bloquées.

Il est difficile pour les personnes âgées habituées à se rendre à la messe matinale de retourner chez eux. Et c’est le même parcours du combattant pour les domestiques qui s’aventurent pour aller faire des commissions au marché du quartier ou chercher de l’eau à la fontaine publique.

  2   Vos commentaires
  1. Dora kabingo

    Voila des doubles cabines toyota de cette manière fait penser à IS , la nébuleuse islamiste internationale et je pense que la police burundaise n’est pas là de lui ressembler. La police burundaise doit se mettre dans la pensée une chose , aucune police au monde n’est jamais parvenue à faire taire la population de cette manière . Les ex FAB peuvent vous l’expliquer , les bombes lancées sur Kamenge ont mis au monde ce qu’on sait déjà. Certains vont le regretter .

  2. Tekwe

    Abbas,

    C’es tres domage que vous dites que des jeunes sont arretes tout court! Comment differencier les jeunes a arreter et ceux a ne pas arreter. Sur quelle base sont-ils arretes? Il semblerait que le critere d’arrestation est plutot ethnique! Quel tretement subissent-ils? Pourquoi les jeunes arretes sont gardes dans des lieux secrets, des cachots du service de renseignement? Est-il possible verifier les allegations de violations massives des droits de l’homme? Pourquoi certains jeunes essaient meme de se suicider ??? Est-ce normal que toute la societe civile ne dit rien? Si on leur refuse le droit d’etre assiste par un avocat, qu’est-ce cela veut dire?

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