Culture

Portrait d’une réussite

26/06/2017 Martine Nzeyimana 0

Récompensé meilleur documentaire dans la catégorie nationale par le Festicab, Passionnée, réalisé par Nicole Kaze et Lionnelle Nindwanira, honore la femme entrepreneure.

Lionnelle Nindwanira (trophée en main) et Nicole Kaze explosant de joie après la remise du prix.

Durant neuf minutes, ce documentaire relate les débuts et le travail de Krystal Bella Shabani. Passionnée, un titre qui, selon les réalisatrices, décrit au mieux l’aventure de cette jeune styliste. Parti d’un capital de 2 mille Fbu, Krystal Shabani, motivée par sa passion de la mode, a bâti son petit empire. Ce dernier a donné naissance à Krysbel, sa marque commerciale. «C’était une passion pour moi de percer dans le domaine de la

mode depuis toute petite», dira la concernée dans les trois premières minutes du documentaire. Toute petite, confie la jeune styliste, je dessinais de petites robes et des mannequins. A l’âge de dix-neuf, elle s’est lancée.

Entre son cursus académique et son business naissant, seules la passion et la détermination vont l’aider à continuer et à livrer les petites commandes qu’elle reçoit. «Quand j’ai commencé à partager mes produits sur les réseaux sociaux, les gens ont pu voir ce que les jeunes burundais étaient capables d’accomplir.»

Durant tout le documentaire, les deux réalisatrices suivent cette jeune styliste dans différents ateliers de couture et interrogent ses différents collaborateurs.

Freinées par la crise de 2015, Nicole Kaze et Lionnelle Nindwanira affirment que le tournage de ce documentaire n’a pas été facile. Après deux idées de production qui se sont soldées par un échec, le choix s’est porté sur Krystal Shabani. «Nous avons surtout joué sur son jeune âge. C’est rare de voir un jeune de dix-neuf ans, une fille de surcroît, commencer un tel projet.»

Un film vendable

Quoique ce documentaire soit à la base l’objet de leur travail de fin d’études universitaires, les deux jeunes réalisatrices voulaient que cette production aille au-delà du cercle académique, qu’elle soit vendable. «Nous avons tout misé sur le script, la qualité de l’image, sur les plans, la personne. Nous voulions que l’émotion sorte de soi. »

A cet effet, les réalisatrices affirment avoir joué sur la durée du documentaire : « Nous n’avons pas alourdi notre film documentaire de voix off. Nous avons laissé l’histoire se raconter d’elle-même.» Du reste, elles font savoir que Grand Lac Tv, une maison de production, a pris en charge une grande partie de la production.

Pour Nicole Kaze et Lionnelle Nindwanira, le prix reçu est une gratification des efforts investis dans la production. «Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes dans ce film.»

Ce tandem compte exporter ce documentaire dans d’autres festivals : «Nous sommes déjà en train de le sous-titrer en anglais pour lever les barrières linguistiques.»

Outre le prix du meilleur documentaire, Nicole Kaze et Lionnelle Nindwanira ont décroché, pour le même documentaire, le prix de la meilleure image dans la catégorie documentaire.

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