Samedi 24 février 2024

Économie

Olucome : La corruption, une gangrène dans les marchés publics

05/10/2023 4
Olucome : La corruption, une gangrène dans les marchés publics
Gabriel Rufyiri : « Les marchés publics font 70 % du budget de l’Etat et c’est là où la corruption a élu domicile »

L’Observatoire de Lutte contre la corruption et les malversations économiques, a organisé ce mercredi 4 octobre un atelier de présentation des résultats de l’étude sur les marchés publics pour la période 2012-2021.

Selon le président de l’Olucome, Gabriel Rufyiri, les marchés publics font 70 % du budget de l’Etat et ces derniers font malheureusement partie des domaines les plus corrompus du pays.

Pour le consultant et professeur d’université, Michel Masabo, plusieurs aspects devraient être pris en considération dans l’octroi des marchés publics entre autres le respect de la loi.

Dans son étude, il démontre que dans certains marchés publics, il n’y a ni liberté d’accès, ni égalité de traitement, encore moins transparence des procédures alors que ce sont des principes fondamentaux de la commande publique. D’après Michel Masabo, des écarts s’observent par rapport à la transparence ce qui gangrène ce domaine.

Pour ce juriste, le pays ne devrait pas être gouverné par des hommes mais par des lois : « Le code des marchés publics est globalement bien fait, il faut le respecter et tout ira bien ».

Gabriel Rufyiri est formel : « Une autorité ne peut prendre part à un marché public dans une entreprise qui gagne le marché et cela dans un ministère sous sa responsabilité ».

Malheureusement, s’indigne-t-il, des cas pareils sont légion : « Impossible d’être juge et partie », se désole le président de l’Olucome.

A un certain moment, pour des raisons de transparence, cet activiste faisait partie de l’Autorité de régulation des marchés publics, en tant qu’observateur, il se plaignait tout le temps. Ses remarques n’étaient pas prises en compte, il a dû se retirer de cet organe.

Forum des lecteurs d'Iwacu

4 réactions
  1. Kibinakanwa

    Nyibutsa ingene Ntibantunganya yavuze, ubutungane mu Burundi? « Ngo bu……. ink…..a »
    Itegeki naho ryoba ririho. Le pouvoir irikoresha ukwo ishaka.
    N a t on pas décreté que 5 fois 3 faisait 10?
    La justice l’a enteriné

  2. Jean Pierre Hakizimana

    Pour ce professeur d’économie, le pays ne devrait pas être gouverné par des hommes mais par des lois : « Le code des marchés publics est globalement bien fait, il faut le respecter et tout ira bien ».

    Et puis ceci:

    Gabriel Rufyiri est formel : « Une autorité ne peut prendre part à un marché public dans une entreprise qui gagne le marché et cela dans un ministère sous sa responsabilité ».

    Ils se font même plus d’effort pour se casher! @Jean qui souvent intervient pour plaider aux aides étrangères, est ce vous savez que il est illégal par example aux USA de faire des affaires dans un pays avec une corruption si évidente? Le Burundi est devenu le Zaire du Marechal Mobutu Sese Seko Kukugwendo Wazabanga Désire! L’histoire se répète tjrs!

    Jamais j’aurais pensé que le pays arrivera à ce point.

    • Paul

      Tout récemment,un de mes amis orignaire d’un pays d’Afrique centrale me disait que chez eux on ne parle plus de dessous de table lorsqu’il est question de donner un pot-de-vin à un fonctionnaire mais de dessus de table. En fait, le blé est remis au orrompu au vu et au su de tout le monde. Plus question de se cacher! Tendons-nous vers là?

  3. Gacece

    « Le code des marchés publics est globalement bien fait, il faut le respecter et tout ira bien ».

    Est-ce que ce code permet à un simple citoyen qui remarque une attribution d’un contrat public qui ne le (le code) respecte pas de porter plainte au nom de l’État? Cela m’étonnerait! Alors le code n’est pas « globalement bien fait »! Parce que s’il le permettait, cela voudrait dire qu’on peut forcer un magistrat à mettre son nez dans le contrat et de retarder son exécution.

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