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Gitega / Un adjudant et un caporal condamnés à perpétuité

Le Tribunal de Grande Instance de Gitega vient de condamner Janvier Ndabahagamye et Jonas Uwimbabazi à une peine de prison. Ils sont accusés d’avoir assassiné Evariste Ngenzi, un responsable du parti Cndd-Fdd à Mutoyi, commune Bugendana, dans la nuit du 26 février.

L’arrivée des accusés devant le Tribunal de Grande Instance de Gitega.

Ce mercredi 28 février après-midi, la salle des audiences du Tribunal de Grande Instance de Gitega était archicomble malgré un mauvais temps qui régnait dans la ville. Quelques responsables de l’administration, la police, les militaires et les politiques avaient répondu présents. Du début du procès jusque tard à 19 h du soir, on a pu assister à un dialogue de sourds entre les membres de la défense et le siège d’une part, et entre le ministère public et la défense d’autre part. Les premiers insistaient sur la forme du procès tandis que le siège et le procureur voulaient se baser sur les faits.

« Je me demande si la Cour est habilité à juger ces militaires ou non ? », demande un des avocats de la défense. « Tant qu’un civil est impliqué dans ce procès, la question est de savoir si l’assassinat a eu lieu ou pas sinon les faits sont là, un homme a été assassiné », rétorque la présidente du siège.

Pendant les débats, les deux militaires du 121ème Bataillon du camp de Bugendana ont mis en avant la légitime défense pour contrer les accusations du ministère public qui les incriminait pour meurtre avec préméditation.

« Comme militaire, le feu attire le feu. Nous avons été accueillis par une pluie de balles au moment où nous allions vers le groupe qui avait retenu en otage un de mes hommes de 19h jusqu’à 1h du matin.

S’il y a eu un mort, il était avec les assaillants », avance l’adjudant Janvier Ndabahagamye. Ce qui n’a pas convaincu le siège qui a demandé pourquoi ces militaires n’avaient pas communiqué à leurs supérieurs et à l’administration avant et après la présence d’un groupe d’hommes à Mutoyi susceptibles de perturber la paix.

« Si réellement vous avez été attaqués, où est l’arme de l’assaillant et pourquoi vous n’avez pas alerté le reste de vos hommes qui étaient restés sur la position d’une attaque imminente ? », interroge le juge.

Quant à Sabine Ncahonankwa accusée de complicité dans l’assassinant, elle a juré par tous les saints qu’elle est innocente.

Prison à vie pour les accusés

Le réquisitoire est tombé comme un couperet. Le procureur avait ouvert le feu en présentant son analyse concernant l’adjudant Janvier Ndabahagamye, le caporal-chef Uwimbabazi Jonas et la civile Sabine Ncahonankwa. A l’issue de son discours digne d’une oraison funèbre, les peines suivantes ont été requises. Perpétuité pour tous les trois pour avoir assassiné un paisible citoyen suivi d’acclamation du public qui semblait acquis à la thèse d’assassinat. A 19h après le délibéré, la Cour a condamné ces deux militaires pour une peine de prison à vie et à chacun de payer 50 millions de Fbu pour dommages et intérêts à la veuve d’Evariste Ngenzi. Quant à Sabine Ncahonankwa, la peine de 20 ans d’emprisonnement ferme et 50 millions de dommage et intérêts pour la veuve a été prononcée. Ce qui a laissé de marbre les enfants de Sabine Ncahonankwa qui ont indiqué que la Cour a été partiale. « Nous avons été persécutés depuis longtemps par notre entourage y compris les témoins que le ministère public a présentés. C’est une injustice dans la mesure où le tribunal a favorisé une partie à notre détriment. »

Forum des lecteurs d'Iwacu

15 réactions
  1. Znk

    @Ntakazina
    Franchement vous vous basez sur quoi pour affirmer que Gacece n’a aucune notion sur les procédures militaires? A moins que vous le connaissiez ailleurs que sur Iwacu-org.
    Car il se pourrait qu’il connaisse plus que vos procédures-là.
    J’aurais tendance à me demander effectivement que si votre tête est pleine, de quoi elle est bourrée. De prétentions?

  2. Gacece

    @Ntakazina
    Ils étaient 2. Et se mettre à couvert ne veut pas dire s’enfuir. Cela s’appelle se protéger. Même dans le feu de l’action, peu importe le nombre de militaires impliqués, on se met à couvert quand on essuie des tirs. Ce n’est pas un code militaire, c’est la réaction la plus logique et la plus raisonnable qui devrait se passer dans de telles situations.

    Même si on est armé, on ne s’expose pas aux balles d’un camp ennemi! Et on n’a pas besoin d’être féru de codes ou de connaissances militaires pour comprendre cela.

    Vous qui êtes un tonneau plein, je me demande de quoi il est plein votre tonneau… de pseudo-connaissances?

    & @Gacece Edouard
    Je ne parle pas « Capish »! Mais ça je le sais.

  3. SENYAMWIZA Jean Claude

    Effectivement, même en situation de légitime defense, ce qui est probabement le cas pour les deux condamnés injustement à perpétuité, un militaire doit se laisser tuer. Oui, dans le Royaume des mandats et changements de constitution, seuls les Imbonerakure ont le droit à tout y compris bastonner, insulter, harceler et même tuer qui ils veulent, où ils veulent et comment ils veulent sans rien risquer. Qui vivra verra…!

  4. Banza

    @Mafero
    Vous parlez comme si vous étiez sur place lors de ces faits.
    Si pas, vous êtes trop partial et partisan! N’importe quoi, vous aussi…

  5. Provoc

    @Ntakazina
    Et les tonneaux prétendant d’être les plus pleins ne le sont pas tout le temps!

  6. Ntakazina

    @Gacece
    Vous avez quelle expertise dans les lois et procédures militaires?? Vous venez de nous apprendre qu'”un militaire en excercise ne dégaine jamais son arme sans l’autorisation de ses supérieurs. Même dans une situation de légitime défense, il doit garder son sang-frois, se mettre à couvert et appeler les renforts” En un mot, vous nous apprenez que le militaire, en cas d’attaque, DOIT s’enfuir d’abord pour alerter ses supérieurs? De quel code militaire s’agit-il?? Comme qui disait, ce sont toujours les tonneaux vides qui font plus de bruit!!!

  7. Gacece Edouard

    Parole de Gacece connaisseur de tout. Capish?

  8. Gacece

    Il s’est passé qu’une personne a perdu la vie! Un militaire en exercice ne dégaine jamais son arme sans l’autorisation de ses supérieurs. Même dans une situation de légitime défense, il doit garder son sang-froid, se mettre à couvert, et appeler des renforts.

    Peu importe les circonstances, il y a eu un procès. Quant à savoir s’il y a eu justice ou pas, allez vous renseigner. Peut-être que vous aurez matière à porter la décision de cette court en appel.

    Je ne suis pas le porte-parole du gouvernement.

  9. Mafero

    @Banza: Quand quelqu’un est en danger on intervient pendant les heures de service? Du n’importe quoi!

  10. Suguru

    Izo manza zose za DD zizosubirwamwo kuko zirimwo amanyanga

  11. Gacece

    @Ntakazina
    La cour militaire n’a pas de compétence quand des civils sont impliqués.

  12. Rurihose

    Que s est il passé exactement?
    Hafsi Mossi, Le journaliste Bigirimana, la famille Nkezabahizi décimée, les 3 soeurs italiennes, etc…n’ont pas eu le même traitement de faveur de la justice Burundaise
    Mwodusigurira ga Gacece et Ayubu
    Ivya journaliste tabassé à Giheta vyo nkeka vyaribagiwe.
    Pauvre Burundi

  13. Banza

    @Mafero
    Les faits se sont-ils passés durant les heures de service de ces soldats ou pas?

  14. Ntakazina

    Et la cour militaire dans tout ça? Quelqu’un peut m’expliquer à quoi elle sert réellement si les militaires EN fonction au moment des faits dont ils sont accusés sont maintenant jugés en civil??? On aura tout vu sur cette maudite terre DD!!!

  15. Mafero

    Je pleure pour ces 2 militaires qui croyaient jusque là en “assistance à personne en danger” et voilà que le procès se retourne contre eux, parce qu’impliquant un membre du…(machin ou machine?)

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