http://www.iwacu-burundi.org/wp-content/uploads/2016/12/DG-Advisor-USAID-9-o-20-DEC.pdf
Économie

Une étude controversée

14-11-2014

La Parcem a organisé, ce mercredi 12 novembre, une conférence de restitution des principaux résultats issus d’une étude sur l’analyse du travail de l’ agence pour la promotion des investissements (API). Le directeur de ladite agence juge l’étude lacunaire.

Faustin Ndikumana : « Plus d’un se pose la question de savoir si l’API contribue à faire décoller l’économie Burundaise. » ©Iwacu

Faustin Ndikumana : « Plus d’un se pose la question de savoir si l’API contribue à faire décoller l’économie Burundaise. » ©Iwacu

Selon Faustin Ndikumana, d’aucuns se posent la question de savoir si depuis la création de l’API (agence pour la promotion des investissements) en 2009, celle-ci « contribue à faire décoller l’économie burundaise. »
D’où l’initiative, explique M. Ndikumana, d’avoir commandité cette étude. « Nous voulons une réponse globale sur plusieurs questions. » Entre autres questions, Faustin Ndikumana cite : Est-ce que les investissements directs étrangers qu’on enregistre sont-ils suffisants depuis la création de l’API ? Est-ce que l’API joue son rôle de stimuler la croissance économique dans notre pays ? Est-ce que les entreprises créées peuvent-elles être identifiées ? Est-ce que celles qui ont bénéficié des exonérations accomplissent leurs devoirs comme il se doit ? L’Etat gagne-t-il en retour ?

Absence de suivi

Lors de la présentation de l’étude, Charles Nihangaza, l’expert qui a réalisé cette étude, n’y est pas allé d’une main morte. D’après lui, l’API devrait accompagner les investisseurs jusqu’à la création effective de leurs entreprises. Or, elle ne se limite qu’à l’octroi des statuts : « Certes l’API analyse rapidement les demandes des investisseurs, mais le problème ce qu’il n’y a pas de suivi. Or ces entrepreneurs rencontrent des problèmes après la création de leurs entreprises et l’API n’est pas au courant. »

L’autre manquement de l’API, indique Charles Nihangaza, est que l’API n’aide pas les investisseurs à surmonter des obstacles qu’ils rencontrent au niveau des autres instances, alors qu’ils devraient le faire. « Ces entreprises ont souvent des problèmes avec l’administration. Créer une entreprise, avoir des statuts ne suffit pas. Il faut qu’il y ait un accompagnement, une plaidoirie. »

Et de conclure que l’API doit servir de conseil du gouvernement pour modifier les réglementations qui bloquent l’activité économique. Cela lui permettrait d’en tirer un grand profit.

L’API s’explique

Antoine Kabura, directeur de l’API, salue l’initiative de la Parcem d’organiser une telle étude. Toutefois, il la juge insuffisante et lacunaire sur plusieurs points : « Chaque étude est située dans le temps et dans l’espace. Or, l’expert ne nous a pas consultés pour qu’on lui donne les vraies données et cela n’est pas correct. »
Pour lui, l’API fait bel et bien un suivi, mais malheureusement l’environnement global et la réglementation ne le permettent pas. « Nous avons deux services, l’un, mis en place récemment, est affecté aux entreprises créées, l’autre est chargé de faire un suivi sur les réalisations des investissements certifiés. »

Le problème, confie Antoine Kabura, c’est que les gens changent leurs adresses sans aviser personne. « Depuis 2012, nous avons enregistré 5000 entreprises et 290 certificats depuis 2010. Comment les suivre tous dans un pays où il n’y a pas de réglementation claire sur les adresses. » Sous d’autres cieux, fait-il savoir, lorsque l’on déménage, l’on se rend à l’administration la plus proche pour se faire rayer et on se fait enregistrer ailleurs pour faciliter le travail de tout le monde. Mais au Burundi, certains ont des numéros d’immatriculation fiscale sans adresse complète. « Comment voulez-vous qu’il y ait un suivi efficace ? »

Concernant la question de savoir si l’API stimule le décollage économique, le directeur de l’API demande à la Parcem de relativiser les choses. Certes, admet-t-il, l’agence a un grand rôle à jouer en faisant la promotion auprès des investisseurs, mais pour décoller même un avion a besoin d’une piste praticable.

  12   Vos commentaires
  1. Nahimana

    Imbere yo gushinga API , Uburundi bwabanje gusuma ubwenge mu gihugu kibanyi c-Urwanda, aho bafise urwego rukomeye rwitwa RIEPA, kandi kubwanje ntakibi namba ndabibonamwo, kuko n-Abasokuru barayamaze bati :  » ubwenge burarahurwa. »
    Ariko , ingorane n-uko abagiye gusuma ubwo bwenge bashize mu ngiro utugabane dutoya twuwo mugambi , bisa nuko batategereye imvo n-imvano y-uwo mugambi. Isomere namwe ico RIEPA ikora muheze mumbwire ko API ikora iyo mirimo.
     » The Rwanda Investment Promotion Agency (RIPA) was established in 1998….The Prime Minister is the appointing authority. The services provided by RIEPA include the following:
    • investment and export promotion; • investor and exporter facilitation; • investment registration; • immigration facilitation; • work permit registration; • mission organization; • advisory services; • project implementation and monitoring; • information and research; • export promotion; • incentives management; • Freezone implementation and management. »

    Concenant l’API je vous fais d’abord remarquer qu’elle est placée sous la tutelle du Ministère du Plan contrairement au Rwanda . Et à propos de sa mission voici un lien qui permet de se rendre compte de la non consistance de sa mission: http://www.investburundi.com/fr/mission.

  2. Burka

    En fait tout est dit avec cette intervention du DG
    1. La recherche, les études ce n’est pas leur préoccupation. je suis sûr que Nihangaza est bien passé à l’API. c’est un homme de poigne, un ancien ministre,un expert qui a réalisé pas d’études sur des sujets pareils. Alors simple déduction, on lui a refusé l’accès aux données croyant qu’il dévoilerait ce qui s’y passe. Mais ils oublient aussi que n’est pas en donner c’est en donner aussi. voilà il présente la situation telle qu’il l’a trouvée.
    2. L’environnement des affaires: le DG dit bien l’environnement des affaires n’est pas du tout au bon fixe. Pour cause la corruption, ce qui fait que les services ne peuvent pas aller jusqu’au bout pour accompagner ce processus de création d’entreprise. c’est le système CNDD FDD suivre le processus signifie empêcher les autres maillons de la chaine de corruption de fonctionner. Et si le DG devrait oser, il aurait été remercié avec forte probabilité de remettre tout ce qu’il aura acquis. Aller demander à Giswaswa, il a été astreint de payer une caution de 250 000 000 de FB à la justice, cela n’arrive qu’au Burundi. Maintenant il s’est voué à la Vierge Marie, il reçoit au quotidien l’onction des malades (de la corruption) à la Cathédrale!!!!!
    3. le DG est clair la sécurité n’existe pas. Au moins lui il ose dire la vérité. je ne sais pas si demain il sera encore DG, mais vaut mieux ça.
    4. Enfin, le DG j’ai l’impression qu’il ne vit pas dans ce pays, maintenant toute la ville est immatriculée. pour informations c’est ce même Nihangaza qui a fait ce travail d’immatriculation, de cartographie de la ville. Donc qu’il cherche les échappatoires ailleurs.

    Burka

  3. « Sous d’autres cieux, fait-il savoir, lorsque l’on déménage, l’on se rend à l’administration la plus proche pour se faire rayer et on se fait enregistrer ailleurs pour faciliter le travail de tout le monde. Mais au Burundi, certains ont des numéros d’immatriculation fiscale sans adresse complète. « Comment voulez-vous qu’il y ait un suivi efficace ?  »
    Eh bien monsieur, on est pas sorti de l´auberge avec ce fatalisme. Le même que celui annoncé par Sanze à genève cette semaine. Honteu et inquètant de la part de si hauts fonctionnaires. Pourquoi seulement « sous d´autres cieux »?? Exigez la voatation d´une loi qui vous permet aussi de suivre ceux qui changent d´adresse. Exiger que toute personne possedant une entreprise de signaler son changement d´adresse, sous peine d´une forte amande ou de retrait de licence!

    • Karundi

      Mutima tu lis dans mes pensées. J’allais faire la même remarque.

  4. TERIMBERE

    Uwo mu DG yisigura nabi arakavyara. Usanga IWACU batamubesheye, Son argumentation frise l’incompetence notoire.

  5. On est tous d’accord sur un point: Les objectifs qui ont conduit à créer l’API sont de très bons objectifs, copier-coller quelque part chez un pays voisin mais très bien adapté au réalités Burundaises. So, le problème il se situe à quel niveau? C’est au niveau des recrutements. Partez voir le personnel de l’API, vous y trouverez la nièce de…., l’épouse de …., le petit frère de…., la fille de…., etc. Le vrai problème est qu’au niveau des recrutements, jamais chez API on organise des tests de recrutement. On a peur de ça, et on préfère ramasser des lauréats quelques parts dans ces écoles technico-techniques en mal d’agrément ou dans ces universités de gestion, plus fictives on en meurt! Le pouvoir du vrai libérateur RWASA AGATHON viendra revoir tous ces recrutements effectués sur téléphone!

    • BUSORONGO

      Mr,
      il serait mieux de venir par vous meme au sein de l’API voir ceux qui s’y travaillent. Et puis on emploi par concours. Si au moins vous aviez une entreprise vous aurez une autre vue de l’API.

      • Busorongo wééé, mbega wewe ntucikana?? Ko abandi bagumyabanga muri bino bihe bitoroshe batakicigaragaza? Canke uri muri bamwe bamaze deux mandats barya none ntiwifuza changement. hahaha!! Hama entreprise noyikurahe ko jew ata exonération za SANGWE Burundi mwompa!!

    • Uwakera

      Et si tu étais embauché à l’API, tu arreterais d’être fils de ton père, frère de ta soeur ou mari de ta femme ou neveux de X?

  6. hahaha!! Meme le DG de l’API reconnait que l’environnement global du Burundi ne permet pas la création d’entreprise. Et demain nous allons entendre le gar du Ministère des Finances sauter sur la toile pour affirmer que tout va très très très bien au Burundi.

    • BUSORONGO

      La notre directeur reste egal a lui meme. A chaque place la personne qu’il faut. Je connais un de ces pays ou meme les avenues ont ete identifiees l’annee ecoulee mais une structure pareille y fonctionne bien depuis longtemps.
      A mon avis une etude faite par un expert sur une organisation sans consulter les concernes reste toujours biaisee. Si parcem a ose commanditer cette etude de cette maniere c’est parce que il meprise l’autorite a la tete de la boite. Donc si notre directeur ne se fait pas respecter il faudrait que les plus hautes autorites lui trouvent sa vrai place.

      • Master

        En fait,Busorongo urakwiy kubaza uko études zikorwa.On ne débarque pas n’importe comment dans une institution.DG yisiguy gutyo, ntibitangaje kuko des fois batanga données zitarizo kukwicungera ; bibagarutseko niho haho ubona yavuze  » les vraies données…. » c’est une honte et c’est logique kutazitanga kuko izo za vraies zirimwo yamabanga ya Burundi brewary,etc.

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