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Recensement des fonctionnaires, les syndicats dénoncent une ’’atteinte à la vie privée’’

28/10/2020 Jérémie Misago Commentaires fermés sur Recensement des fonctionnaires, les syndicats dénoncent une ’’atteinte à la vie privée’’
Recensement des fonctionnaires, les syndicats dénoncent une ’’atteinte à la vie privée’’
Des représentants des confédérations des syndicats COSYBU, CSB et COSESONA lors d’une conférence de presse

Les confédérations syndicales COSYBU, CSB et COSESONA dénoncent certaines questions dans le formulaire du recensement des travailleurs en cours. Pour ces syndicats, il y en a qui s’attaque à la vie privée avec un risque de compromettre la cohésion sociale en milieu du travail.

Appartenance ethnique  du travailleur, le numéro de compte bancaire, sources de revenus, la géolocalisation et la satisfaction ou non des prestations syndicales… Plusieurs demandes du questionnaire  posent problème.

Les confédérations syndicales   COSYBU, CSB et  COSESONA ont été unanimes dans une conférence de presse  conjointe de ce mardi 27 octobre. Elles  s’inscrivent  en faux contre un recensement qui , selon eux, s’attaque à la vie privée  et la liberté syndicale en violation de la Constitution et de  la Déclaration universelle des droits de l’homme.
« Les cadres techniques et agents ne sont pas tenus par les Accords d’Arusha pour entrer en fonction comme à l’armée et à la police. Dans ces dernières, il y a des équilibres ethniques à respecter » a indiqué  Célestin Nsavyimana, président de la COSYBU avant de préciser que les fonctionnaires régis par le statut général des fonctionnaires  ne doivent pas mentionner leur ethnie. Selon lui, il ne revient pas au chef hiérarchique de s’enquérir des richesses des travailleurs. Il explique que nulle part, dans le statut général des fonctionnaires, n’est mentionné que tout fonctionnaire doit déclarer ses avoirs. C’est une violation de la loi et  de vie privée», s’est-il interrogé.

De son côté, Emmanuel Mashandari, vice-président de COSESONA, la fédération des syndicats des enseignants, estime que demander aux  fonctionnaires comment ils ont intégré un syndicat ou s’ ils sont satisfaits des prestations des syndicats est douteux.  « C’est une atteinte  délibérée à la liberté syndicale. Ils veulent dresser les membres contre leurs  représentants  syndicaux ».

Ces représentants syndicaux  craignent que ce recensement n’enclenche des suspicions jusqu’à mettre en cause la cohésion sociale. Ils invitent le gouvernement à sursoir à ce recensement pour engager des débats  avec les concernés afin que le questionnaire  se limite sur  des questions purement professionnelles.

A l’issue d’une conférence de presse de ce mardi  après-midi 27 octobre, Domine Banyankimbona, ministre de la Fonction publique  n’a pas voulu commenter les appréhensions des syndicalistes.  Elle a fait savoir que plus de 12 mille fonctionnaires ont déjà  recensé. Le recensement porte sur plus de 100 mille fonctionnaires civils.

Initialement prévu pour le 26 et 27 octobre, le délai de recensement  est prolongé… jusqu’à nouvel ordre.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

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