Vendredi 19 avril 2024

Sports

Participation à la BAL | Dynamo : Le geste qui sauve n’a pas eu lieu

16/03/2024 19
Participation à la BAL | Dynamo : Le geste qui sauve n’a pas eu lieu

Dimanche 10 mars 2024, le club de basketball Dynamo a été contraint de renoncer à poursuivre la compétition de la 4e saison de la Basketball Africa League qui se déroule en Afrique du Sud. Motif: » avoir refusé de se conformer aux règles exigées en matière de maillots et d’uniformes. » Tous les amoureux du ballon orange au Burundi espéraient que la Fédération de basketball du Burundi (Febabu) allait voler au secours de Dynamo. Au contraire, à en croire les sources proches du dossier, elle a plutôt tout manigancé pour saborder leur participation.

La renaissance du basketball burundais tant prônée à l’entame de son mandat devrait passer par là. Hélas, c’est Jean-Paul Manirakiza, le président de la Febabu, à lire sa dernière correspondance du 11 mars 2024, qui a porté un coup de grâce au basketball burundais. A ceux qui se refusent de l’admettre encore, « le salut » pour permettre à Dynamo de poursuivre la compétition devait passer par lui.  Mais, il en a décidé autrement.  Comme pomme de discorde : les interventions musclées de Joe Dassin Rukundo, président du club Dynamo. Lors de l’Assemblée générale ordinaire, tenue le 27 janvier 2024, les présidents des clubs du championnat de la VBL (Viva Basketball League) n’y sont pas allés de main morte. La cause : la gestion catastrophique des finances de la Febabu. Le principal accusé étant incapable d’expliquer quoi que ce soit, ils ont recommandé qu’un audit soit diligenté à l’endroit de cette instance faîtière du basketball burundais. Une décision que M. Manikakiza a eu du mal à digérer, surtout que les conclusions de ce rapport d’audit rendu le 2 mars, ont révélé des distorsions sans nom pour ne pas parler de détournements. Le début de la rancœur contre Dynamo. Un membre du club Dynamo ne comprend pas par exemple pourquoi présentement la Febabu n’a pas octroyé l’ordre de mission à son club afin qu’il aille en Afrique du Sud alors que lors de ces cours des deux dernières sorties, c’est la Fédération qui les lui avait octroyés.

Pourtant, il pouvait le faire dans le cas d’espèce en sa qualité d’interlocuteur reconnu par la loi, peu importe les méandres par lesquels devrait passer Dynamo pour obtenir gain de cause puisque, il s’agit bel et bien la Febabu qui avait le dernier mot. Malheureusement, cela a été une position, comme le témoignent certains membres du Comité exécutif de la Febabu, que M. Manirakiza aurait exploité pour régler ses comptes avec le club.  Plus d’un s’interrogent alors : « Qu’est-ce qui se serait passé pour que le président de la Febabu campe sur sa position malgré les instantes demandes et se refuse de plaider en faveur de Dynamo « en haut lieux », se contentant seulement de dire que la question dépassait de loin les prérogatives de la Febabu ». A voix basse, un membre du CE confirme qu’« on lui a dit de gérer cette affaire avec la plus grande sagesse et le bon sens parce que ce n’est pas Ntare House qui allait écrire à l’organisation de la BAL ».  De quoi laisser entendre que même si l’autorité semblait ne pas être convaincue, il se devait de plaider la cause. Des espoirs vite douchés. Tard dans la soirée du lundi 11 mars, plus précisément à 23h21, une correspondance de la Febabu à l’endroit de la Fiba Afrique tombe comme un couperet. Elle recommande au club de jouer soit avec ses propres maillots ou avec ceux dont le logo du sponsor officiel de la compétition Visit Rwanda est caché. « Sans aucune autre issue, d’autant plus que les délais requis par la Fiba semblaient dépasser, que pouvons-nous faire d’autre ? », glisse un membre de la délégation du club à Pretoria. Avec de grands regrets et une indescriptible désolation, le président de Dynamo finit par lâcher du lest. Ainsi, à travers une correspondance adressée à la Fiba, il explique qu’ils sont dans l’obligation de déclarer forfait puisqu’ils étaient « dans l’obligation de jouer sans les maillots du sponsor officiel ». Dans la matinée de mardi 12 mars, sur la toile, c’est le tollé général.  Personne ne comprend la décision du président de la Febabu.

Des questionnements

Plus d’un se demandent ce qui aurait fait que le président de la Febabu campe sur ses positions

Face à cette situation, toute une série de questions s’imposent. Le président de la Febabu a-t-il subi trop de pressions d’en hauts lieux de telle sorte qu’il ait eu peur de donner son accord ? Pourquoi les négociations qui laissaient croire à un possible compromis n’ont-elles pas abouti ? Ont-elles au moins eu lieu ? Une chose est sûre, à en croire les sources proches du dossier, en jouant sur cette corde sensible concernant le contentieux rwando-burundais, M. Manirakiza, a eu la malice de porter le débat à un autre niveau : opposer les deux courants du parti de l’Aigle qui voient différemment la gestion des différends qui oppose le Burundi et le Rwanda. « Compte tenu de la divergence de vues par rapport à la question, quand bien même certains ténors du parti estimaient qu’il fallait laisser le club, aucun n’a voulu trancher ouvertement », indique un cadre de la Présidence.  Via sa page Facebook, Réverien Ndikuriyo, secrétaire général du CNDD-FDD, il laisse entendre entre les lignes que préalablement, la Fédération et le club auraient dû régler cette question concernant les logos du sponsor Visit Rwanda. Il insiste aussi sur l’intérêt supérieur de la Nation. Pourtant, selon plusieurs de ses proches, il semble ne plus approuver l’action de M. Manirakiza. D’après les mêmes sources, lassée par les soubresauts au sein de la Febabu liés à une opacité dans la gestion des finances, la Fondation Pax présidée par Ndikuriyo aurait suspendu le partenariat avec la Febabu.

 Quid de la suite ?

Synonyme d’une suspension de la participation à des compétitions internationales pendant 5 ans et d’une amende à payer de 500 mille USD, le forfait de Dynamo porte un coup dur au basketball burundais. Des rêves d’une jeunesse se voyant déjà vivre de ses talents de basketteurs sont engloutis, surtout qu’avec le nouveau format du championnat -la VBL (Viva Basketball League) – il semble possible de gagner sa vie en tant que joueur.  Au risque de brader l’avenir des enfants, un président du club contacté à ce propos explique que le seul choix, c’est de regarder devant. « De toute façon le mal a été déjà fait, autant se concentrer sur le futur ». Toutefois, pour y arriver, il ne cache pas que certaines personnes doivent répondre des faits qui leur sont reprochées. « Actuellement, il y a les conclusions du rapport de l’audit. Il a été prouvé qu’il y a eu malversations, détournements,etc. Pour cela, le président de la Febabu doit y répondre » .Et aux dernières nouvelles, après restitution dudit audit le 2 mars, les présidents du club ont convoqué une assemblée générale extraordinaire pour réanalyse….Mais, les faits laissent entendre un membre du démissionnaire du CE de la Febabu, il s’agit d’une motion de censure l’invitant à la démission. Sur 35 équipes ou associations membres de la VBL pouvant convoquer une assemblée, 27 ont déjà apposé leurs signatures. Tel que le stipule le Règlement d’ordre intérieur de la Febabu, le président possède 60 jours pour convoquer l’assemblée.  S’il se désiste, c’est le membre plus âgé qui le convoque. Quid des sanctions imposées par la Fiba? Ce président du club explique : « Contrairement à ce qu’il peut penser, la Fiba est déjà au courant de ces agissements du président de Febabu. Tous ces détournements,mauvaise gouvernance, malversations, etc. Dans ce cas, forcément qu’elle sera quelque peu clémente ». Et de conclure : « En attendant, dans l’immédiat, il faut que l’on assainisse le basketball burundais.  Peut-être que cet épisode peut être un mal pour un bien, ainsi bâtir sur de nouvelles bases. Qui sait? »

Nous avons contacté le président de la Febabu pour s’exprimer, en vain.

Forum des lecteurs d'Iwacu

19 réactions
  1. Ernest

    Je pense qu’il vaut meix se reteenir pour n,est dire n’importe quoi, peu importe Dinamo a fait son travail et la politique a dit son dernier mot. Je suis d’accord avec la décision de nos autorités qui ont obligés notre Équipe de se conformer, à n’est pas porter ces maillots de Visite rwanda car nous n’avons pas été payé pour faire leur publicité, Arsenal qui porte ce visite rwanda combien cette équipe est payé annuellement? bcp de millions d »euros et le Dinamo avait été payé combien? pensez que le Burundi accepterait cet arnaque? Non, et non. Laissons le temps et nous serons bientôt qui avait raison? Je peux vous affirmer sans me tromper que l’année prochaine ces régles vont changer sans doute. Bref, faire une révolution dans toute chose, il faut un sacrifice, d’ou Dinamo est ce sacrifice pour un changement à long terme. Et laisons le temps nous dire la suite des choses.

  2. Jean Pierre Hakizimana

    C’est vraiment triste de lire tous les commentaires et voir que « le rêve brisé de ces jeunes joueurs » est un petit detail dans tout cela! Le Burundais ne cesse jamais de décevoir. Est ce que vous êtes capable pour une minute d’arrêter de voir la politique dans tout?

    De temps en temps, un match de Basketball, c’est simplement un match! Rien d’autre!

    Et vous vous étonnez que les choses ne changent pas du tout au Burundi. Regardez vous dans le miroirs!!!

    • Yan

      La paille qui est dans l’œil de l’autre personne est plus facile à voir plus que la poutre qui est dans le sien.

    • Gacece

      @Jean Pierre Hakizimana
      Pourquoi est-ce qu’à chaque fois qu’on met en doute une insinuation, quelqu’un se réveille et dit qu’on aurait dû se taire?… Mystère!

  3. Jereve

    Ça en a tout l’air d’être une vengeance, ce plat dit-on, qui se mange froid. J’avance cette opinion en rappelant la fermeture des frontières avec notre voisin du Nord, suite aux attaques du red-tabara. Kigali n’a évidemment pas apprécié, mais s’y est résigné.
    Et maintenant, avec la disqualification de notre équipe Dynamo, c’est le tour de Kigali de prendre sa revanche sur Gitega. Non pas par les frontières, mais par maillots interposés. Dans les deux cas, c’est « la continuation de la guerre par d’autres moyens ». Et aussi dans les deux cas il y a des victimes qui n’ont rien à voir dans le conflit: d’un côté on a coupé les vivres aux populations qui vivent des échanges transfrontaliers entre les deux voisins, de l’autre côté on vient de couper les ailes à des jeunes qui « rêvaient de s’envoler ».
    Un moment de réflexion s’impose maintenant, car quand personne ne gagne, c’est qu’il est temps de changer son fusil d’épaule.

  4. Maneko

    A Gacece,
    C’est quand même singulier que ce soit la seule équipe Dynamo qui ait refusé. de jouer avec ces maillots.
    Votre argumentation extrêment scientifique s’appliquait elle à Fynamo seulement?
    Etrange

    • Gacece

      @Maneko
      Je ne prétends pas être scientifique… Je n’ai donné qu’un opinion. Si Dynamo a refusé, ils ont leurs raisons (que je ne connais pas d’ailleurs), valables ou pas.

  5. Eric Rutayisire

    Non cher mr,la fédération est seule responsable. Le règlement est clair, le BAL s’occupe de toute la logistique, Maillots,chaussures, logement, déplacement ect..
    Donc l’équipe n’avait rien d’autres à faire sur cette question. Vous savez aussi que le voyage fut effectué par Rwandair !! et la finale de la compétition, au Rwanda.!!
    Je peux comprendre pourquoi vous ,vous ne mettre pas le maillot de basket. Mais de la à expliquer la connerie!!

    • Gacece

      @Éric Rutayisire
      C’est quand même bizarre que ce règlement n’apparaît nulle part dans le site officiel de la BAL : https://bal.nba.com. Sinon, donnez-nous la référence.

      Pour le logement et le déplacement, je peux comprendre. Mais pour les maillots et les chaussures, même la NBA (la BAL appartient à la NBA) laisse aux équipes et aux joueurs une certaine latitude : les joueurs portent les chaussures qu’ils veulent (commanditaires personnels). Pour les uniformes, les seuls logos ou slogans qui apparaissent sur les culottes et les jerseys sont ceux de l’équipe, de la NBA et des commanditaires officiels de la NBA. En ce qui concernent les couleurs, les équipes déterminent les leurs, à condition que l’uniforme soit foncé quand l’équipe joue chez elle, et clair quand elle joue ailleurs.

      Quand bien même ce serait la ligue qui fait fabriquer les uniformes, ils doivent prendre en compte beaucoup de détails concernant les joueurs : la taille et la corpulence d’un joueur peuvent changer n’importe quand entre le 1er match de la compétition et la finale.

      Aussi, le club Dynamo étant un club qui n’appartient pas à l’État burundais et comme il était « commandité à 100% » pour sa participation à la BAL, ils avaient le choix de refuser toute injonction ou immixtion politiques et accepter de porter l’uniforme « réglementaire de la BAL» qu’on leur demandait de porter.

      En passant, je n’ai rien contre le fait que Rwandair et Visit Rwanda aient conclu une entente de commandite avec la BAL. D’autres sociétés étatiques le font ailleurs : Fly Emirates est omniprésent sur les uniformes de plusieurs équipes de football en Europe.

  6. Abdou Zidane

    Visit Rwanda »consiste le tourisme au Rwanda avec une augmentation significative du nombre visiteurs internationaux attirés par la beauté naturelle du pays notamment ses parcs nationaux,ses montagnes,ses lacs et parc national des volcans🌋 est célèbre pour abriter les gorilles de montagne. Un pays propre sans immondice,dis-moi comment tu ne peux pas être jaloux

  7. Sebarazingiza

    Y a t-il au Burundi, des gens qui pensent aux Barundis? Des gens capable de defendre les interêts des Barundis et surtut de sa jeunesse? Capable de se sacrifier pour leur Patrie?
    Non, bose nabakunzi b’inda zabo gusa et ce Monsieur qui se dit apôtre ne fait pas exception.
    Des mots et des mots qui ne changent rien dans le quotidien des Barundis. Des blas blas qui commence à fatiguer nos oreilles.
    Wait and see, abari mu bwato bwa Noa iyo bariko barajana uBurundi!

  8. Gacece

    L’équipe Dynamo n’est-elle pas un club privé? Pourquoi ses propriétaires n’ont-ils pas juste décidé de porter ces maillots commandités, pour l’intérêt de leur équipe?

    Ce sont les équipes qui achètent leurs uniformes. L’organisateur d’un tournoi n’a pas les prérogatives pour imposer un uniforme ou une tenue aux équipes participantes. Ils doivent seulement leurs donner les éléments qui doivent être visibles sur les maillots. Les équipes vont elles-mêmes déterminer où et comment placer ces éléments sur leurs uniformes.

    Le choix des tissus, les couleurs, les tailles des joueurs, la qualité des coutures, l’humeur des joueurs… tous sont des facteurs qui peuvent avoir un impact sur le rendement d’une équipe et par conséquent, les résultats de ses matchs.

    En fait… aucune des parties impliquées n’a fait son travail correctement. Ne cherchez donc pas un seul coupable… Ils sont tous coupables!

    La dernière fois que le Burundi à participé à la CAN, un commanditaire leur a fait cadeau de nouvelles chaussures de football au tout début du tournoi… et ils les ont portées. Tout le monde sait à quel point des chaussures neuves peuvent causer des douleurs aux pieds, sans parler des ampoules!

    Pour conclure… moi aussi j’aurais refusé de jouer avec ces maillots.

    • Sebarazingiza

      B’uvuga ivyo uzi!
      Compétions zose zigira ama regles yazo, amategeko nama contrats ntivyama bisa.
      Akarorero nama tournois ya Tennis; Rolland Gallos, Wimblendon,…
      Canke les Jeux Olympiques nama Coupe du Monde usanga bidasa.

    • Bite

      Comment refuser à la dernière minute alors que tu connaissais toutes les conditions? Tu refuses les maillots mais tu n’as pas refusé l’avion…

      Honte seulement ou haine initule.

    • Anonyme

      1. Tu n’as rien conclu de la question. Dans le cas présent, le sponsorship a acheté les droits, et ces droits, c’est porter la mention Visit Rwanda. Et ceci a été constitué en règlement de la FIBA. Les Clubs n’avaient donc pas de choix. Ne pas respecter cela exclue le club et d’autres conséquences qui sont là.

      2. C’est du sport politisé, je suis contre, contre l’achat de la publicité forcée [mais voilà le pouvoir de l’argent est aussi immoral] et contre la politisation extrême d’un ‘simple’ slogan publicitaire [la politisation du sport qui entrave le développement de ce sport même et qui supprime le gagne-pain des joueurs], simple dans ce cas parce que le Burundi ne changeait rien à ce Visit Rwanda parce que déjà tous les autres Clubs le portaient.

      • Gacece

        @Anonyme
        Il est où ce règlement qu’on puisse le consulter? Je veux surtout lire la partie où chaque joueur récupère son uniforme et ses chaussures au jour du 1er match.

    • Salvator

      Toi aussi, tu aurais été disqualifié!
      Come on.

      Toute compétition a son propre réglement.

      Imagines ce qui adviendrait si chaque équipe participante se mettait à appliquer son propre réglement😁

      • Gacece

        @Salvator
        Joueriez-vous dans un uniforme qui ne vous va pas (trop grand ou trop serré) et dans des chaussures qui vous font mal… parce qu’il y a un règlement qui vous l’y oblige? Un règlement négocié sans laisser une marge de manœuvre aux équipes et aux joueurs pour leurs besoins spécifiques, est un règlement inéquitable.

        Et si les autres équipes avaient reçu leurs uniformes et souliers avant le début du tournoi? Si toutes les équipes ont reçus leurs équipements en même temps que Dynamo, leur refus n’est pas justifié. Dans le cas contraire, je suis d’avis que tout règlement doit être équitable pour toutes les équipes.

    • Kamanzi

      Tu as tout dit!

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