Mercredi 22 mai 2024

Culture

Miss Burundi 2018 : Des couacs !

05/07/2018 Commentaires fermés sur Miss Burundi 2018 : Des couacs !
Miss Burundi 2018 : Des couacs !
Le patron de Burundi Events parle du budget insuffisant comme nœud du problème

Sept membres du comité d’organisation de l’évènement miss Burundi viennent de jeter l’éponge, à quelques jours de la compétition. Le patron de « Burundi Events », initiateur du concours, tranquillise.

Cette nouvelle fait le buzz sur les réseaux sociaux, ces trois derniers jours. «Après analyse et mûres réflexions, l’équipe décide de se retirer de l’organisation Miss Burundi », annonce, dans un message whatsapp envoyé aux candidates, André Hakizimana, chargé jusque-là de communication. Il parle de nombreux problèmes qu’ils ne peuvent plus supporter. Parmi lesquels, les fonds qui devraient être débloqués par l’initiateur du projet Burundi Events, mais jamais disponibles.

Comme démissionnaires, André Hakizimana cite 9 noms : Astona (président du comité), Hervé (photographe), Jean Michel (designer), Lynka (maquilleuse), Raïssa (communication), Noëlla (administration), Ghislain et Iman (entraîneurs) et lui-même.

Contactés, ces démissionnaires ont refusé de s’exprimer.

Le budget insuffisant au centre du jeu

C’est un patron de Burundi Events serein et confiant, rencontré dans son bureau, ce jeudi 5 juillet. Avant même de nous introduire, il devine l’objet de notre présence. «Je sais que vous êtes là pour la démission des organisateurs de miss Burundi », dira-t-il, convaincu que l’affaire ne passe pas inaperçue. Enfin, il décide de sortir de son silence.

Amine El Kosseifi, n’y va pas avec le dos de la cuillère : « si 5 personnes quittent, c’est la fin de la société ?» s’interroge-t-il.

Il parle de cinq démissionnaires qui avaient un contrat au lieu de neuf avancés par l’équipe. «Astona et Alida sont toujours là », rassure-t-il,  montrant leurs bureaux. Deux autres, Ghyslain et Iman (entraîneurs) n’avaient pas de contrat avec Burundi Events. Et de confier que ces cinq démissionnaires ont été remplacés.

Le nœud du problème, d’après lui : faute de moyens, l’entreprise a eu du mal à totaliser le budget que le comité demandait pour préparer l’évènement. Mais il assure avoir approuvé 70% du budget demandé. Hormis l’argent pour les photos et vidéos. Car une autre entreprise (Akeza net) avait promis gratuitement ce service. «C’est ainsi que l’équipe organisateur a menacé de démissionner si la totalité du budget n’est pas approuvée. »

De surcroît, il affirme leur avoir promis que l’argent qui sera encaissé  le jour du concours leur reviendra, comme c’est le cas pour l’édition précédente. «  Mais ils ont refusé. »

Amine regrette la façon dont ils ont annoncé leur retrait. Il dit n’avoir reçu aucune lettre l’informant de leur démission. Il l’a appris sur les réseaux sociaux, comme tous les autres.

Le comité d’organisation de miss Burundi, composée de sept personnes, avait un contrat de 5 ans avec Burundi Events, depuis la reprise de ce concours, en 2016.

Le patron de Burundi Events déplore les moyens très limités pour la préparation du concours de beauté. Sur plus ou moins 65 millions de Fbu requis, seulement 18 millions sont, jusqu’ici, disponibles. Il rassure toutefois : « La finale miss Burundi va avoir lieu. Les préparatifs continuent. Les filles vont reprendre les entrainements. »

C’est le 21 juillet qu’une fille, des 18 candidates, sera couronnée Miss Burundi 2018.

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