Mercredi 05 octobre 2022

Politique

HRW/ Une Commission d’enquête sur le Burundi: « Un pas positif »

01/10/2016 4
La 33ème session du Conseil des droits de l’Homme adopte une résolution créant une Commission d’enquête sur le Burundi
La 33ème session du Conseil des droits de l’Homme adopte une résolution créant une Commission d’enquête sur le Burundi

Les rideaux sont tombés ce vendredi 30 septembre sur la 33ème session du Conseil des droits de l’Homme à Genève, avec le vote d’une résolution créant, pour une durée d’année, d’une Commission d’enquête sur les crimes commis au Burundi depuis avril 2015. Human Rights Watch se réjouit.

L’objectif de cette structure décidée dans cette résolution est de s’assurer que les auteurs des violations des droits humains au Burundi rendent des comptes.

Pour Human Rights Watch, cette résolution adoptée suite à un rapport accablant d’une mission d’experts de l’ONU est une avancée significative.

«La création d’une commission d’enquête internationale sur les violations des droits humains au Burundi représente un pas important visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes graves commis dans ce pays», Carina Tertsakian, responsable du programme Burundi à Human Rights Watch.
«En tant que membre du Conseil des droits de l’homme, le Burundi a l’obligation de coopérer pleinement avec cette commission et de mettre fin à ces graves abus», insiste-t-elle.

En tout et pour tout, il y a eu 19 voix pour, 21 abstentions et 7 voix contre. «La résolution de l’UE est adoptée ’’comme telle’’ mais entre par la petite porte. Vive la Burundi», a tweeté Willy Nyamitwe, le conseiller en communication du président de la République à l’issue de ce vote.

«Que face à l’UE, le Burundi parvient à récolter 7 voix contre et à pousser 21 Etats à s’abstenir, est une victoire», s’est-il réjoui sur son compte Twitter.

Satisfecit pour Me Armel Niyongere, activiste burundais des droits de l’Homme, invité à cette session : «La Communauté internationale décide enfin de voler au secours des milliers de Burundais. Il faut que les crimes commis au Burundi depuis avril 2015 soient punis et que la CPI s’implique résolument».

Le Cnared, la plateforme de l’opposition salue l’adoption de cette résolution. «Même si elle ne va permettre de mettre fin aux crimes abominables perpétrés au Burundi, cette résolution constitue une étape importante parce qu’elle va amener les auteurs de ces crimes à répondre de leurs actes et à être un jour traduits devant la justice », espère Me Jérémie Minani, Commissaire du Cnared chargé de la communication et des relations publiques.

Forum des lecteurs d'Iwacu

4 réactions
  1. Majisho

    Chacun peut interpréter le résulatde ce vote comme il le veut. Et ce qu’on peut retenir, c’est que tous les votes pour, à l’exception de celui du Ghana, appartiennent à des pays extérieurs à l’Afrique.

    Comprennent-ils la situation des droits de l’homme au Burundi mieux que les Burundais et les africains eux-mêmes? Ou les africains ont-ils eu peut de créer un précédent en votant pour une résolution qui permet à l’Onu d’enquêter sur des crimes commis dans un pays africains?

    Qu’à cela ne tienne, que des organismes internationaux et nationaix se félicitent de ce vote ne me surprend pas. Tout comme les revendications de fes organismes peuvent avoir un fondement solide, ceux di gouvernement burundais ne sont pas moins négligeables.

    Et cela ne me dit rien wui vaille en ce qui concerne l’impartialité de cette commission dans laconduite de ses enquêtes. Nous avons une historique de déceptions en ce qui concerne non pas les résultats des enquêtes de ce genre de commissions, mais sur les interprétations et les orientations qu’elles choisissent de donner aux résultats.

    Le Burundi devrait exiger que, pour les accepter et coopérer avec elles, ces commissions créées de gauche à droite se penchent aussi sur les événements qui se sont déroulés depuis l’indépendance, sinon ce serait juste une chasse aux sorcières inutilement divisive.

    Si le fait d’appartenir au Conseil des droits le l’homme de l’ONU contraint le Burundi à coopérer à toute les décisions de ce conseil, il serait grand temps que le Burundie ré-évalue la pertinence d’y demeurer. Cela vaut autant pour la CPI, l’UA, et toute autre organisation qui dépendent des financements de ces pays qui veulent garder une mainmise sur les richesses du sous-son africain en gardant l’Afrique dans la dépendance et lle sous-dévrloppement.

  2. Fofo

    L’ONU a toujours produits des rapports mais ne produisent presque aucun effet. Il y en a eu combien d’enquêtes et des rapports de cette ONU en RDC? Sauf, qu’ils nous amènent à connaitre le nombre de plusieurs millions de morts et à comprendre la faiblesse de la Mission des UN, rien n’a changé depuis 20ans à l’Est de la RDC, au Sud-Soudan, en Somalie, …
    Quant à HRW, il ne peut que manifester sa joie car un produit sur mesure s’est écoulé! Même produit a été vendu ailleurs mais ils ne portent pas de fruits à ceux qui l’achètent! Fin de citation!

  3. Meurlsaut

    @ Willy Nyamitwe
    Qui ne dit rien consent dit un adage français.S’abstenir ne signifie pas qu’on soutient le gouvernement burundais mais qu’on ne s’oppose pas à la résolution et qu’on laisse passer ce qui sera décidé par la majorité.Mais cela s’appelle victoire dans la tête de notre inspiré conseiller du régime dd!

    • roger crettol

      Oui, et puis une partie des votes négatifs ont été vraisemblablement donnés par des pays qui ne veulent absolument pas que le CDH mette le nez dans leur petites affaires (je n’ai pas pu retrouver d’informations sur les votes négatifs, malheureusement).

      Y voir un soutien direct de la politique de Bujumbura n’est absolument pas justifié. Mais, pour qui pense en fragments de 140 caractères, ce n’est pas un obstacle …

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