Jeudi 28 octobre 2021

Société

Démolitions des constructions anarchiques : Un autre délai de grâce de deux semaines accordé

23/09/2021 3
Démolitions des constructions anarchiques : Un autre délai de grâce de deux semaines accordé
Gervais Ndirakobuca : « Il faut des sanctions sévères à l’encontre de ceux qui ne se seront pas encore exécutés sans faux-fuyants »

Ce mercredi 22 septembre le ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique a d’accordé un délai de deux semaines pour les personnes qui n’ont pas encore démoli les constructions anarchiques.

Dans la capitale économique, Bujumbura, il s’observe toujours des maisons qui sont marquées d’une croix rouge, un signe qu’elles sont condamnées à être détruites.

Les propriétaires des boutiques concernées par la mesure de démolition des maisons construites anarchiquement disent qu’ils n’ont pas encore trouvé un endroit pour caser leurs marchandises : « Nous avons des produits périssables donc nous cherchons encore d’autres endroits pour vendre nos produits », a expliqué un propriétaire d’une boutique qui sera démolie.

Même son de cloche pour une vendeuse de lait dans le quartier de Nyakabiga. Le propriétaire de cette maison qu’elle loue depuis deux ans, lui a demandé de quitter cette maison, car lundi, de la semaine prochaine, il commencera la démolition.

Un message rassurant adressé au maire de la ville de Bujumbura, est tombé ce mercredi 22 septembre, le ministre chargé de l’Intérieur a accordé un autre délai de deux semaines pour, selon lui les récalcitrants à la mesure de démolition des constructions anarchiques en mairie de Bujumbura : « Nous vous demandons d’accorder un autre délai de grâce de deux semaines à partir de la réception de cette lettre », peut-on lire dans une correspondance envoyée à Jimmy Hatungimana.
Pour Gervais Ndirakobuca, le ministre chargé de l’Intérieur, ceux qui ne respecteront pas ce délai, des sanctions sévères sont prévues.

Alors que le dernier délai était le 31 août, des sanctions sont déjà infligées à quelques propriétaires concernés dont des hauts cadres de l’Etat.

A titre d’exemple, l’ancienne ministre de la Justice et cheffe de cabinet civil adjointe à la présidence de la République, Aimée Laurentine Kanyana, est frappée d’une amende de 1 million de BIF. Elle est propriétaire de l’hôtel Niwakal, construit anarchiquement, sis au quartier Nyakabiga.

Forum des lecteurs d'Iwacu

3 réactions
  1. Nteturuye

    « ….Elle est propriétaire de l’hôtel Niwakal, construit anarchiquement, sis au quartier Nyakabiga… »
    Non ! Le bijou que j’ai vu circuler sur les réseaux sociaux a été construit anarchiquement ? En plus par la ministre de la justice à l’époque ? Si j’étais les ministres des finances et celui chargé de l’habitat urbain, j’irais jeter un coup d’oeil sur le devis et les plans présentés au service de l’urbanisme ainsi que les frais payés comme taxe de bâtir si elle existe encore. Puis faire payer les amendes si nécessaires si tout cela n’a pas été respecté. Mais oseront-ils les pauvres si tous les ibihangange sans dans le lot ?

  2. Emma

    Nous attendons que le verdict tombe sur le terrain public de Ngagara 9 occupé par le Tribunal de grande instance
    de Nduwimana actuel ombudsman et Gahungu. Ils ont construit la gâchette policière à la main. Les protestataires assistaient médusés l’occupation de ce terrain, espace vert au milieu de l’agglomération.

    • Ndabaza

      @ Emma
      Le bâtiment est-il marqué de croix rouge ?

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