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Gouvernance

Port de Bujumbura : que des promesses non tenues

26-01-2014

A partir de lundi prochain, aucune activité ne sera exercée au port de Bujumbura si les revendications faites par les travailleurs ne trouvent pas d’issue. Il s’agit entre autre de la question des indemnités de rupture de contrat avec l’ancien employeur Exploitation du Port de Bujumbura (EPB).

Pas d’activités au port de Bujumbura, ce lundi ©Iwacu

Pas d’activités au port de Bujumbura, ce lundi ©Iwacu

235.026.616 Fbu englobant les indemnités de rupture de contrat avec l’ancien employeur et les cotisations du quatrième trimestre 2012 à l’Institut National de Sécurité Sociale (INSS), la gestion obscure et confuse de la société Global Port Services Burundi (GPSB), la mise en place du règlement d’entreprise et ses annexes. Tels sont les problèmes qui hantent plus de 250 travailleurs du port de Bujumbura.

Selon Ernest Mutunge, secrétaire général du Syndicat des Travailleurs du Port de Bujumbura (Sytrapo), leurs revendications ne font que trop durer alors que la voix de sortie est possible : « Il suffit de bien gérer les bénéfices du GPSB. » Or, explique-t-il, même si le rapport financier pour l’exercice 2013 n’est pas encore produit, des données disponibles accusent un déficit du bénéfice. Et d’énumérer la liste des principales raisons : la mauvaise gestion des ressources de GPSB par ses organes dirigeants, la non-libéralisation du capital social, l’absence de la valorisation des apports de l’Etat, les outils de manutention insuffisants pour satisfaire la clientèle ainsi que l’absence de la grille salariale, source de disparités salariales.

En outre, il dénonce les paiements de plus de deux cents millions de Fbu des consultances par transferts bancaires vers l’Afrique du sans pièces justificatives, c’est-à-dire le contrat et le rapport. Il s’agit pour le président du Sytrapo, d’un vol : « Ces fonds devraient retourner dans les caisses de GPSB. »

La mauvaise gestion, d’après Ernest Mutunge, c’est aussi le salaire net du directeur général adjoint (DGA) qui est passé du simple au quadruple, d’1200000Fbu à 4500000Fbu : « Il n’y a aucune raison que le DGA s’accorde un tel salaire alors que les autres membres du personnel sont restés avec le niveau de salaire de l’ex EPB. » A lui seul, se révolte-t-il, le DGA a encaissé environ 120 millions au moment où tout le reste du personnel partage 744 millions.

Quant à la non-libéralisation du capital, M. Mutunge estime qu’elle aurait permis des nouveaux investissements ou la rénovation des investissements déjà existants et ainsi améliorer la productivité.

Même des questions déjà réglées resurgissent

La question des indemnités de licenciement, regrette le président du Sytrapo, avait été traitée et vidée par l’ancien employeur EPB, ainsi que le paiement des cotisations à l’INSS pour le quatrième trimestre 2012. Pourtant, force est de constater qu’aucune de ces promesses n’a été tenue.
Malgré ces manquements, Ernest Mutunge indique que la direction de GPSB prévoit renvoyer certains travailleurs : « C’est incompréhensif d’envisager les renvoyer alors les actionnaires n’ont pas encore libérés le capital pour faire les investissements. » Et de demander à la direction du GPSB de respecter pour une fois le code du travail.

Contacté, Bonaventure Sinzobakwira, directeur général adjoint du Global Port Services Burundi dit ne pas être au courant de ce préavis de grève. Quant à son salaire passé du simple au quadruple, M. Sinzobakwira fait savoir que ce n’est pas lui qui l’a fixé. Ainsi, il demande aux travailleurs qui se sentent lésés au niveau salarial de déposer leur démission et postuler là où ils seront mieux payés.
Iwacu a essayé de joindre Denis Karera, président du Conseil d’administration sans succès.

  4   Vos commentaires
  1. Kiryogo

    Denis KARERA le chef des Imbonerakure et en même temps président du conseil d’admistration du GPS. Ni agashimwe bamuhaye kubera ingabo ziwe zirirwa zirakubita canke zica abatari aba DD. Il est incompréhensible que l’Etat a attribué le port à une société fictive qui n’a donné aucun « franc » dans le trésor publique mais qui curieusement a donné des sponsors à Moise Bucumi. L’Etat du Burundi a vendu l’EPB à zéro Bif, bimwe Karenga yavuga ko Falcon barikuyitanga kuri gusa vyashitse kuri Port, on commence la deuxième année une société qui n’a versé aucun sous gère le port, a pris de mesure d’augmenter le frais d’entreposage de 10 fois. Denis Karera y a même engagé des Imbonerakure sous le Label d’une nouvelle société de gardiennage.

  2. tambo

    Ndakuramukije !
    Nukuri, jewe nkumurundi nize mubufaransa. Kandi nkaba ndi umubanyi Wa eric ngendahayo.Nagira ndakubwire ko Eric ndamuzi. Se yitwa Marc ngendahayo avant ingozi commune marangara .hama urabaza ntamuntu n’umwe wingozi.atamuzi kuko yahora yigisha kuri université ingozi, hama ari muba fondateur ba micro finance UCODE. Hama kumashure yiwe jewe eric nagendahayo naramubonye ariko agira doctorat Lille !!!urabaza umurundi wese yariyo 2004 kuduga !!!!hama uyo uwundi ntavyo nzi

  3. Kamurundi

    Iwacu, murashobora kudutohoreza amakuru kuvyerekeye Erc Ngendahayo (umukuru muri Port) et Donatien Ndayishimiye (Onatel) koboba babesha kuarabarundi kandi ara ba Nywarwanda? Kandi ngo boba babesha kuma CV (notament amashure yabo). Murakoze

    • eDD

      Supposons qu’ils sont etrangers, puis…

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