Elections 2015

L’UE : «Il faut revenir au dialogue»

S’expriment au nom de l’Union Européenne ce jeudi 23 juillet après l’élection présidentielle, la Haute Représentante Federica Mogherini appelle la classe politique burundaise à reprendre les pourparlers.

Le souhait de se remettre autour de la table des négociations est sans équivoque : « L’UE exhorte le gouvernement, ainsi que les partis d’opposition, à revenir au dialogue pour trouver une issue consensuelle en vue du rétablissement d’un système politique inclusif et démocratique.» Pour cela, l’UE affirme appuyer pleinement les efforts déployés dans ce sens par la Communauté de l’Afrique de l’Est, par l’Union Africaine et par les Nations Unies.

L’Union européenne se dit préoccupée par l’impact humanitaire, socio-économique et sécuritaire de la crise dans le pays et sur la région. Dans ce contexte, souligne Mme Federica Mogherini, nous saluons l’envoi par l’Union africaine d’observateurs de droits de l’homme et d’experts militaires pour superviser le désarmement des groupes affiliés aux partis politiques.

L’Union européenne salue la générosité des pays voisins dans l’accueil des réfugiés du Burundi et réaffirme sa solidarité avec le peuple burundais et les communautés d’accueil, entre autres à travers la mobilisation de l’aide humanitaire pour les milliers de réfugiés.

L’UE rappelle que la violence ne peut être utilisée à des fins politiques et appelle une fois de plus toutes les parties prenantes et les leaders politiques à la condamner et à la décourager. Ceci comprend notamment les actions menées par les groupes armés, telles que les attaques qui ont eu lieu récemment dans la province de Kayanza.

Selon Mme Federica Mogherini, l’Union européenne se prépare, en ligne avec les conclusions du Conseil de juin 2015, à adopter, le cas échéant, des mesures restrictives ciblées contre ceux dont l’action aurait conduit ou conduirait à des actes de violence et de répression, à de graves violations des droits de l’Homme, et/ou entraverait la recherche d’une solution politique.

Le respect des recommandations, un gage des élections crédibles

«En dépit des efforts de la Communauté internationale, et en particulier de l’initiative récente du Président Museveni en vue de faciliter un dialogue inter-burundais, il apparait évident que les progrès dans la mise en oeuvre des décisions de l’Union africaine du 13 juin et de la Communauté d’Afrique de l’est du 6 juillet sont insuffisants », regrette la Haute Représentante Federica Mogherini au nom de l’Union Européenne.

D’après ce diplomate, seule la mise en oeuvre complète de ces décisions aurait ouvert la voie à la tenue d’élections crédibles et inclusives au Burundi dont le résultat serait représentatif. «En maintenant les élections le Gouvernement en a décidé autrement», déplore-t-elle.

L’UE reste convaincue qu’en l’absence d’un dialogue national substantiel pouvant conduire à un consensus politique, le Burundi ne parviendra pas à retrouver le chemin de la stabilité, de la démocratie et du développement qui a commencé avec l’adoption de l’Accord d’Arusha.

Dès lors, poursuit Federica Mogherini, l’UE commencera les travaux préparatoires des consultations spécifiques comme prévu à l’Article 96 de l’Accord de Cotonou, afin de faire en sorte que le gouvernement burundais prenne les engagements qui s’imposent pour remédier à la crise. «Le respect des droits de l’homme, des principes démocratiques et de l’Etat de droit sont les éléments fondateurs de la relation de coopération entre l’UE et le Burundi qui est régi par l’Accord de Cotonou», rappelle-t-elle.

  2   Vos commentaires
  1. narababwiye ,union europeenne ni belgique iyo ivuga ivy’uburundi,ntimubona,tubure gukora,kuja ku kivi,twishinge kuja ku ma table nk’aba wallons n’aba flammands,bashaka natwe tugire za oranges bleus,vraiment.

  2. cnddfdd yarinjiranywe,imyungu ya rwa ruyuzi ni myinshi muri senat,sans blague.

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