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Sécurité

Ligue Iteka : plus de 70 personnes tuées depuis fin mars jusqu’au début du mois de mai

Le siège de la Ligue Iteka

Le siège de la Ligue Iteka

Ces chiffres sont fournis par la Ligue des droits de l’Homme Iteka dans son rapport. C’est un condensé des informations parues dans ses bulletins hebdomadaires depuis le 22 mars jusqu’au 1er mai sur les violations des droits de l’Homme.

Selon la Ligue Iteka, au cours du mois couvert par ce rapport, au total, 71 personnes ont été tuées dont 18 dans des attaques armées ciblées, généralement par des hommes non identifiés en uniformes militaires ou policières. Ces attaques ont fait au moins 61 blessés. Une fosse commune de 3 personnes a été également découverte dans la province de Ngozi, indique ce rapport.

Pour la période sous rapportage, cette ONG locale parle d’au moins 20 personnes enlevées et portées disparues. Des agents du SNR ou des hommes en uniformes militaires ou policières sont pointés du doigt. Ces personnes sont souvent embaquées dans des véhicules aux vitres teintées ou sans immatriculation dans des quartiers ou communes dits contestataires. Il s’agit souvent de civils mais aussi d’ex militaires.

D’après la Ligue Iteka, les cas de torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants au cours de cette période sont au nombre de 39. Tous ces cas sont documentés et impliquent des policiers ou des agents du SNR. Ce rapport mentionne également des cas de personnes torturées qui ont succombé à leurs blessures.

Au vu de ces différentes allégations et autres faits sécuritaires rapportés dans ce bulletin, la Ligue Iteka estime que la situation politico-sécuritaire prévalant au Burundi reste malsaine et préoccupante. «Elle devrait interpeller les différents protagonistes pour s’atteler à la recherche de solutions durables, afin de restaurer la sérénité dans le pays.

La Ligue Iteka recommande au gouvernement de respecter et de faire respecter les droits de ses citoyens. Elle plaide toujours pour l’envoie d’une force militaire de protection de la population en détresse. Elle appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à ne pas prendre à la légère les violations des droits de l’homme dont sont victimes les Burundais.

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