Mardi 18 janvier 2022

Société

Programme de résilience : des résultats tendent à se concrétiser

18/10/2021 Commentaires fermés sur Programme de résilience : des résultats tendent à se concrétiser
Programme de résilience : des résultats tendent à se concrétiser
De droite à gauche, Claude Bochu, ambassadeur de l’UE, Isaïe Kubwayo, directeur général chargé des Relations Multilatérales et Jean-Bosco Barege, chef de Cabinet du maire lors de l’ouverture

Ce 15 octobre, le gouvernement du Burundi et la délégation de l’Union européenne ont organisé conjointement la journée de résilience. Une occasion de revenir sur les avancements et les défis du programme de résilience en cours.

Cette journée a réuni des partenaires techniques et financiers et ceux de mise en œuvre, des représentants des ministères sectoriels et des gouverneurs. Certains participants sont revenus sur certains défis constatés dans la mise en œuvre de ce programme. L’appui à la résilience des populations du Burundi est un projet mis en œuvre depuis 2018.
C’est notamment, Albert Hatungimana, gouverneur de Kirundo, une province qui subit des aléas climatiques. Pour lui, toutes les provinces n’ont pas les mêmes risques. Chaque province devrait avoir un document propre de planification suivant ses spécificités.

Il a parlé aussi des retards dans le démarrage des activités pour certaines composantes. Ici, il a cité notamment, le projet, ’’Umuco w’iterambere’’(accès à l’énergie renouvelable en milieu rural). Il s’insurger également contre certains ONG de mise en œuvre qui donnent des sous-traitances à d’autres. « Pour le même programme les réalisations ne sont pas les même dans différentes provinces ».

Le gouverneur de Kirundo a déploré l’absence du volet de prise en charge de maladies mentales. Pour lui, cette maladie est devenue un problème de santé publique.

Autre chose évoquée, c’est pérennisation des acquis. Pour lui, certains résultats disparaissent après la clôture du projet. « Des équipements viennent d’Europe. Quand les installations tombent en panne, c’est un problème. Pourquoi ne pas doter au Burundais une capacité technique ?»

Pour sa part, le directeur de la planification au ministère de la santé s’st interrogé sur les acquis qu’on peut retenir de certaines composantes du projet. Car pour lui, il y a des cas où les résultats ne sont pas tangibles.
Face à toutes ces inquiétudes, des panelistes ont tenu à éclairer. Ils ont précisé que la préparation des projets s’appuie sur des priorités des provinces. « Il y a beaucoup de risques identifiés dans une étude récente. Une cartographie des zones à risques. Elle sera suivie par un plan d’action pour la mobilisation des fonds. En tant qu’autorité, il vous appartiendra de les aider ».

Un programme si complet

S’agissant des maladies mentales, ils reconnaissent que c’est un problème de santé mais soulignent le manque de la Stratégie nationale de prise en charge des maladies mentales. « Nous tenons en considération cette remarque de prise en charge des maladies mentales ».

Au sujet de la pérennisation des acquis, ils sont clairs. « On finance mais l’entretien des infrastructures est de la responsabilité des bénéficiaires et le gouvernement. Chacun doit travailler pour la durabilité des résultats », a conclu un des panelistes.

Lors de son discours, Claude Bochu, ambassadeur de l’Union européenne au Burundi s’est félicité que c’est la première fois qu’un tel programme de cette envergure, avec une approche multisectorielle est mise en œuvre.
Dans le volet de la santé, des structures de santé ont été dotées de 38 ambulances ainsi que 1140 agents de santé communautaires formés et équipés.

Pour capitaliser sur cette expérience unique, a-t-il dit, des efforts considérables ont été dédiés à l’évaluation de ce programme. « Nous sommes en train de développer un indice résilience à travers un travail d’analyse quantitative et qualitative mené par une équipe d’experts, chercheurs et universitaires burundais et européens ».

De son côté, Isaïe Kubwayo, directeur général chargé des Relations Multilatérales au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération au Développement a salué ce programme de l’Union européenne au Burundi. Il a promis que le gouvernement reste ferme à ses engagements et se donnera tous les moyens et travaillera main dans la main avec l’UE jusqu’à terme de ce programme.

« C’est dans cet esprit qu’il interpelle les points focaux et les Comités de Suivi Technique là où ils sont déjà formés de travailler d’arrache-pied. Les Burundais attendent beaucoup du programme résilience », a-t-il indiqué.
Le programme de résilience est structuré autour de 3 composantes : ’’Tubeho neza’’ (développement rural et lutte contre la malnutrition), ’’Twiteho amagara’’ (accès aux soins de santé) et ’’Umuco w’iterambere’’ (accès à l’énergie renouvelable en milieu rural). Il est financé à hauteur de 121 millions d’Euros.

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