Mardi 27 février 2024

Publireportages

PIPARV-B : Un projet à la rescousse des vulnérables

25/02/2022 7
PIPARV-B : Un projet à la rescousse des vulnérables
Bayubahe Danielle de la colline Manga tenant un porcin qu’elle vient de bénéficier de la part de PIPARV-B

Les bénéficiaires du Projet d’Intensification de la Production Agricole et de Réduction de la Vulnérabilité au Burundi (PIPARV-B) financé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) dans la province de Kayanza se disent satisfaits par ses appuis. Les agriculteurs s’attendent à une bonne production agricole. Les familles les plus vulnérables jubilent de l’acquisition des porcins.

Vendredi 17 février, le Projet d’Intensification de la Production Agricole et de Réduction de la Vulnérabilité au Burundi (PIPARV financé par FIDA au Burundi a distribué 320 porcins dans la commune de Kabarore et 96 dans la commune Gatara. Ce sont deux communes des quatre bénéficiaires dans la province Kayanza. Dans la province Kayanza, le projet intervient sur 47 collines. Dans la Commune Kabarore, 17 collines sont bénéficiaires. Dans toutes les provinces d’intervention, pour la 1ère phase,3008 porcins ont été distribués. Pour la seconde phase, le projet distribuera 4356 porcins », a indiqué Corneille Ntakiyiruta responsable des opérations au sein du PIPARV-B.

Pour lui, ces porcins sont destinés aux familles vulnérables pour renforcer leur résilience face à l’extrême pauvreté. « Les bénéficiaires des porcins comme tant d’autres appuis, ont été identifiés de façon participative et inclusive au cours des assemblées collinaires selon des critères précis, identifiés et convenus dans le document du projet entre le gouvernement du Burundi qui est l’initiateur et le FIDA qui est le bailleur », a-t-il précisé.

Ce sont des ménages, a-t-il expliqué, de la catégorie une et deux. Les ménages de la catégorie une sont des ménages sans terre ou ayant un petit lopin de terre d’un demi hectare et sans bétail. La catégorie deux quant à elle est constituée des ménages de très petite superficie de terre cultivable et sans bétail. « Le projet cible les plus vulnérables pour réduire la pauvreté.

Des bénéficiaires dans la joie

Selon lui, la mise en œuvre des activités, indique que le projet travaille en synergie avec l’administration représentée par les bureaux provinciaux de l’Environnement, l’Agriculture et de l’Elevage (BPEAE) dans la planification, la sensibilisation et la synchronisation des activités.

Dans la commune Kabarore, 17 collines ont été choisies. Les 7 collines avaient été servies dans la première phase avec 224 porcins. 320 porcins distribués concernent 10 collines. Les bénéficiaires de ces porcins ne tarissent pas d’éloges. Ils saluent un projet qui va apporter un changement positif de leur mode de vie.

Hitimana Vianney est père d’un enfant et habite la colline Rutega, commune Kabarore. Il est bénéficiaire d’un porcin et ne cache pas sa joie. « C’est la première fois dans ma famille que l’on pratique de l’élevage. Grâce à ce porcin, j’aurai du fumier. Ainsi, mes champs de maïs et haricot seront vraiment prometteuses. La récolte sera meilleure que la saison dernière ». Pour elle, le projet est venu comme une solution à la pauvreté.

« Personnellement, je ne pouvais pas me procurer de porcins par mes propres moyens. Je remercie vivement le PIPARV-B pour cette initiative. Que Dieu vous bénisse » s’est réjoui un quinquagénaire de la colline Rusambi. Il demande plus de soutien pour un développement durable.

Pour Bayubahe Danielle, colline Manga délaissée par son mari et mère de quatre enfants, le projet est venu au bon moment. « Nous aurons une très bonne récolte de maïs cette année. Nous aurons à manger dans nos familles et à vendre pour subvenir à d’autres besoins. Ce porcin dont je viens de bénéficier est une bénédiction ». Et de demander au PIPARV-B de continuer à appuyer les activités agricoles pour endiguer la faim et la pauvreté dans les familles vulnérables.

Tout est mis en œuvre pour une réussite

Des agents communautaires de la santé animale (ACSA) en train de de vérifier le poids acceptable pour un porcin à distribuer pas moins de 35 kg)

Selon Corneille Ntakiyiruta responsable des opérations au sein du PIPARV-B financé par le FIDA, les bénéficiaires de porcins ont reçu des kits d’accompagnement composés de médicaments qui peuvent couvrir entre six mois et huit et des kits alimentaires pour les trois premiers mois pour les bénéficiaires de porcins.

D’après lui, le suivi est bien organisé et structuré. Dans toutes les provinces d’intervention, sur 218 collines, le PIPARV-B a formé des agents communautaires de la santé animale (ACSA) sur toutes les collines d’intervention. Ces derniers sont proches des bénéficiaires des porcins. Ils interviennent pour chaque cas de complication avant les vétérinaires communaux ou provinciaux.

En plus, le PIPARV-B a donné à tous ces ACSA des smartphones qui les aident à communiquer facilement entre eux et avec les vétérinaires communaux. De surcroît, ils ont bénéficié de vélos pour leurs déplacements dans les communes.
« Je suis l’état sanitaire de ce bétail fourni par le PIPARV-B et donne des rapports journaliers aux vétérinaires », dit un agent communautaire de santé animale sur la colline Mutumba en commune Kabarore. Et de faire savoir qu’elle utilise son smartphone offert par le projet pour soumettre des rapports et s’informer sur la santé animale.

Formé par le PIPARV-B, il mène des opérations chirurgicales pour les porcins en cas de besoin. Passionné, il se félicite que tous les porcins et caprins offerts par ce projet sur sa colline soient en bonne santé. « Je suis toujours disponible pour leur santé. Tous les bénéficiaires ont mon numéro de téléphone. A chaque fois qu’il y a un problème, ils me contactent ».

Un projet salué de toute part

De gauche à droit : Administrateur de Kabarore, conseil du gouverneur de Kayanza chargé du développement, le responsable des opérations à PIPARV-B, le responsable Elevage au PIPARV-B donnant des conseils aux bénéficiaires

Berchmans Nsaguye, administrateur de la commune Kabarore a remercié le PIPARV-B. Selon lui, la production agricole était mauvaise avant ce projet. Ces porcins, dit-il vont générer du fumier pour les champs de culture. Il a demandé aux bénéficiaires de bien les prendre en charge pour un meilleur rendement. Il a menacé de sanctions ceux qui pourraient penser à les vendre.

Même son de cloche chez Venuste Nduwimana, conseiller économique du gouverneur de Kayanza. Pour lui, certains ménages n’avaient pas de bétail pour avoir du fumier organique à appliquer dans les champs. « Cette distribution des porcins va aider à augmenter la production agricole « Nous avons accueilli avec satisfaction cette politique de diffusion des porcins. En tant que représentant de l’administration provinciale, c’est un sentiment de gratitude. Quand ces porcins sont distribués, ils contribuent au développement de différents ménages ».

Ce conseiller provincial a expliqué que la mobilisation de la population pour les activités de développement deviendra facile. S’ils ont à manger, fait-il savoir, ils ne se lamentent pas. Donc, c’est le développement des ménages bénéficiaires, la commune et la province. Il en appelle également aux bénéficiaires de les garder en bon père de famille pour que le développement soit effectif.

Le PIPARV-B est un projet du gouvernement financé par le FIDA au Burundi. Il a été lancé en décembre 2019 pour une durée de 6 ans. Le projet intervient dans cinq provinces du plateau central à savoir Karuzi, Ngozi, Gitega, Kayanza et Muyinga. Il vise l’amélioration de la production agricole et la lutte contre la malnutrition.

Ce projet mène des activités concernant la diffusion et l’intensification du maïs hybride dans les marais et collines, la diffusion des semences sélectionnées de la pomme de terre, l’acquisition de boutures de cordes de patates douces, la distribution des plants fruitiers et agroforestiers, et l’acquisition de porcins et caprins.

Forum des lecteurs d'Iwacu

7 réactions
  1. Kibinakanwa Médard

    None transfert de technologies ifasha iki muri extrême pauvreté?
    Riho la question est la suivante. En 1950, seulement 10%, en 1970 seulement 25%.
    Et maintenant 75% de la population vivent en dessous du seuil de la pauvreté.
    What’s wrong?
    it’s not the same tragedy for all the countries in Africa.
    Contre example: Rwanda, Tanzania, Ghana, Botwana.
    Rungikayo abantu baje kuraba.

    • Yan

      @Kibinakanwa
      « Contre example: Rwanda, Tanzania, Ghana, Botwana. »

      L’objectivité vous manque trop sur ce sujet! Dommage pour vous!

      • Kibinakanwa Médard

        Où suis je subjectif sir?
        Le Botswana, Ghana , etc… sont des pays dont l’Afrique s’enorgeuillit.
        Regardez le classement de ces pays.

        • Yan

          @Kibinakanwa Médard
          Il semble que vous êtes expert en saut d’obstacles! Pour les deux pays il n’y a rien à redire; bien sûr: progrès économiques combinés à la bonne gouvernance concrétisée par des élections libres et alternance de régimes. Par contre pour les autres que vous avez l’habitude et le plaisir de citer, ça peut âprement se discuter!

  2. Stan Siyomana

    Dans plusieurs cultures/sociétés le paysan le plus pauvre a quelques poules, chèvres, porcs.
    Mugabo twebwe abarundi turaja ngaho ngo turiko turiyamiriza umukoloni kandi tugiteze amaso ko communauté internationale na ONG aribo baduha porcins.
    Abarundi twari dukwiye n’imiburi gusaba transfert des technologies.

    • Manisha

      @Stan
      Transfert de technologie iriho kuva kera kuko aba ingénieurs agronomes baraho, mbere nabandi ba ingénieurs mubindi. Ahubwo, habuze iki kindi mu Burundi ngo ivyizwe bigirire akamaro benshi ?

      • Stan Siyomana

        @Manisha
        Kera narakoze hafi y’imyaka itandatu muri Geological Survey of Tanzania (Idara ya Madini) iri Dodoma, la capitale politique ya Tanzania.
        Narabaye hafi y’imyaka itatu mw’ihema muri milieu rural dans Kahama, Nzega et Igunga districts au sud du lac Victoria aho abanyagihugu barimisha inka n’indogobwe zikwega charrues zakorwa na usine Ubungo Farm Implements yo muri Dar es salaam.
        Ivyo lero vyari ivyo mu myaka ya 1977-1985.
        Mugabo raba i Burundi abantu baracarimisha udusuka gusa.

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Crise à l’Est de la RDC. On ne choisit pas ses voisins

Le 37ème Sommet de chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) s’est tenu dans un contexte très mouvementé de tensions dans plusieurs parties de l’Afrique. Lors du discours inaugural de la séance plénière, Moussa Faki Mahamat, président de (…)

Online Users

Total 1 393 users online