Culture

Au coin du feu avec Médard Muhiza

24/08/2019 Egide Nikiza Commentaires fermés sur Au coin du feu avec Médard Muhiza
Au coin du feu avec Médard Muhiza

Dans le Burundi traditionnel, le soir, au coin du feu, la famille réunie discutait librement. Tout le monde avait droit à la parole et chacun laissait parler son cœur. C’était l’heure des grandes et des petites histoires. Des vérités subtiles ou crues. L’occasion pour les anciens d’enseigner, l’air de rien, la sagesse ancestrale. Mais au coin du feu, les jeunes s’interrogeaient, contestaient, car tout le monde avait droit à la parole. Désormais, toutes les semaines, Iwacu renoue avec la tradition et transmettra, sans filtre, la parole longue ou lapidaire reçue au coin du feu. Cette semaine, au coin du feu, Médard Muhiza.

Votre qualité principale ?

Quand tu me donnes du travail, et que tu m’indiques comment l’exécuter, je suis à mesure de m’en acquitter plus que tel que tu t’y attendais. Ou bien quand tu m’envoies enseigner au sein de la population à des fins de mobilisation, je suis capable de concocter dans deux mois des stratégies permettant à la population cible de comprendre et d’intérioriser les notions en rapport avec le sujet qui fait l’objet de cette mobilisation.

Votre défaut principal ?

L’oubli. Peu importe de quoi il s’agit, il arrive des fois que je rencontre une personne qui me rappelle ce que je lui ai dit alors que j’avais tout oublié.

La qualité que vous préférez chez les autres ?

J’ai de l’estime pour des gens amusants quand ils sont avec les autres. Je n’aime pas ceux qui font du bruit, qui perturbent les autres. J’apprécie des gens qui dialoguent, qui tolèrent des débats contradictoires pour la recherche de la vérité.

Le défaut que vous ne supportez pas chez les autres ?

Je n’aime pas un menteur. J’aime plutôt une personne sincère et qui tient promesse. Dans la société, dans la communauté, le mensonge est une bassesse. Je peux cohabiter avec toute personne mais j’ai du mal de vivre avec un menteur. Même au travail, il m’est difficile de coopérer avec un menteur, tu ne peux savoir ni ce à quoi il pense, ni ce qu’il fait, c’est le genre de personnes qui te mènent dans le gouffre.

La femme que vous admirez le plus ?

Franchement, c’est mon épouse vu la vie que nous avons partagée jusqu’aujourd’hui. Nous faisons face à des obstacles mais nous restons soudés et cherchons ensemble des solutions. La vie que je connais, c’est grâce à elle et vice versa. J’ai aujourd’hui une image digne grâce à cette femme avec laquelle je partage la vie, je l’en remercie.

L’homme que vous admirez le plus ?

Pierre Nkurunziza. C’est un homme extraordinaire doté des qualités et valeurs sans précédent. Beaucoup ne le comprennent pas. Il n’éprouve la haine envers personne, il est débonnaire et soucieux des gens. Il a réussi là où tous ses prédécesseurs ont échoué. Une route asphaltée qui pouvait le mener jusque chez lui à Mwumba, il l’a tracée à Mwaro. Pourtant, le Burundi a connu avant lui beaucoup d’autorités issues de cette province mais qui ne l’ont pas fait. La route Bururi-Ryansoro sera bientôt goudronnée au moment où le président emprunte toujours une route poussiéreuse pour aller chez lui. Les autres tels Bagaza et Micombero, avaient construit des routes goudronnées les menant jusque chez eux.
Le président Nkurunziza ne s’aime pas, il est plutôt très attaché à son peuple, les Burundais devraient lui en être reconnaissants en l’imitant, en accomplissant sa volonté. Je n’ai encore entendu personne lui attribuer une quelconque maison, un véhicule, un magasin. Pourtant ce sont des biens auxquels il a pleinement droit.

Votre plus beau souvenir ?

Le retour du président de la République de la Tanzanie après la tentative du coup d’Etat en 2015. Quand j’ai entendu qu’il était en route depuis Ngozi vers Bujumbura, j’étais tellement ému que j’ai pleuré. Je n’oublierai jamais cela et j’en parle souvent à mes enfants. Nous voyions que c’était fini, nous lisions qu’il était soit à Kampala, soit en Tanzanie. Nous nous demandions où nous allions nous réfugier. Vu le contexte d’alors, il est retourné comme un héros pour réanimer tout un pays et les siens.

Votre plus triste souvenir ?

La tentative de coup d’Etat qui a eu lieu le 13 mai 2015. Ces évènements m’ont beaucoup bouleversé. Je n’imaginais pas que des gens pouvaient tenter le renversement des institutions élues. Etant donné comment nous cohabitions, je pensais que les coups d’Etat avaient été oubliés, relégués au passé. Qu’il n’y ait pas dans l’avenir la réédition d’une tentative de renversement des institutions, un tel acte dénote du mauvais esprit.

Quel serait votre plus grand malheur ?

Je ne veux pas que nous retombions dans l’esclavage des Blancs via l’exécution de leurs ordres. Il existe des pays dont les lois sont vraiment décidées en France, aux Etats-Unis, en Grande Bretagne. Que cela n’ait plus lieu pour le Burundi dont je veux le centre de prise des décisions à Bujumbura, à Gitega. La pleine gestion du Burundi doit revenir aux seuls Burundais, toutes les catégories confondues, que ce soit eux qui nous dirigent, nous guident, etc.

Le plus haut fait de l’histoire burundaise ?

La signature le 23 novembre 2003 du cessez-le-feu entre le gouvernement et le mouvement Cndd-Fdd a marqué ma vie. Je ne parle pas de l’Accord d’Arusha car celui-ci n’a pas mis fin à la guerre, n’a pas apaisé les esprits et les cœurs. C’est lorsque les militaires de l’armée régulière et ceux venant du maquis ont décidé d’enterrer la hache de guerre. Depuis lors, ils se sont résolus à vivre ensemble dans les camps alors qu’ils se regardaient en chiens de faïence, à se battre ensemble contre tout ennemi qui allait attaquer le Burundi. Aujourd’hui, l’armée burundaise, la police nationale et le service national de renseignements jouissent d’une réputation au niveau international. C’est cette raison qui fait qu’ils soient sollicités dans des missions internationales de maintien de la paix.

La plus belle date de l’histoire burundaise ?

Le 18 mai 2018, date à laquelle a été organisée le référendum. Les Burundais ont convenu de voter, sans l’intervention des blancs, une constitution qui leur convient, qui correspond à leur culture et à leurs réalités, avec les moyens propres des Burundais. Avant, c’était vraiment regrettable que notre pays soit régi par une Constitution concoctée en s’inspirant des autres lois fondamentales. La victoire du ‘‘oui’’ implique une autre indépendance.

La plus terrible ?

Le 2 août 2015, date marquant l’assassinat du lieutenant général Adolphe Nshimirimana. Mon épouse était enceinte et suite aux tirs nourris, elle a senti des contractions et a mis au monde un enfant vivant alors que la grossesse n’était pas encore arrivée à terme.

Cette date est inoubliable pour moi et pour ma famille. Le général était un homme généreux, un bel exemple. Il ne fermait jamais les yeux face à quiconque en difficultés qui se confiait à lui. Beaucoup se succédait à son Bar ‘‘Iwabo w’abantu’’ et il les aidait sans tenir compte de l’appartenance ethnique.

Le métier que vous auriez aimé faire ?

J’aime ce qu’on appelle le plaidoyer, j’aime parler pour les autres, parler pour mon pays. Quand une personne en face d’une difficulté quelconque n’en peut plus, je souhaite intervenir pour le défendre. Quand je vais plaider pour elle, je sens la paix dans mon cœur. Quand je ne dis rien alors que mon intervention aurait pu l’aider à s’en tirer, je peux passer deux semaines, trois semaines sans avoir de paix intérieure. Durant toute cette période, je ne cesse de me demander pourquoi je n’ai pas fait quelque chose pour l’aider.

Votre passe-temps préféré ?

J’aime jouer avec des enfants, leurs jeux me reposent beaucoup. Autre chose, je peux m’arrêter à un endroit calme au niveau d’un rond-point par exemple pour contempler la circulation des véhicules, des gens.

Votre lieu préféré au Burundi ?

La province Gitega, l’endroit où se trouvait l’arbre dit du centre du pays qui s’est effondré. Si le Burundi est le cœur d’Afrique, cela veut dire que la même place est aussi le centre de l’Afrique. Si les moyens le permettaient, il fallait le réaménager en vue d’en faire un lieu touristique. Il pourrait attirer beaucoup de gens et celui qui se prendra en photo à cet endroit, centre du Burundi, saura qu’il le fait au centre de l’Afrique.

Le pays où vous aimeriez vivre ?

Nulle part ailleurs qu’au Burundi. Nous avons une même langue compréhensible de tous les Burundais, ce qui n’est pas le cas dans beaucoup de pays et ainsi il y est difficile d’échanger avec des gens. Je vais souvent en Zambie, en Tanzanie, j’allais au Rwanda avant que la situation ne se dégrade, en Ouganda aussi, c’est très déplorable quand je me retrouve dans un groupe de gens avec lesquels je ne peux pas communiquer. En Zambie par exemple, quand tu ne t’exprimes pas en anglais ou dans deux des langues locales (kinyanja et kibemba), la communication devient difficile. Mais au Burundi, partout où tu te rends, tu dis « Mwakeye » c’est-à-dire «Bonjour», tout le monde te comprend.

Le voyage que vous aimeriez faire ?

Je souhaite me rendre dans les pays dont on ne voit pas les citoyens au Burundi en vue d’élargir mes connaissances. Je veux visiter l’Angola, je n’ai jamais rencontré un Angolais au Burundi. Cela me convainc que la vie y est décente. Je n’ai pas encore croisé un Congolais de Brazzaville au Burundi, non plus des Camerounais hormis ceux qui sont sur place pour l’enseignement. Je n’ai pas encore vu un Zambien. Qu’est ce qui fait qu’ils ne viennent pas à Bujumbura ? Après avoir eu de réponse à cette question, il faudra les imiter pour que les Burundais restent aussi ici.

Votre rêve de bonheur ?

J’aimerais que le Burundi soit un pays où tout le monde a du travail, un pays sans aucun chômeur, un pays où chacun exploite, met à profit ses talents. Ainsi, il faut une direction générale chargée de détecter les talents pour permettre aux gens de découvrir leurs dons, leurs talents. Le jour où je ne verrais pas de démobilisés en train de pleurer, de mendiants, je saurais que tout Burundais est en train de mettre à profit ses dons, ses talents.

Votre plat préféré ?

La viande. Je ne mange aucun repas sans qu’il ne soit accompagné de la viande. Je n’ai pas été un enfant turbulent mais toutes les fois que mon père m’a battu, c’était à la suite d’une dispute au sujet de la viande. Je lui en demandais souvent après avoir mangé la mienne et des fois, il advenait qu’il me punisse si je lui en prenais beaucoup.

Votre chanson préférée ?

« Yitwa ntihemuka » de la première Dame. C’est une chanson qui traverse les générations. Quand je l’entends, des pleurs coulent sur mes joues, elle me touche beaucoup et me fait comprendre qu’il existe une autre force puissante qui nous protège outre l’armée, la police et le service national de renseignements.

Quelle radio écoutez-vous ?

La Rema FM. C’est une radio qui permet de connaître tout ce qui se fait à travers tout le pays de par les appels téléphoniques de ses auditeurs en provenance de différents coins du pays. Leurs journaux reflètent la vérité du terrain et c’est un média au service de l’apaisement et de l’évolution positive. Aussi, c’est une radio dont les journalistes sont des amis, j’aime beaucoup la Rema FM.

Avez-vous une devise ?

« Never die poor », « Ne meurs jamais pauvre ». Il y a des choses que toute personne peut faire pour se sortir de la pauvreté, mais il faut bien sûr des formations de renforcement pour les y encourager.

Votre souvenir du 1er juin 1993 ?

J’étais endormi le lendemain en train d’écouter la radio avec mon père, c’était la journée, et avons entendu le journaliste Karenga Ramadhan de la BBC dire : « le parti Frodebu l’a déjà emporté sur le parti Uprona». Je me souviens de la liesse qui s’en est suivi.

Votre définition de l’indépendance ?

Elle signifie l’unité de tous les Burundais divisés par le passé par les blancs à travers leur politique de «divide et impera». Le pays était dirigé par des clans, ceux-ci constituaient la véritable richesse. Il existait alors la division du travail entre les clans selon les compétences de chacun d’eux. Cependant, quand les blancs sont arrivés, ils les ont détruits. Les Bahanza gouvernaient, ils ne faisaient pas la poterie, les Benengwe étaient des guerriers, un musafu n’allait pas à la guerre, et les blancs ont détruit cette richesse et pour ce faire, des frères burundais se sont dressés les uns contre les autres. L’indépendance, c’est que nous retournions à cette tradition de clans.

Votre définition de la démocratie ?

C’est le pouvoir qui convient au peuple d’un pays donné, le pouvoir auquel aspire le peuple mais pas le pouvoir qui leur est imposé par les étrangers. La démocratie burundaise est différente de celle à laquelle aspirent les Rwandais, la démocratie française de même. Mais, il n’existe pas de démocratie universelle. Il faut qu’il y ait des particularités d’un pays à l’autre car chaque pays est organisé et administré différemment d’un autre. En Zambie par exemple, seuls 3 clans s’occupent de la politique, pourtant ce pays en connaît 74. Les autres clans font du business. Ce n’est pas possible d’appliquer cette conception démocratique sur la Tanzanie où les religions influencent l’organisation démocratique, de même sur le Burundi avec la considération de l’appartenance aux Hutu ou aux Tutsi. Appliquons la démocratie à la burundaise et c’est celle qui a été définie dans la Constitution votée lors du dernier référendum, elle convient aux Burundais.

Votre définition de la justice ?

Il existe la procédure pénale et la procédure civile. Au sujet de la première, je la soutiens mais je ne comprends pas comment une personne dont une propriété litigieuse se trouve à Mugu, en commune Vugizo de la province Makamba intente un procès dans les tribunaux de Bujumbura et qu’il soit assisté par un avocat qui vient de Muyinga, qui ne connaît rien de cette propriété. Je soutiens que les affaires relevant de la procédure civile soient traitées au niveau des collines, des communes car c’est à ce niveau qu’elles sont bien connues. Au niveau de chaque colline, je propose qu’il y ait un comité de 20 membres chargé de résoudre les conflits fonciers. Le cas échéant, les conflits fonciers diminueront dans les tribunaux.

Si vous étiez ministre de la Communication, quelles seraient vos deux premières mesures ?

Je n’autoriserais pas l’ouverture de nouvelles radios. Je collaborerais bien avec celles qui existent, mais 10 radios, 20 radios, même en Chine, ce n’est pas comme ça. Pour autoriser l’ouverture d’une nouvelle radio, elle devrait démontrer sa spécificité par rapport aux stations qui émettent déjà. Il ne faudrait pas qu’une radio qui parle de business soit celle qui s’occupe en même temps du sport, de la musique, etc. Un accent serait mis sur le travail en synergie des médias car il permet d’atteindre un plus grand nombre que quand les médias diffusent en solo.
Je doterais le CNC et l’ARCT de beaucoup de moyens pour qu’ils s’acquittent convenablement de leur mission de réguler afin qu’il n’y ait pas des dérapages.

Deux exemples de ce que vous pensez avoir réussi à conseiller le président de la République pendant le temps que vous étiez son conseiller ?

Je n’y suis pas resté un long moment mais le dossier sur l’hymne national «Burundi Bwacu» m’a fortement marqué. Nous l’avons expliqué à tous les Burundais, aujourd’hui ils savent tous le sens de chaque mot. C’est un hymne qui traverse les générations. Nous nous en inspirons pour construire le pays, c’est un hymne qui incite les Burundais à aimer leur pays. Aujourd’hui, les autorités reviennent sur l’hymne dans leurs discours.

J’ai aussi travaillé sur le projet de la promotion des Batwa. Il fallait que les Batwa ne soient pas au banc de la société. Je suis aujourd’hui satisfait par la manière dont Femi de Jabat est en train de promouvoir les Batwa. Il est le continuateur du projet du président de la République car il ne peut pas tout faire seul.

A quoi ressemble un Burundais patriote ?

C’est celui qui veille sur son pays, pour la paix. Dans la Bible, il existe un certain Mardochée qui était gardien de la porte du Temple qui dénonçait tout ce qui se tramait contre le pays, contre le roi. Celui qui veille sur son pays, renseigne sur toutes les conspirations contre les institutions étatiques, des journalistes. Au cas contraire, celui-là n’est pas un Burundais digne de ce nom.

Croyez-vous à la bonté humaine ?

L’homme n’est pas purement mauvais. Tu poses aujourd’hui des actes irréfléchis et demain de bonnes oeuvres. C’est la réalité pour nous tous.

Pensez-vous à la mort ?

Je ne peux pas mourir aujourd’hui, je ne suis pas immunisé mais il n’est pas encore temps que je meure. Je n’y pense même pas car j’ai compris un secret, ceux qui croient en Dieu, ils ne s’effacent pas. Nous avons une mission pour notre pays. Quand tu es en Christ, tu t’en vas quand il est temps et tu pars étant préparé, sans être rancunier, après avoir dit Adieu à ta femme, tes enfants.

Si vous comparaissiez devant Dieu, que lui diriez-vous ?

«Seigneur, je te remercie pour m’avoir donné l’occasion de voir Son excellence Pierre Nkurunziza, un président de la République qui t’aime, qui t’adore, qui te respecte. De tous les chefs d’Etat du monde entier, il est le seul qui se met à genoux pendant que la pluie tombe pour prier, qui passe cinq jours, quatre jours, étant à jeûn, etc. Il est extraordinaire, c’est l’image de Dieu sur terre, au Burundi, en Afrique, et au monde entier. Il est l’étoile qui brille pour tout le monde, les Burundais en particulier et les Africains en général».

Propos recueillis par Egide Nikiza

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Bio-express

Médard Muhiza a été conseiller à la présidence de la République en charge des questions sociales et culturelles à partir de mars 2015 jusqu’en juin de la même année. Il est né en 1980 à Mugara en commune Rumonge de la province Bururi. Agrégé de l’enseignement secondaire en français après l’obtention de sa licence délivrée par l’Université du Burundi en 2009, Médard Muhiza a suivi une formation en sociothérapie (approche communautaire) de 2010 jusqu’en 2012 à l’Eglise épiscopale de Byumba au Rwanda. M. Muhiza a été à partir de juin 2015 jusqu’en janvier 2017 cadre permanent dans le bureau du porte-parole du parti Cndd-Fdd. Il a beaucoup travaillé avec des ONG locales et internationales telles CIRID, HealthNet TPO et a servi dans la société de gardiennage SAFE Guard dont il a été directeur commercial de décembre 2014 jusqu’en mars 2015. Médard Muhiza cumule aujourd’hui trois postes au sein de l’entreprise Bioénergie-Burundi : Il est chargé de la communication, directeur commercial et chargé du marketing.

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Léandre Sikuyavuga Commentaires fermés sur Non au rapatriement forcé

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