Lundi 17 juin 2024

Opinions

Accoutumance à la médiocrité et au malheur

Nous venons de passer 52 ans depuis le recouvrement de notre souveraineté nationale et pourtant nous gardons des habitudes d’aliénés à bien d’égards. Dans la vie courante, par exemple, lorsque nous commerçons avec une personne stricte sur la ponctualité on dira d’elle que « c’est un vrai Blanc ! » au lieu de vanter ses qualités sociales. Si quelqu’un se montre tatillon sur la propreté ou exigeant quant à un travail bien fait, on entendra souvent dire « urya ni umuzungu ! » – celui-là est un Blanc ! – comme si rien de bien ne peut provenir de nous-mêmes. La propreté et la probité n’ont pas attendu le Blanc pour être des vertus sociales au Burundi.

Plus grave, un malheur qui frappe des Africains semble ne pas nous affecter outre mesure. Des dizaines de mineurs sont ensevelis dans les décombres d’une mine du Katanga et c’est l’indifférence totale chez nous. Des centaines d’innocents sont assassinés par des terroristes au Nigéria et la vie continue comme si de rien n’était chez nous. Des compatriotes sont tués et mutilés en Somalie et c’est un silence assourdissant chez nous. En revanche, la mort inopinée d’un Européen quelque part sur le globe est c’est l’affliction généralisée. Un Français est enlevé au Mali, un Américain assassiné en Afghanistan ou des jeunes Israéliens kidnappés et éliminés au Moyen-Orient et c’est l’émoi général dans nos chaumières.

Si le malheur de tout humain mérite la compassion, il est inquiétant d’éprouver de l’empathie pour les uns et rester indifférent à nos propres malheurs. On dirait qu’on a développé en nous l’idée que notre race, nos nations, sont vouées à souffrir tandis que les autres sont destinés au bonheur. Ainsi, quand une mauvaise chose arrive à ces dernières, cela nous attriste alors que si la même chose nous tombe dessus cela semble dans l’ordre des choses – Ni ibisanzwe, ni ibishika…

C’est cette idée de malédiction éternelle – qui remonte loin ! – qu’il nous faut déraciner dans nos esprits en refusant d’être les objets de l’histoire au lieu d’en être les acteurs. L’accoutumance à la médiocrité et au malheur est la porte ouverte à toutes les formes de déchéance individuelle et sociale. Rechercher la qualité et l’excellence en toute chose et en toute circonstance ; vivre au rythme du monde sans s’exclure soi-même ni, encore moins, exclure personne est la recette d’une véritable dignité personnelle et d’une souveraineté nationale digne de ce nom.

Forum des lecteurs d'Iwacu

37 réactions
  1. Je suis totalement désolé de vous dire comment vous êtes allés un peu très loin de ce dont parle l’auteur de l’article, et ill paraît que vous perdez du temps à venter ce que vous avez lu et qui ne contribuent en rien dans ce qui contribuerait dans le developpement de votre(notre) Afrique.
    J’ai lu tous les commentaires et j’ai conclu que l’idée centale a été « LE NOM » ou les noms. Il y a une chose que vous ignorez mes chers frères et soeurs, portez deux noms, l’un en Kirundi et l’autre en Français fait partie de notre histoire, il faut reconnaître qu’on a passé par la colonisation et qu’on s’est en fin libéré: NUL N’EST COMPREHENSIBLE QUE PAR SON HISTOIRE. Un jour ton enfant te demandera: » Pourquoi beaucoup de gens possèdent un nom en Kirundi et un autre en Français? » Le coeur de la reponse sera la COLONISATION et comme ça il te sera possible de raconter le reste de l’histoire du pays.

    Au lieu de perdre du temps à discutez sur les noms et devenir comme Marin Le Pen qui veut que la France soit uniquement pour les français, et qui s’oppose à la double nationalité, discutons sur ce qui bloque le pays à avancer. Si je m’appelle POLEPOLE au lieu de m’appeler BUKEBUKE, cela ne m’empechera en aucun cas de travailler pour mon pays avec du patriotisme si j’ai le coeur et le devouement de le faire, je vais le faire. Travaillez au lieu de vous acharner sur les noms!!

    • Federation

      @Au Travail
      1. La grande différence entre « POLEPOLE » et « BUKEBUKE » est qu’il n’y a jamais eu de relation de DOMINE et DOMINATEUR (et je vous signalerai également que nous parlons dans un contexte PANAFRICANISTE).

      2. La colonisation est le lot commun de beaucoup de peuples : les maghrébins, les asiatiques … mais regardez leurs noms … et cela ne leur empêche pas de raconter leur Histoire. Le peuple Burundais a vécu des siècles et des siècles sans prénoms français. Ce n’est pas cette parenthèse qui n’a même pas duré un siècle qui est le fondement de notre Histoire. Par ailleurs, si demain, une prise de conscience généralisée faisait que nous trouvions important de renouer avec notre IDENTITE et que nous choisissions « BUKEBUKE » à la place « DE GAULE » ou « SEGOLE ROYALE » (j’ai des compatriotes qui s’appellent ainsi), croyez-moi si mon enfant me demandait pourquoi il fut une époque où des gens portaient des prénoms étrangers sans AUCUNE SIGNIFICATION, l’explication ne sera pas très difficile à trouver. Disons que je ne vois pas où se trouve votre problème. Se réapproprier notre identité ne veut ABSOLUMENT pas dire EFFACER une partie de notre douloureuse Histoire. Elle est inscrite dans les livres, les mémoires, … Peut-être que je n’ai pas bien saisi votre remarque. Si c’est le cas, je vous prie de m’en excuser.
      [Une parenthèse : le Lac VICTORIA (en Ouganda) s’appelait NYANZA avant que les dominateurs ne changent le nom au profit de leur REINE. Je ne comprends pas pourquoi après les indépendances, le peuple ougandais n’a pas rectifié cette erreur monumentale – la géopolitique y est pour quelque chose sans doute- … et le faire ne serait pas synonyme à mon sens de reniement de son Histoire. Au contraire, ce serait plutôt la recouvrer].

      3. Si vous remontez à mon premier commentaire, j’avais précisé ceci parlant de cette histoire de noms : « C’est un détail mais ça concourt à cette aliénation généralisée ! ». Un DETAIL avais-je indiqué. Ceci pour vous dire que je suis tout à fait d’accord pour discuter : « sur ce qui bloque le pays à avancer ». Allez-y, lancez le débat, nous vous lirons et y participerons (je n’ai pas par contre bien compris la similitude de nos commentaires avec votre exemple de Marine Le Pen, une xénophobe et raciste notoire : votre exemple me paraît malheureux).

      Amahoro.

      PS : « Travaillez au lieu de vous acharner sur les noms ».Que signifie TRAVAILLER pour vous ?

  2. Citoyen(2)

    @mpa akazina

    Gakima.(urashobora guca wongerako izina ryaw ry’ikirundi)

  3. Alice Ka

    « Accoutumance à »…
    je trouve le terme « un peu » fort…Tout excès ne relève pas forcément de la dépendance. Par définition, la dépendance cause de la souffrance et la personne ne parvient pas à arrêter son comportement de dépendance malgré son choix d’arrêter et ses bonnes résolutions.
    La dépendance pousse à augmenter les doses, même après de longues périodes de stagnation ou de rétablissement apparent, les excès finissent par mettre la vie de la personne ou des autres en danger. C’est le cas de toutes les dépendances, même sans substances. C’est un sujet très sérieux et beaucoup de gens en souffrent énormément. Et je trouve que cet article décrédibilise un peu la chose, en présentant un bienheureux qui serait dépendant.
    Et cela n’enlève rien à l’estime que je porte à ce billet, très approprié( 1er juillet, independance) et que je trouve excellent!
    Cependant, il ne faut pas faire d’ anthropomorphisme. Un « Mal  » ne peut pas frapper avec discrimination. Pour un virus même le VIH n’importe quel humain ferait son affaire. Un virus infecte ceux sont dans son espace d’action. Un virus ne prend pas de décision . On ne peut pas voter une loi qui exigerait que le VIH frappe équitablement une communauté ou une autre par exemple…
    Je pense que dans notre quête, nous devrions prendre en consideration que le prisme de la « dominance » n ‘est pas le seul qui permette une grille de lecture cohérente sans tomber dans des arguments langagiers qui ne sont là que pour justifier la dominance du scientifique, du journaliste, …etc
    Complément de réflexion : « Finalement, dans la compétition, on est toujours en inhibition de l’action parce que quand on obtient un pallier dans l’échelle hiérarchique, on veut en obtenir un autre, il faut donc absolument ne pas suivre les carottes qu’on vous tend, inventer un moyen d’utiliser cette société pour ne pas qu’elle vous ennuie trop, ne pas trop l’ennuyer parce que les autres sont plus nombreux que vous et ils vous auront à tous les coups. Ca c’est de la créativité, c’est d’imaginer votre quotidien de façon à ne pas mourir et ne pas vieillir prématurément, pas faire trop de mal autour de vous. C’est la seule façon qu’il y ait tant que la planète, tous les hommes de cette planète ne seront pas renseignés sur ce qu’ils sont, ce que sont les autres et que les rapports sociaux aient complètement été transformés.»…
    Laborit au Québec part3/3 à 1’27 à 2’20 sur Daily motion

    • Jean-Marie Ngendahayo

      Chère Alice K,

      J’ai utilisé le terme « accoutumance » à dessein. Il s’agit en effet d’une forme de drogue car ceux qui en subissent l’empire le remarquent et parfois tentent de s’en défaire sans y parvenir. Comme pour les drogués, il faut une thérapie longue et coûteuse en discipline et en sacrifices. Pour être plus précis, je dirais que cela exige de revenir sur la compréhension de sa culture et de son histoire. Il s’agit d’une ascèse qui mène à la sérénité, à la confiance en soi et en le respect de l’Autre. « Accoutumance » n’est pas trop fort; c’est le terme que je trouve approprié pour définir ce que l’aliénation peut causer à une personne agressée par une culture dominatrice.

      Pour le reste de votre texte, j’avoue ne pas en saisir la portée pour me permettre de le commenter…

      Fraternellement

      • Alice Ka

        Désolée d’avoir été trop sommaire dans mon propos. Mais je trouve inquiétant qu’il ne puisse désormais plus y avoir de voie moyenne entre losers et winners…d’où ma référence au travail d’Henri Laborit qui disait : »Il serait souhaitable de remplacer la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité » par « Conscience, connaissance, imagination ».
        Je suis certain que si vous reprenez votre pensé ci-dessus avec ces 3 termes nous avancerons bien mieux dans une compréhension commune, et de fait risquons de nous comprendre 🙂

  4. Kajumbe

    NGENDAHAYO 2015!

  5. Theus Nahaga

    Cessez de dire des bêtises, ce ne sont ni les prénoms européens ni autres malédictions qui touchent nos pays mais simplement le fait que personne ne voit en quoi l’excellence pourrait améliorer son quotidien.
    En Allemagne, le pays de la rigueur, la discipline et l’efficacité, un travail bien fait est rémunéré correctement. Qui veut l’excellence la paie et ne fait pas appel à je ne sais quel patriotisme et autre idéaux vaseux. Le jour où le Burundi sera prêt à payer l’excellence, ce jour-la le Burundi aura l’excellence.
    Un Charlemagne nègre qui maîtrise ses équations mathématiques, on s’en moquera au début mais dès qu’il entrera chez IBM, IBM le paiera et les moqueries seront vite oubliées, pourvu qu’il sache maintenir son niveau et accepte le rythme IBM.

    • Jean-Marie Ngendahayo

      Cher Theus Nahaga,

      C’est justement de ce genre de « mutant » dont il faut se preserver. « Les Charlemagne nègres » sont les personnes aliénées dont parle Frantz Fanon dans « Peau Noire, Masque Blanc ».
      L’enjeu du développement ne consiste pas à devenir Allemand, Américain ou Sud-Coréen, mais rester Burundais tout en maitrisant le savoir et le savoir-faire de la culture mondiale.

      Fraternellement

      • Theus Nahag

        Mr Ngendahayo, je suis sûr que vous avez bien compris que le Charlemagne nègre dont je parlais est juste quelqu’un de noir à qui on a donné le prénom de Charlemagne. D’aucuns veulent me faire croire que juste parce qu’on porte ce prénom on est dans l’aliénation. Cela Mr Ngenadahayo je ne le crois pas du tout. L’aliénation pour moi a trouvé son sommet dans une authenticité de pacotille; Léopoldville bâptisée Kinshasa, Mobutu décida qu’il ne s’appelait plus Joseph-Désiré tout en enfoncant son pays dans la corruption et la médiocrité. L’aliénation est inscrite dans des lois liberticides qui mettent hors-la-loi les homosexuels au Burundi et en d’autres pays africains, comme si nos Etat devaient s’occuper de savoir qui couche avec qui. Le Burundi a des problèmes d’infrastructures et nos des problèmes de moeurs.
        Pour revenir à Fanon, je l’ai lu et relu, certaines de ses thèses sont valables, d’autres pourraient être discutées. Cela n’est en soi pas grave du tout, une oeuvre théorique vit de ceux qui la discutent et non de ceux qui veulent l’enfermer dans une adoration sclérosante. Citer Fanon me rappelle cette manie bien de chez-nous de croire qu’un bon vieux proverbe kirundi peut clore une question. Moi je n’y crois pas. Un vieu nègre qui meurt n’est pas une bibliothèque qui brûle. Les proverbes sont parfois ces jeux de passe-passe qui enfument le débat.
        Pour revenir au sujet de l’excellence, je crois que nous devons commencer à avoir le courage et l’honnêteté intellectuelle de décrire comment le Burundi payait, gratifiait l’excellence et voir comment on pourrait dans le contexte socio-économique qui est le nôtre parvenir à gratifier et payer l’excellence. Ici nous aurons à nous comparer avec les autres nations qui sont devenues des concurrents sur le marché de l’excellence. Mais coire que pour un patriotisme béat on fera de l’excellence, cela est de l’illusion.

        • Federation

          @Theus Nahaga

          Ces échanges n’ont rien de scientifiques. Personne ici ne peut (ou ne devrait) prétendre détenir LA vérité. Nous ne faisons que donner notre opinion forgée par notre vécu/expérience. Malgré que je sois d’accord avec CERTAINES de vos affirmations, je trouve incommode votre ton (et ne le prenez surtout pas mal SVP) et je trouve certains de vos mots peu courtois (Cessez de dire des bêtises, autre idéaux vaseux, …). Ceci étant dit, je me permets de relever ceci :
          « Léopoldville bâptisée Kinshasa, Mobutu décida qu’il ne s’appelait plus Joseph-Désiré tout en enfoncant son pays dans la corruption et la médiocrité ».
          A vous lire, c’est comme s’il y avait de la CAUSALITE. Et ceci est valable également pour vos autres commentaires. La situation n’aurait pas été différente s’il avait gardé ses prénoms bien chrétiens à mon avis. Il suffit de voir l’oeuvre de ses successeurs, l’actuel JOSEPH en l’occurrence.
          On peut à la fois préserver/valoriser son IDENTITE, sa CULTURE et être compétent. L’un n’empêche pas l’autre. Les exemples sont légion. A se demander d’ailleurs si ça ne va pas de pair … et la véritable CAUSALITE serait là pour le coup ! A mon humble avis. Encore une fois, sur un tel sujet, gardons-nous de croire que nous détenons LA vérité. Nous ne pouvons que spéculer.
          Amahoro.

          • Theus Nahaga

            Comment voulez-vous que le prenne mal? Vous avez une opinion et j’ai la mienne. Je la donne à chacun de se vorher sa conviction personnelle. Si vous voulez appeler votre fils Kiranga et votre fülle Inarugira, libre à vous de le faire. Si cela vous console et vous donne le sentiment d’échapper à l’aliénation, tant mieux.
            Pour ma part Theus ne m’aliéne pas plus que Senzogera. Postulant pour un poste chez IBM, Theus aurait suscité autant d’interrogations, le même sourire au coin que Senzogera.
            Pour en revenir à l’excellence, l’excellence il faut la gratifier. Les paramètres de gratification peuvent varier, mais un paramètre essentiell est le prix en espèces sonnantes et trébuchantes. Si le Burundi, les Burundais ne se mettent cela dans la tête, alors bon soir.

        • Jean-Marie Ngendahayo

          Cher Theus,

          Je crois que nous finirons pas nous comprendre; si ton nègre de Charlemagne est authentique tant mieux! Nous tous avons gardé les noms hérités de la période coloniale. Il est tout de même heureux que nos enfants portent des noms plus authentiques. Pourquoi sont-ce les Africains qui adoptent des « Jean », des « Paul » et autres « Mathieu » et personne sur d’autres continents ne portent aussi systématiquement nos noms? C’est bien qu’au lieu d’un rendez-vous du « Donner et du Recevoir » dont rêvait Senghor nous sommes en situation de Dominé Vs Dominateur. Et c’est en ce sens que j’ai évoqué Fanon qui dissèque admirablement le profil psychologique du colonisé face au colinisateur.

          Personne ne désire exhumer les vieilles civilisations africiaines disparues pour leur donner une seconde vie dans le monde d’aujourd’hui et de demain. Mais ces mêmes bonnes vieilles cultures nous ont légué des trésors d’humanité qui pourraient nous servir grandemenent aujourd’hui et demain. Les cultures se valent, mais ne demandez pas au Japonais de puiser son courage dans l’action Charles Martel ou celle de Charles De Gaulle si il peut se référer à ses propres ancêtres tout autant héroïques. Il en va de même pour nous aussi: apprenons à nos enfants que nous avons des valeurs sur lesquelles se référer, des hommes et des femmes dont on peut prendre graine.

          Enfin, déconsidérer les proverbes et les autres sagesses que recèlent nos civilisations orales est dommage. C’est ne pas en saisir la portée car les proverbes, telles les joutes philosophiques orales (controverses médiévales) ou écrites ( essais) d’ailleurs , se complètent ou se contredisent. Ils sont dans une perpétuelle interaction dialectique admirable d’intelligence, de nuances et souvent d’humour tout simplement.

          Fraternellement

          • Theus Nahaga

            Monsieur Ngendahayo,
            Authentique dites-vous? Qu’est ce qui est authentique? Vous la croyez si beau- marché? Juste des hima à changer et le Tour est joué? Je vous le dis cela n’est vous nous proposez de juste changer nos oripaux.
            Senghor dites vous? De quel Senghor parlez-vous? Joal! Je me rappelle
            Je me rappelle les signares à l’inner cette des vérandas…..
            Masques oh masques….
            Mausques aux quatre points d’où souffle l’esprit, je vous salue dans le silence
            Femme mue femme noire……
            Je pourrais aller ainsi . C’est magnifique
            Mais voilà, il y a la civilisation africaine qui serait la civilisation du rythme. Ah! Cette histoire de l’émotion qui serait nègre alors que la raison serait helène. Cela est de l’imposture. Dois-je vous renvoyer à « Nègritude et nègrologues » pour parler des livres que nombreux de ceux qui nous suivent n’ont pas la chance de lire.u
            Proverbes ce sont comme les manières de table. Allez y donc et nous y sommes avec l’authenticité de pacotille. Trop peu pour moi .

  6. Barutwanayo Paul

    @ Gahanuzi ,
    Merci beaucoup. J’ai eu le même problème, Je voulais donner à mon fils un nom et prénom en Kirundi (Comme nos grand pères..), mais j’ai rencontré une sorte d’incompréhension au niveau de l’administration. J’ai insisté et maintenant mon fils n’a pas de prénom européen comme « Philippe Jean de Gonzague »- Ridicule… 🙂

    • Federation

      @Barutwanayo Paul

      Merci aussi pour ce témoignage. Il y a à peine une semaine, je faisais partie d’un jury de recrutement de doctorants et parmi nos candidats, il y en avait un qui venait d’un pays africain (subsaharien). Il fallait voir et entendre le rire mêlé du dédain quand ils ont lu son prénom : CHARLEMAGNE ! Ils s’en sont moqué (même si c’était déguisé) pendant tout le temps que la séance de travail a duré … sans doute se demandaient ils quelle idée de porter le nom de leur monarque …

      Sinon, c’est fou et incompréhensible que l’administration (NOTRE administration, pays « indépendant »!) puisse refuser que nous appelions nos enfants NTARE, MWEZI, MWAMIKAZI mais soient plus à l’aise que nous choisissions ces « Philippe Jean de Gonzague », « De Gaule », Reine, et j’en passe. Quelque chose ne tourne pas rond franchement !!!!

  7. Barivuge Damien

    A Rugamba Rutaganzwa,
    Tu felicites Jean Marie(qui le merite) pour l’article evoque mais en lui conseillant de ne plus adherer aux partis comme le Frodebu et le Cndd Fdd comme rien de bon ne peut sortir d’eux.
    Voila alors la meilleure facon de ne pas honorer l’article de J-Marie Ngendahayo.
    Affirmer que rien de bon ne peut provenir de l’autre(sous entendu Hutu ou tutsi) est ce qui a ete a la base des tragedies sanglantes au Burundi.
    Le changement de mentalites pour une renaissance culturelle est ce qu’il y a de plus urgent pour les societs africaines.
    J’entrevois pour cela qu’une certaine revolution culturelle est necessaire sur l’ensemble de l’Afrique. Meme si cela necessite des boulversements majeurs. Mais qui va l’entreprendre et la demarrer? Prions le Seigneur pour cela. Tellement on est acculture et pris dans le filet qu’on a completement oublie qui nous sommes prisonniers et lies par des chaines de fer.
    La grande grace divine serait qu’on prenne connaissance au moins de cet etat de fait, helas malheureux!

  8. RUGAMBA RUTAGANZWA

    @ J.M.NGENDAHAYO,

    Voila un magnifique article ecrit par J.M. NGENDAHAYO. Maintenant qu’il s’est calme et a cesse d’etre le suiveur des partis politiques FRODEBU d’abord puis CNDD-FDD ensuite, sa concentration revient en force et je ne saurai que l’encourager pour aller de l’avant par exemple en nous proposant un livre sur ce qu’il a ecrit et je sais, qu’il en est capable. NGENDAHAYO we ndaguhanuye , ntuze usubire gukurikira barya bagabo nta kintu na kimwe uzohanoba atari ugukorera ubusa…ku busa…! Sinon, je suis totalement d’accord avec l’opinion que vous exprimez sur ce site que Mr A.KABURAHE a mis a notre diposition pour essayer de renforcer la liberte d’opinion dans notre pays, qui crois-moi, en a cruellement besoin..!!!!

    • Stan Siyomana

      @Rugamba Rutaganzwa
      Moi je croirais en votre sincerite quant a « RENFORCER LA LIBERTE D’OPINION DANS NOTRE PAYS » si vous commenciez par reconnaitre a Jean-Marie Ngendahayo (au moins) la liberte d’etre membre du parti de son choix parmi la quarantaine de partis politiques reconnus par la loi burundaise (Y COMPRIS LES PARTIS FRODEBU ET CNDD-FDD).
      Merci.

  9. Venant

    Bien écrit Jean-Marie. Dans cet article comme d’ailleurs dans tous tes articles, je prends plaisir à lire les écrits d’un ancien brillant élève du Collège du Saint-Esprit. Je voudrais ajouter les commentaires suivants:

    1. Ce que j’aime chez les économistes, c’est qu’ils cherchent à tout chiffrer en argent même pour des aspects difficiles à évaluer comme la valeur d’une vie humaine. Dans un livre intitulé « l’économie », un économiste américain de renommée internationale a estimé la valeur d’un être humain à environ 10 millions de dollars américains. Il est certain que dans son entendement, il se référait à un homme de race blanche vivant dans une des démocraties les plus avancées de notre planète. En suivant son raisonnement et en effectuant une estimation pour un ressortissant d’une démocratie en voie de développement, on parviendrait à un chiffre d’environ 50.000 US dollars (100 dollars mensuels*12 mois/an*40 ans de travail/vie). Toutes proportions gardées, un blanc vaudrait-il 200 fois un noir? Oui, d’après les calculs des économistes. Voilà une des raisons qui expliquerait la façon dont nous réagissons en fonction des événements qui frappent les blancs et non blancs. Un blanc meurt, tout le monde doit le pleurer puisqu’il s’agit d’un présumé riche. Quid d’un non blanc qui disparaît? Personne ne va s’en offusquer. En termes d’argent, nous sommes inégaux. Nous jugeons la valeur d’une personne sur la base de son poids financier. Cependant, Devant le Tout-Puissant, nous sommes tous égaux, avec même une prédilection pour les plus pauvres.

    2. Je me souviens d’avoir dirigé une réunion au cours de laquelle je devais entretenir une équipe sur l’excellence que nous devions rechercher dans notre travail pour être le meilleur de tous les autres pays qui bénéficiaient de financements d’une même organisation multilatérale notamment en termes de l’importance du portefeuille et de la qualité des projets financés. Je suis resté incompris par toute l’équipe. Cependant, sans que j’utilise le mot excellence, j’ai amené les membres de cette équipe à donner le maximum d’eux-mêmes et en 2008, nous étions classés premier.

    3. Dans notre pays, nous avons peu de considérations les uns pour les autres. Ecoutez les commentaires peu amènes des gens quand une personne reçoit une promotion:  » Irya mbwa »- Ce chien là- et j’en passe. C’est incroyable! Pourtant, Dieu ne nous a pas donné la langue pour l’utiliser de cette façon. Nous avons sérieusement besoin d’apprendre à bien parler de notre prochain. L’Eglise qui est experte en humanité nous apprend constamment que nous sommes enfants du même Père et que nous devons nous comporter comme tels.

  10. Martino

    malédiction éternelle
    L’accoutumance à la médiocrité et au malheur est la porte ouverte à toutes les formes de déchéance individuelle et sociale.

    Bien ecrit Mr J Marie. Pour ma part, je crois que cette malediction eternelle reside dans nos dirigeants. Et nous sommes nous meme responsable de cette malediction parce que c’est nous meme qui vote ces maledictions. Qui vote les problemes recolte les pleurs. il faut que nous apprenions de nos fautes. Il faut apprendre à tirer les leçons de nos propres malheur.

  11. Gahanuzi

    C’est vraiment catastrophique! Je suis allé déclaré la naissance de ma fille à l’Etat civil; je lui a donné un nom et un prénom, tous les deux en Kirundi. L’Agent d’Etat civil m’a menacé de ne pas l’enregistrer si je n’ajoute pas un autre nom d’une langue inconnue par Ntare Rushatsi Cambarantama. Le pauvre agent s’est basé sur l’article 14 du CPF du 28/04/1993. J’ai répliqué par les articles 11 et 13 du même code, mais en vain. J’ai cédé et j’ai traduit le prénom en français. Après, je suis allé faire sa reconnaissance dans la Mairie et on a accepté que je change son prénom pour revenir à ces anciens noms; tous de la langue de nos aïeux.
    J’interpelle à toute personne d’être fier de sois-même. Les bazungu ne sont pas venus que pour nous détruire.

    • Federation

      @Gahanuzi

      Merci beaucoup pour ce témoignage. Qu’il neige ou qu’il pleuve mes enfants (quand je les aurai) ne porteront que des prénoms avec un sens et une histoire comme nos NOMS.
      J’ignorais (ou je n’avais pas du tout pensé à) cette dimension ADMINISTRATIVE. Je suis maintenant AVERTI! Merci (et BRAVO soit dit en passant !).

  12. Terimbere

    Ahhh!!!
    Intéressant de vous voir s’attaquer au néocolonialisme, vous l’ami du blanc à la troisième génération!
    Ah oui, le blanc ou le parfait et le noir ou l’imparfait!!
    Ceci n’est pas arrivé par accident! Ici, on s’attaque à une idéologie vieille et très puissante!
    Si vous voulez l’attaquer, je ne peux que m’en réjouir, car sans doute apporterez une valeur ajoutée!

    • Stan Siyomana

      @Terimbere: (« on s’attaque a une ideologie vieille et tres puissante »)
      MAIS CE N’EST PAS QUE L’ON VEUT JETER LE BEBE AVEC L’EAU DE BAIN;
      L’ON DEVRA TOUT FAIRE POUR SAUVEGARDER LES VALEURS POSITIVES DU BEAU PAYS DE MWEZI GISABO.
      1. Le bon role de l’auto-critique:
      « Disons que j’ai fait un jouet en bois. ce n’est pas le jouet le plus beau du monde. En outre, il est laid par les normes d’un grand nombre….
      Je peux voir ce que je n’aime pas a propos de jouets et ameliorer l’apparence des jouts futures (utiliser l’auto-critique pour l’amelioration future)… »
      (Voir Energika: « Comment utiliser l’auto-critique pour votre reussite personnelle », http://www.enrgika.org).
      2. Quand j’ai vu a l’aeroport international de Bole (Addis Abeba), un vieux ethiopien en pagnes blanches traditionnelles et voyageant avec un grand pot metallique traditionnel de cuisine;
      quand j’ai ete a un restaurant ethiopien (c’est tres rare de trouver un restaurant africain en Amerique du Nord);
      quand j’ai vu un marriage ethiopien ou presque toutes les femmes etaient dans leur tenue traditionnelle de couleur blance,
      j’etais convaincu que les ethiopiens ont une riche culture et y tiennent beaucoup.
      La riche culture ethiopienne qui doit dater au moins du temps du roi Salomon et de la reine de Sheba n’a pas empecher l’ancien premier ministre Meles Zenawi Asres (1955-2012) d’adopter la philosophie japonaise de gestion KAIZEN (qui veut dire « amelioration continuelle »). Ca a meme mene a la creation d’Ethiopian Kaizen Institute.
      Le premier ministre japonais Shinzo Abe a explique le role du Kaizen comme facteur de la montee du Japon comme puissance industrielle, disant que dans une usine japonaise, des outils de travail qui sont a plus de trois pas du travailleur sont deja trop loin. Il faudrait deja faire au moins six pas chaque fois qu’il doit utiliser ces outils.
      (Voir African Business (July 2013): « Why this time Japan means business », http://www.exacteditions.com).
      3. Le tanzanien Peter Nyanje qui etait l’un des 100 journalistes venus du monde entier pour participer au World Journalists Conference (WJC) organisee par Korea Press Foundation nous livre ses impressions de la Coree du Sud:
      « La chose la plus importante que j’ai apprise est la discipline des gens au lieu de travail et a tous les niveaux. Chaque Coreen attache de la valeur a tout ce qu’il fait…
      Chaque fois que des fautes sont commises, les dirigeants n’attendent pas d’etre forces de prendre leur responsabilite/Whenever anything goes wrong, leaders are not pressured to own up to the mistakes and become accountable. C’est pourquoi quand UN FERRY APPARTENANT A UNE COMPAGNIE PRIVEE a fait naufrage, tuant des centaines d’innocents eleves, on a pas du attendre pour des articles dans la presse ou des manifestations dans les rues pour que DES RESPONSABLES DU GOUVERNEMENT DEMISSIONNENT POUR MONTRER LEUR PRISE DE RESPONSABILITE… »
      (Voir Peter Nyanje: « Lessons from South Korea that can help Tanzania », http://www.thecitizen.co.tz, 5 July 2014).
      4. Et meme si au Burundi il y avait la Commission Verite et Reconciliation (CVR) et la Cour Penale Internationale (dont tous les dirigeants burundais, anciens et actuels, ont peur), est-ce que les Hutus, Tutsis et Twas (du BEAU PAYS DE MWEZI GISABO) sont assez honnetes, assez courageux pour prendre leur responsabilite (pour que le pays en finisse avec l’impunite)?
      Merci.

  13. Articles nkizo nizo turindira tukabura!

  14. Tuvugukuri

    Moi vous me fai rire ngo mama vous regrettez k vos noms sont en francais et ainsi d suite..Meme L’article est en francais iyo ahubwo ayandika no mu kirundi,Meme vos enfants vous faite tt kugira mu barungike mu mahanga nabaheza baca baherayo ng bashaka za nationalitE zo hanze ngo ntibashaka gukora i burundi!Asha barayamaze ati Umurundi asiba kurima ntasiba kwidoga oupps excuze (Kuvuga)

    • Federation

      @Tuvugukuri

      Ndibaza ko utatahuye neza ico nashatse kuvuga.
      Izina n’ururimi sico kimwe. Jewe nzi kuvuga no kwandika indimi zitatu. Ejo nifuje no kwiga n’urundi rurimi, ntacobimbuza kiretse ubushobozi bwanje. Amazina sicokimwe.
      Ivyo kwiga hanze ntaho bijanye n’ibi vyanditswe ng’aha : kurondera ubumenyi ni vyiza cane. Igikuru n’uko umuntu ATIBAGIRA iyo ava n’ico arico (bimwe wavuze ngo : “baca baherayo” n’ivyo bibi n’ayo ama nationalité no gukora hanze ntakibi kirimwo).
      Uskaka kwumva neza ivyo navuze : uragereranya twebwe abanya Afrika hamwe n’abo muri Aziya (akarorero k’abashinwa) canke abarabu : bagumanye amazina yabo mugabo ntibibabuza kwiga no gukora hanze, kwiga indimi zose zishoboka, …
      Jewe navuga ibijanye n’umuco (IDENTITE, CULTURE) … Nizere ko untahura …

  15. Federation

    @Ngendahayo

    Merci monsieur d’avoir fait un billet sur cette MALADIE qui nous ronge, presque nous tous Africains à quelques exceptions près! Vous auriez pu ajouter le choix de nos prénoms … j’ai vu que la mode était maintenant d’en choisir 2 ou 3 comme si celui qu’on nous a imposé/collé ne suffisait pas !

    Qu’est-ce que j’aurai aimé que mes parents me choisissent un bon prénom bien burundais, puisé dans notre longue, grande et riche Histoire et non celui que je porte qui est bien FRANçAIS ! C’est un détail mais ça concourt à cette aliénation généralisée !
    Merci encore!
    PS :
    Un détail qui m’a interpellé: « C’est cette idée de malédiction éternelle – qui remonte loin ! ». L’absence de conditionnel m’a fait tiqué. Est-ce que M. Ngendahayo adhèrerait à la fameuse malédiction de Cham/Ham ???

    • Keza Nahimana

      J’ai un ami Burundais qui habite Genève depuis 1968. Quand il a eu son premier enfant en 1974, — un garçon — il a annoncé aux autorités suisses le prénom qu’il lui avait choisi: Kâmi.

      Les autorités n’ont fait aucune objection à ce prénom peu chrétien. Je ne saisis donc pas pourquoi les autorités burundaises auraient une objection quelcoque aux prénoms typiquement burundais! Complexe d’inférioríté culturelle et autre? Immaturité des individus placés dans cette administration? Que dit la loi, et ses ordonnances d’application? Triste.

  16. Karundi

    Clap clap clap. là je tire mon chapeau.

    Si Mr Ngendahayo à l’occasion de suivre les diffférents discours du président rwandais, il saurait que c’est ce message qu’il donne à longueurs de journée. On voit le résultat.

    • Jean-Marie Ngendahayo

      Cher Karundi,

      Je ne résiste pas à revenir sur cette allusion au président Rwandais. En 1992, durant la campagne politique au Burundi, j’ai déclaré à Nyeshenza (en province de Cibitoke) qu’il n’y avait aucune loi obligeant un Tutsi d’aimer un Hutu ou l’inverse, mais qu’il y a beaucoup de lois et règlements obligeant tout citoyen à respecter la vie et la propriété de tous les autres citoyens. Et ce fut un torrent de désapprobation totale au sein de l’élite « bien pensante » d’alors. L’effet fut tellement grand que même le Nonce Apostolique d’alors s’en est mêlé pour désapprouver « un discours non chrétien et non charitable » d’un politicien Burundais dans une de ses homélies en la cathédrale Regina Mundi de Bujumbura. Deux ou trois années plus tard, Paul Kagame, devenu l’Homme Fort de Kigali a dit pratiquement mot pour mot ce que j’ai dit et ce fut cette fois un tonnerre d’approbation à Bujumbura et, bizarrement, le silence à la nonciature de chez ou de Kigali…
      Vérité au-delà de la Kanyaru, erreur en-deça!

      Fraternellement!

  17. Gerard

    Cher Jean Marie,
    Ce que vous dites est vrai mais il faut admettre que pas mal d’africains ne respectent pas le ‘ les rendez-vous’ et cela reste normal en Afrique.
    Après 52 l’eau et l’électricité (Deux éléments qui font marcher la vie urbaine) sont devenus des denrées rarissimes. Les détourneurs des fonds de la REGIDESO en milliards de nos francs se régalent à l’étranger comme si rien n’était alors qu’il y a l’interpole.

    Caraziwe!

  18. Miburo Anatole

    Uvuze neza cher Joel. Tout ce que vous dites n’est que pure. Mais ce n’est pas tout: Que faut il faire maintenant que le constat amer est là. Nous aimerions tous sortir de cette situation pschologique.
    Il est vrai que nos colons nous ont eus à l’avance. Je connaissais les fleuves et les montagnes francaises avant de connaitre Twinyoni, Ruvubu et autres. Je connaissais l’histoire de la FRANCE EN IGNORANT CELLE DE MON PAYS. Je connais les noms ,les prénoms des jouerus francais avant de connaitre meme un seul jouer du Flambeau de l’Est. Et ainsi de suite. Que faire maintenant?

    • Stan Siyomana

      @Miburo Anatole
      Voici ce qui s’est passe quand la sud-africaine Zelda Lagrange avait (deja) 20 ans :
      « Je nageais dans la piscine (a la maison) en ce jour de fevrier (1990). Et mon papa est venu de la maison et m’a dit: « Nous avons un probleme »/We are in trouble.
      Et j’ai demande: « De quoi parles-tu? »
      Et il a repondu: « ON VIENT DE LIBERER LE TERRORISTE »/The terrorist is being released.
      J’ai dit: « Qui est-il? »
      Et il dit: « NELSON MANDELA ».
      J’ai continue ma natation. Ca n’avait rien a faire avec ma vie/It didn’t affect my life. Je ne savais pas qui etait Mandela. Seul mon papa savait apparemment qui etait Mandela/My father apparently knew who he was… »
      (Voir Mick Krever: « Mandela’s long-time assistant Zelda Lagrange recalls her early racism », http://amanpour.blogs.cnn.com, 25 June 2014).
      Zelda Lagrange est cette Afrikaner qui a servi Mandela depuis 1994 (quand il est devenu President de la Republique d’Afrique du Sud. Elle etait Personal Assistant quand Mandela est mort en decembre 2013. Elle etait l’une des 9 employes a qui Mandela a laisse a chacun la somme de 50.000 rands sud-africains (environ 5.000 dollars americains) dans son testament.
      Zelda Lagrange vient de publier le livre: « Good morning, Mr Mandela », 400 pages.
      Merci.

    • mpa akazina

      Mwompa none akazina n’akagatangurira k’umwigeme wanje buca ndonka ( nom et prenom en) mu kirindi. mbaye ndashima

      • Federation

        @mpa akazina
        Kigeme KEZA (ubu abantu bakunda utuzina tugui tugufi !)

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