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Économie

Ngozi : flambée des prix des produits vivriers

Les marchés de Ngozi connaissent une hausse des prix des denrées alimentaires. La faiblesse du Fbu par rapport au dollar, la mauvaise récolte de la saison précédente, expliquent cette situation. Les familles vulnérables crient famine.

Le marché de Ngozi

Le marché de Ngozi

Les marchés de Ngozi connaissent ces derniers temps une flambée des prix des produits vivriers. Sur la plupart des grands marchés de la province, les prix des denrées alimentaires ont considérablement grimpé comparés aux prix du mois de novembre et de décembre derniers.

Sur les marchés de Ngozi, Musenyi, Birambi, Musasa et Mparamirundi, la situation reste la même, les ménages assistent impuissants à une hausse exponentielle des prix des produits vivriers.

Les produits les plus concernés sont surtout le haricot, le riz importés de Tanzanie, la pomme de terre type Ruhengeri, la farine de maïs et du manioc, le petit-pois vert, etc.

Le kilo du haricot dit Kirundo vendu il y a quelques mois à 800Fbu s’achète aujourd’hui à plus de 1.000 Fbu, le prix de celui de couleur jaune a grimpé jusqu’à atteindre 1.500 Fbu soit une hausse de 300 Fbu dans un délai de trois mois.

Le prix du riz importé de Tanzanie a monté jusqu’à 1.800 Fbu le kg, soit également une augmentation de 300 Fbu. Le petit-pois vert a atteint un plafond de 2.000 Fbu par kg.

Pour la pomme de terre communément appelée Ruhengeri, c’est une augmentation d’environ 250Fbu par kg. Pour le sac de 25 kg de la farine de maïs dite Isembe vendu à 32.000 Fbu, il y a quelques mois, il coûte désormais 38.000 Fbu.

Les causes de cette flambée des prix sont multiples. Les commerçants se plaignent de la dépréciation de la monnaie burundaise par rapport au dollar ou à d’autres monnaies de la sous région.

B.L, un importateur de riz tanzanien se lamente : «Nous avons beaucoup de difficultés pour importer le riz de la Tanzanie, le shilling est en hausse depuis ces trois derniers mois par rapport à notre monnaie».
La plupart des commerçants déplorent le faible écoulement de leurs produits vue leur cherté, les ménages n’ayant pas augmenté leur pouvoir d’achat.

Le spectre de la disette plane

L’autre facteur concerne la mauvaise récolte de la dernière saison culturale due aux mauvaises précipitations. Ceci affecte les familles les plus vulnérables, rares sont celles qui mangent plus d’une fois par jour. Le spectre de la disette plane déjà.

Des cas d’enfants, de femmes enceintes ou allaitantes malnutris ont augmenté. Thérèse Kanyekora, une animatrice communautaire de la commune Muremera est pessimiste : «Plusieurs familles ont faim et cela se répercute sur leur santé, les gens sont faibles et leurs corps résistent de moins en moins aux maladies. C’est le désespoir surtout que les prix des denrées alimentaires sur le marché ne cessent de grimper».

Plusieurs ménages crient à l’aide et demandent que les pouvoirs publics prennent des mesures en vue de freiner cette montée effrénée des produits vivriers sur différents marchés de Ngozi.

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