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Opinion

Lettre Ouverte : Que reste-t-il de la liberté de pensée au Burundi ?

Un pays où les radios indépendantes ont été détruites, où des dizaines de journalistes ont été contraints à l’exil, où des centaines de citoyens de tous les horizons ont été arrêtés, ont été tués ou se cachent. Un pays où les gens se taisent de peur de devenir la cible de violences à cause de ce qu’ils sont ou de ce qu’ils pensent. Voilà ce qu’est devenu, en l’espace de quelques mois, le Burundi, ce petit pays d’Afrique centrale pourtant présenté depuis plus de dix ans comme un modèle de consolidation de la paix et de la liberté d’opinion et d’expression.

Nous, chercheurs et enseignants engagés au Burundi depuis plusieurs années, voulons marquer notre solidarité avec nos collègues burundais. Depuis le début de la crise, l’Université burundaise, qui pourrait être un rempart face à la résurgence de la violence et des manipulations idéologiques, se tait. Les enseignements se tiennent toujours, mais la peur a réduit à néant l’espace de débat et d’analyse. Ceux qui marquent ouvertement leur désaccord, tant avec le système qu’avec l’opposition, et leurs méthodes, sont intimidés et parfois disparaissent. Certains collègues qui ont fui le pays craignent que la moindre déclaration critique ne mette en danger leurs proches restés au Burundi. Une chape de plomb s’est abattue sur le pays. Nous condamnons une pensée unique qui s’installe, refusant le débat et la contradiction, et qui manifeste ce refus avec la plus grande violence. Le Burundi a plus que jamais besoin de citoyens critiques et de décideurs capables de s’appuyer sur une analyse nuancée de la situation.

Depuis avril 2015, le Burundi est secoué par une crise politique qui a débuté lorsque le Président Pierre Nkurunziza, élu en 2005 et 2010, a décidé de se présenter pour un troisième mandat dont la légalité est contestée par l’opposition politique et la société civile. Le mouvement de contestation, pacifique d’abord, a été violemment réprimé et une opposition armée s’est constituée, perpétuant à son tour des agressions envers les forces de l’ordre. Un coup d’état manqué a permis au pouvoir en place de justifier la destruction du premier vecteur d’information, les radios indépendantes, de bloquer le fonctionnement des principales organisations de la société civile, de traquer les opposants politiques, et d’émettre des mandats d’arrêt contre les personnalités politiques, journalistes, et militants des droits de l’homme critiquant le pouvoir en place et qui ont trouvé refuge à l’extérieur du pays. C’est dans ce contexte que le pouvoir en place a organisé des élections qui ont confirmé, en juillet 2015, le troisième mandat du Président Nkurunziza.

Les élections n’ont pas calmé le jeu. Loin de là. Plus de 400 personnes ont été tuées depuis un an, des milliers sont emprisonnées dans des conditions dramatiques, et près de 250.000 ont trouvé refuge dans les pays voisins. Le 11 décembre, suite à l’attaque par des groupes armés de trois camps militaires, une répression féroce s’est abattue sur les quartiers de Bujumbura considérés comme les foyers de la contestation. Au moins 87 personnes y ont laissé la vie, selon le bilan officiel. En janvier 2016, Amnesty International attestait de l’existence de fosses communes dans le pays.

Dans ce contexte, comment l’université pourrait-elle encore assurer sa triple mission d’enseignement, de recherche et de service à la communauté ? Cette jeunesse que l’on abat, nous l’avons côtoyée dans les divers projets dans lesquels nous sommes impliqués, sur les bancs des universités ou en dehors ; des projets aujourd’hui suspendus, entravés ou menacés. C’est elle qui portait l’espoir de l’émergence d’un Burundi pacifié et démocratique, ayant apaisé les vieux démons de l’ethnicité et des divisions du passé.

En dépit de prises de position explicites des partenaires internationaux, de l’Union africaine et des Nations-Unies, et malgré de multiples tentatives de médiation, la situation s’est enlisée. Personne n’en bénéficie. De nombreuses recherches ont pourtant souligné les conséquences dramatiques, à court, moyen, et long termes d’une résurgence de la violence au Burundi. Elles ont souligné que l’impact d’une crise continue à affecter le développement et le bien-être de générations entières, bien après un hypothétique silence des armes.

Nous dénonçons l’usage de la violence. Nous sommes choqués par l’impunité dans laquelle se déroulent des violations flagrantes des droits de l’homme, incluant des exécutions sommaires, arrestations arbitraires, enrôlements forcés, incarcérations et tortures, visant parfois nos étudiants. Nous sommes particulièrement sensibles aux manipulations qui entravent la liberté d’expression, paralysent la liberté de pensée et réduisent nos collègues burundais à l’autocensure. La propagande et la rhétorique belliqueuse entretenue par certaines des parties ne peuvent occuper tout l’espace discursif. Les mots sont nos principaux outils de travail, ils peuvent sembler dérisoires dans un contexte où les armes dominent, mais ce sont des mots et non des armes que viendront des solutions.

Nous souhaitons manifester à nos collègues burundais notre soutien et leur faire part de nos interrogations profondes : nos partenariats peuvent-ils (doivent-ils) reprendre dans un tel contexte ? Quelle forme leur donner ? Comment pouvons-nous relayer une parole à la fois libre et nuancée qui est plus que jamais nécessaire au retour de la paix, de la sécurité et de la confiance ? Nous savons combien la voix des universitaires burundais est précieuse pour éclairer le contexte actuel et faire entendre une pensée critique et constructive, qui puisse non pas détruire, mais éclairer au bénéfice de tous et identifier des pistes de solution. Nous exhortons le gouvernement burundais à garantir, sur le territoire national, un espace de débat et de réflexion. Nous rappelons à la Communauté Est Africaine, à l’Union Africaine et aux Nations Unies que la liberté de pensée et d’expression constitue une valeur fondamentale inscrite dans leurs documents constitutifs. Il est temps de se mobiliser pour la défendre.


Signataires :

– Ahamed Saïd Abass : Thinking Africa
– Barry Mamoudou : Thinking Africa
– Batungwanayo Aloys: Hope Africa University
– Behuria Pritish : London School of Economics and Political Science
– Berckmoes Lidewyde : University of Amsterdam
– Birantamije Gérard : Université du Lac Tanganyika
– Bouka Yolande : Institute for Security Studies
– Chaara Imane : University of Oxford
– Corticelli Giacomo : Université de Namur
– Crochet Marcel : UCL (recteur honoraire)
– Curtis Devon : University of Cambridge
– Daley Patricia : University of Oxford
– Damay Ludivine : Université Saint-Louis Bruxelles
– de Beer Daniel : Université Saint Louis – Bruxelles
– De Maesschalck Filip : University of Antwerp
– de Saint-Georges Pierre : Université de Louvain
– Delcourt Barbara : ULB
– Desrosiers Marie-Eve : Université d’Ottawa
– Falisse Jean-Benoît : University of Oxford
– Fierens Jacques : Université de Namur
– Finnegan Dorothy : The College of William & Mary, Virginia, USA
– Frère Marie-Soleil : FNRS / ULB
– Grauvogel Julia : GIGA German Institute of Global and Area Studies
– Hirschy Justine : Université de Lausanne
– Ingelaere Bert : University of Antwerp
– Jamar Astrid : University of Edinburgh
– Jones Will : University of Oxford
– Klimis Emmanuel : Université St Louis – Bruxelles
– Kohlhagen Dominik : Max Planck Institute for Social Anthropology
– Laely Thomas : University of Zurich,Ethnographic Museum
– le Polain Maïté : Université Catholique de Louvain (UCL)/ CIRTES
– Leclercq Sidney : ULB / UCL
– Lemarchand Rene : University of Florida
– Leszczynska Nastassia : FNRS/Université libre de Bruxelles
– Lututala Mumpasi Bernard : Université de Kinshasa et CERED
– Martin de Almagro Maria : ULB
– Matignon Emilie : Chercheure associée LAM &CIRAP
– Mosca Marta : Université de Turin
– Niyonkuru René-Claude
– Pontalti Kirsten : University of Oxford
– Popplewell Rowan : University of Oxford
– Purdekova Andrea : University of Oxford
– Renaud Flavien : IHEID, Genève
– Reyntjens Filip : Université d’Anvers
– Rosoux Valerie : UCL/ FNRS
– Russell Aidan : University of Cambridge/IHEID Genève
– Schaut Christine : Université Saint-Louis Bruxelles
– Schwarz Joëlle : Université de Bâle, Suisse
– Sterck Olivier : University of Oxford
– T’Kint Sophie : University of Oxford
– Tchatchoua Rosine : African Studies Centre/Wageningen University (The Netherlands)
– Van Acker Tomas : CRG, Université de Gand
– Vermylen Aurore : UCL/FRESH
– Vervisch Thomas : CRG, Université de Gand
– Verwimp Philip : ULB
– Vielle Pascale : Université de Louvain
– Wasinski Christophe : ULB
– Weima Yolanda : York University, Canada
– Wilén Nina : FNRS/ULB
– Wittig Katrin : Université dé Montréal
– Wolters Stephanie : Institute for Security Studies

  40   Vos commentaires
  1. BURKA

    Chers commentateurs,
    Je viens de relire avec intérêt tous commentaires ou vos réponses à certains commentaires. Je dois dire qu’aussi bien que la lettre que je trouve d’un intérêt capital, vos commentaires méritent d’être globalement commentés. Je vous conseille de ne pas considérer mon opinion comme une critique de vos observations mais plutôt une opinion de plus.
    D’une part, faut-il le savoir, une lettre ouverte n’est une pas recherche. J’ai vu beaucoup d’entre vous exprimer, parfois avec un ton qui ne relève pas moins de la violence colérique. Pourtant, une lettre ouverte, c’est un clin d’œil que des gens avertis, pas seulement les chercheurs ou enseignants, peuvent adresser aux pouvoirs publics ou à tout autre personne investie d’une autorité en vue de lui signifier le problème pendant auquel il est appelé à trouver une solution. A ce titre, les enseignants et chercheurs intervenant au Burundi, ont interpellé l’autorité sur un malaise qu’ils ressentent. Il ne s’agit pas donc d’un article à publier dans une revue scientifique ou dans un ouvrage collectif. C’est juste une opinion émise et qui interpelle les uns et les autres, y compris les commentateurs. Rien de plus.
    D’autre part, une lettre ouverte n’est un objet pour offrir une nouvelle carte d’identité. Les signataires ne sont pas les ennemis du Burundi encore moins des hommes et femmes au pouvoir, y compris les intellectuels organiques, comme il y en a partout dans le monde. Nous avons vu certains écrire ce sont les Sindumuja, et les autres répliquer, non! d’autres encore ont énuméré des noms de burundais signataires, certains s’interrogeant sur la qualité des signataires d’autres exprimant des craintes pour ces Burundais qui singent contre le régime, comme si ils étaient les premiers, pas plus d’ailleurs les derniers. Je trouve cet esprit d’amalgame trop perturbateur. Il y a un mal qui couve. Qui peut dire que jusqu’ici aucun étudiant n’a été tué? qui peut dire que les médias n’ont pas été détruits? Qui peut affirmer que le régime en place n’enfreint pas aux libertés fondamentales des citoyens. D’ailleurs là n’est pas le débat, il se trouve dans le réarmement moral des uns et des autres. y compris ceux qui ne veulent pas d’une voix dissonante.

    Merci.

  2. claude nahayo

    Cher Jean-Pierre Ayuhu,

    Vous savez bien qu’on ne peut pas réussir à arrêter ou censurer indéfiniment la « pensée » que génèrent naturellement les êtres humains, bref leur liberté de pensée. Au prix des guerres destructrices, la liberté se recherche. Aujourd’hui, pour moi, c’est la déception : On ne pensait pas qu’on reviendrait ainsi a la case de départ : un facilitateur international pour des négociations afin de resoudre une nouvelle violente crise Burundaise. On n’avance pas.

    Vous savez bien que le besoin de liberté est irrésistible: souvenez-vous de la « lettre ouverte de 1988 » par certains intellectuels, au risque d’emprisonnements ou de mort. Aujourd’hui, ceux qui veulent militer « Sindumuja » le seront par la force des choses, je n’en suis pas un, mais je le sais tout simplement, ne fut-ce que par l’evidence biblique : souvenez-vous de la Creation (Bible, Genese : Libre volonté): que pouvez-vous faire pour stopper cette pensée Sindumuja ? Prendrons-ils illégalement les armes ? faut-il les tuer ou les bannir tous ? Même la bizarre secte de « Zebiya » continue à «penser ». La pensée Sindumuja est soutenue, selon vous, par des grands universitaires : pouvez-vous vraiment l’arrêter ? Quelle voie qui reste ? Espérons que H.E. Mkapa réussira. Les violences sont les corollaires de la liberté étouffée. La paix est le corollaire de la juste liberté. Pensez-vous que tout ce drame est un « complot anti-Burundais » ou une vraie lutte pour la liberté ?

    Vous et moi, sommes des impuissants témoins du drame violent qui se joue au Burundi et au Rwanda, depuis des décennies, pour chercher et trouver un « équilibre de la paix durable » qu’octroie le plein exercice des libertés humaines. Toute « paix » dans l’injustice n’est pas « durable ».
    Courage a nous tous. Et faisons des Prières pour que Dieu nous pardonne tous nos péchés actuels ou anciens.

  3. BURKA

    Et alors

  4. SIMONA

    A STAN SIYOMANA

    STAN,
    QU’ETES-VOUS DEVENU ?
    JE NE LIS PLUS.

    • Stan Siyomana

      @Simona
      Merci de votre soutien.
      Je suis toujours ce qui s’ecrit sur Iwacu-burundi.org, mais c’est vraiment decourageant de voir ce qui est en train de se passer au Burundi.
      Peut-etre que je ferai un commentaire de temps en temps.

  5. Jean-Pierre Ayuhu

    Chers journalistes d’Iwacu,

    A la lecture des différentes réactions autour de cette lettre ouverte, je pense que telles publications ne mériteraient pas d’être à la Une sur votre/notre site.

    De la part des chercheurs, il ne donnent aucune contribution, ni dans la compréhension de ce qui se passe, ni dans la recherche de solution.

    Il s’agit, à mon avis, d’une autre forme de militantisme qui n’honore pas leur rang de chercheurs.

    Je vous adresse, chers journalistes d’Iwacu, mes meilleures salutations

    • Bakari

      @Jean-Pierre Ayuhu
      « Il s’agit, à mon avis, d’une autre forme de militantisme qui n’honore pas leur rang de chercheurs. »

      Je suppose que ce n’est pas le « militantisme » qui vous dérange.

      • Jean-Pierre Ayuhu

        C’est le contenu qui me dérange et la manière dont les choses sont présentées. Un écrit d’un chercheur doit avoir de la hauteur!

    • Gabriel nino

      Un intellectuel doit être engagé ou il ne l’est pas, disait un écrivain que vous connaissez peut être. Et être militant n’est pas inconciliable avec la recherche.

      • Jean-Pierre Ayuhu

        Oui, pour la bonne cause! Un chercheur peut avoir une opinion et donc un engagement mais pas à ce point. On dirait qu’ils ont compilé les écrits za ba Sindumuja.

  6. Kagisye

    La Liberté de pensée ne peut jamais être torpillée. Celle de s’exprimer peut l’être. Et pour illustrer l’affront à la liberté de pensée au Burundi, vous mettez la photo de l’ex RPA. Est-ce que cette radio d’Alexis constituait pour vous un « Tankthinker ». Pour vous donc c’était là le réservoir des pensées au Burundi??? Nostalgiques de la pollution verbale au Burundi!!! Je crains que vous confondiez « liberté de pensée » et « liberté d’expression »

  7. Ntahitangiye

    Messieurs les Signataires,

    Je peux vous dire que vous n’êtes pas du tout des chercheurs. J’ai travaillé avec des chercheurs universitaires et j’étais chargé d’inventorier les laboratoires de recherche, la liste des chercheurs pour chaque laboratoire, rassembler les thèmes de recherches, des publications et l’impact de leur recherche sur le développement national.
    Votre lettre-ouverte est une honte à la recherche: démonstration
    1) Vous êtes 61 chercheurs éparpillés dans le monde et la seule communication entre vous est le téléphone ou l’internet. Votre thème de recherche est « Liberté de pensée » le lieu de recherche est: le Burundi.
    2)Sur les 61 chercheurs on voit trois (3) noms burundais: Batungwanayo Aloys: Hope Africa University, Birantamije Gérard : Université du Lac Tanganyika, et Niyonkuru René-Claude. Les Burundais pensent en Kirundi, langue nationale. Les autres chercheurs comment peuvent-ils prétendre faire une recherche sur ce thème « Liberté de pensée » alors qu’ils ne connaissent ni la langue,ni les traditions, ni les comportements du peuple sur lequel ils font la recherche ? La liberté de pensée ne se réduit pas au nombre de radios privées ou au nombre de médias privés.
    3) Sur ces 61 chercheurs, combien ont-ils été sur le terrain (Burundi) pour apprendre la langue (Kirundi) et mener leur recherche au milieu du peuple Burundais conformément à la rigueur de la recherche scientifique ? Un chercheur n’affirme rien gratuitement.
    4)Quand et où vous-êtes vous rencontrés pour analyser, discuter et faire la synthèse vos recherches ?

    Quelques personnes ont rédigé une publication « lettre-ouverte » pour exprimer leur pensée et non le résultat d’une recherche et tous ces « Chercheurs » ont signé cette publication comme résultat d’une recherche: c’est une insulte à la recherche scientifique
    En cherchant à salir les autorités burundaises par tous les moyens, vous risquez de vous rendre ridicule.

    • moi

      Bien dit.

    • Gabriel nino

      Vous avez travaillé avec des chercheurs mais vous n’êtes pas chercheur pour autant. C’est différent. UN peu d’humilité. Les conditions dans lesquelles ils ont produit leur document n’importe pas. Leurs opinions qui peuvent au demeurant faire objet de débat intéressent. Là ou vous vous ridiculisez, c’est quand vous prétendez que pour faire une recherche sur le Burundi, il faut nécessairement parler le Kirundi, si du moins j’ai bien lu. Il n’ont pas prétendu être des chercheurs en linguistique du Kirundi. Et bizarrement, vous vous exprimez dans une autre langue qui n’est pas la votre. Doit-on comprendre que vous êtes hors sujet au mieux ou incohérent au pire?

  8. abruzi

    Muhima Mweru,

    Ce raisonnement n’est pas contructif. Ayuhu a contredit les idées de cette lettre par d’autres idées.
    Amène aussi des idées ou des faits pour contredire les siens.
    Sinon tu t’est contenté d’attaquer la personne et cela est dangereux.
    Est-ce qu’il nie les faits juste pour les nier? Ok.Argumentes…!

    « Qui de vous et de ces éminents Professeurs devons nous croire ou avoir confiance? »

    Professeurs qu’ils sont, ils n’en sont pas moins hommes! Ils restent des êtres capables de se tromper comme vous et moi, capables de subjectifité dans leurs raisonnements, – voire pire -capables de mentir!

  9. Kalaba

    Oh là là la…vous êtes sur que ces signataires sont des chercheurs? Je ne crois pas, car un chercheur avance une théorie, l’explique ou la démontre en insistant sur une méthodologie bien claire de sa recherche.
    Mais là à vous lire, vous nous rappeler ce que nous savons déjà il y a bien longtemps (presque un an passe), alors chers chercheurs, donnez des propositions de solutions qui pourront contribuer à retrouver la paix durable et la liberté de « penser » comme vous le dites d’il y 10 ans.

    Vous auriez dû vous demander que si réellement le Burundi était en paix relative depuis 10 ans, serait ce seulement la volonté de Pierre NKURUNZIZA qui est à l’origine de ce que nous avons vécu et nous continuons à vivre? Vous, qui êtes des grands chercheurs des grandes « universités » aidez nous à y voir clair….si non, il y a lieu tout simplement de penser que ce qui arrive au Burundi relève d’une manipulation panifiée peut être depuis 2005.

    • Joan

      @ kalaba.
      Ce n’est pas du tout un document de recherche.il faut differencier Les choses.ne cherche pas de theories ni de conclusion Dans cette lettre.

      • Kalaba

        Dans ce cas ils auraient dû emprunter un autre titre, pas celui de « chercheurs »…en plus de grandes universités!Faut pas mélanger les choses pour semer la confusion…c’est signe d’irresponsabilité!
        Juste en passant, j’ai vu dans cette liste un seul burundais « Niyonkuru René-Claude », il est chercheur où? et dans quel domaine? c’est un oubli je suppose….hahahahaha, pour ne pas penser bien sur que ce nom apparaît pour nous faire gober que aussi des « buruandais  » ont contribué dans « l’article »!

  10. Les detracteurs de la democratie au Burundi sont en panne. Ils sont aller chercher les so called penseurs du monde mais….. ca reste qu’ils contactent les grooms pour boyecotter de faire les travaux de ménage. Je les conseillerais d’aller chercher conseils au people.

    • kubanankera

      A-t-on besoins d’autant de radios privées au Burundi? Je ne pense pas! Sinon pour faire quoi?

  11. Pourquoi penser? Ne vaut-il ps mieux passer beaucoup de temps à travailler au lieu de penser? Telles sont les unes des questions qui sortent des messages en réaction à l’article écrit par ce groupe de professeurs. Pathétique, non? Quelle horreur! Ces commentaires montrent bien que nous Burundais, nous avons effectivement besoin d’étudier, nous avons besoin non seulement d’université mais aussi d’un système éducatif réformé en profondeur ne serait-ce que pour comprendre le message laissé par ce genre d’article mais aussi pour avoir une éducation permettant de respecter des professeurs d’aussi prestigieuses institutions!

  12. Kagabo

    Ahubwo nibazane Buldozer aho iyo nzu iri bahace ibarabara.

  13. claude nahayo

    Et d’ailleurs, pourquoi penser au Burundi ou au Rwanda ? Pas besoin de penser pour se « développer ». Dans cette liste des signataires de cette lettre ouverte, on ne voit aucune université de Chine, de Russie, Iranienne, Corée du Nord, etc…Les pouvoirs Burundais et Rwandais semblent vouloir plus la promotion « intellectuelle » de la « pensée unique » ..Les deux pouvoirs ont été amis en ce sens de 2005 a 2015 avant la rupture …le postulat des pouvoirs au Rwanda et au Burundi est que le peuple dans sa grande majorité veut vivre et prospérer dans la pensée unique et clairvoyante des dirigeants actuels…je n’arrive pas a voir ce que sera l’avenir a terme, je m’excuse de partager mon pessimisme, peut-être que c’est trop tard, je vous ai fait perdre votre temps a lire mon commentaire: j’y vois rien et je ne vois pas de possibilité de solution que je sois en mesure de proposer. Et d’ailleurs, oui, pourquoi penser au Burundi ? ………Cette lettre ouverte sera peut-être interprétée par le pouvoir comme une nouvelle manifestation du complot, version « académique » occidental (USA, France, Belgique, etc.) qui veulent s’opposer a la pensée unique bienfaitrice au Burundi et au Rwanda…Prions les amis car on en vient aux supplications des lettres ouvertes, comme celle de 1988 : cela veut dire que le chemin de l’avenir sera long et difficile ….On ne peut pas arrêter de penser, comme de respirer et d’être… prions les amis. Je partage mon découragement : Nos « maitres à penser » ou « maitres à ne pas penser », champions de la pensée unique, des pays « émergents » de la Russie, de la Chine, de l’Iran, du Zimbabwe, etc. sont peut-être mieux indiquer pour nous éclairer : qu’en pensent-ils dans l’ « unicité » de la pensée ? Un long et difficile chemin….

  14. Darius Adolf

    Je ne trouve aucune solution concrète envisagée par ces » profs »-  » chercheurrs » ! L´étape des lettres est déjà dépassée, nous voulons des mesures concrètes qui puissent chasser le pouvoir actuel et restaurer un état de droit et remettre notre pays sur les rails du développement, point trait!!!

    • kubanankera

      Encore une autre pensée sans sens, déplacée quoi! Le monde de la suprématie a changé, le Burundi est une démocratie. Tu veux le pouvoir tu vas aux urnes comme Pierre NKURUNZIZA l’a fait. Sinon cessez de baver.

  15. Ntahitangiye

    « Nous exhortons le gouvernement burundais à garantir, sur le territoire national, un espace de débat et de réflexion. Nous rappelons à la Communauté Est Africaine, à l’Union Africaine et aux Nations Unies que la liberté de pensée et d’expression constitue une valeur fondamentale inscrite dans leurs documents constitutifs. Il est temps de se mobiliser pour la défendre »

    Se mobiliser pour un espace de débat et de réflexion , la liberté de pensée et d’expression, c’est bien. Mais se mobiliser pour travailler, pour développer le pays, c’est mieux. Il vaut mieux passer plus de temps à travailler, c’est bénéfique pour le peuple que de passer plus de temps à parler. Celui qui est en train de travailler n’a pas beaucoup de temps à parler et même n’a pas beaucoup de temps à pécher contre Dieu. L’Afrique a plus besoin des actions concrètes que des discours ou des querelles sans fin.

  16. Jean-Pierre Ayuhu

    Chers chercheurs,
    Une autre lettre ouverte, aussi accusatrice, peut vous être adressée également.
    Le chercheur se doit d’être pragmatique. Il n’est pas un militant, oui il l’est mais un militant pour la science. Il doit éclairer l’opinion. Ses résultats peuvent aussi être critiqué… Mon cher professeur de « Critique historique » à l’UB, Gaetan Fertz m’a insufflé cet esprit et je m’y lance en vous critiquant sur certaines de vos affirmations.

    « Un pays où les radios indépendantes ont été détruites », oui elles ont été détruites. Un chercheur ne sort pas une affirmation gratuitement comme vous le faites. Lors de la tentative de mai 2015, ces radios ont servis – peut-être par force ou volontaire- de relais, d’organe d’expression aux hommes et femmes qui voulaient renverser les institutions. Toute armée du monde, dans un contexte de guerre, cherche à faire taire les organe de propagande de l’ennemi…Oui les putchistes étaient des ennemis d’un jour, oui la presse a été l’organe de propagande.

    « Un coup d’état manqué a permis au pouvoir en place de justifier (…) de bloquer le fonctionnement des principales organisations de la société civile, de traquer les opposants politiques, et d’émettre des mandats d’arrêt contre les personnalités politiques, journalistes, et militants des droits de l’homme critiquant le pouvoir en place et qui ont trouvé refuge à l’extérieur du pays.. ». Là chers chercheurs, vous manquez d’objectivité. Il ne s’agit pas du pouvoir en place mais du pouvoir purement et simplement que le peuple a mis en place. Ce peuple est témoin et je suis témoin que la société civile n’a pas exempte de reproche face à la crise. Et oui, de l’invention du slogan « Sindumuja », aux manipulation de l’opinion internationale, en passant par l’armement des manifestants, la société civile y a une part importante…Ecoutez Barankitse Maggy, la Journaliste Kiramvu qui appelle au meurtre, Gakunzi qui commente et confirme sur France 3 un reportage monté de toute pièce pour accuser et légitimer ce génocide attendu mais qui tarde à venir et probablement, Dieu merci, ne viendra pas….

    « Un pays où les gens se taisent de peur de devenir la cible de violences à cause de ce qu’ils sont ou de ce qu’ils pensent.. », vous dites. Là je rêve, il s’agit peut être d’un autre Burundi, un Burundi imaginaire…Si c’est le Burundi que je connais, les hommes s’expriment, critiquent tout en vivant au Burundi…il suffit d’écouter Léonce Ngendakumana, président du Frodebu et de l’ADC ikibiri…ne critique-t-il pa et n’accuse-t-il pas à longueur de journée le pouvoir tout en continuant à vaquer à ses occupations politiques? Non, chers chercheurs, vous exagérez, surtout que ce que vous faites là est aussi une critique et que parmi les signataires, il y a Birantije Gerard, Batungwanayo Aloys, chercheurs, résidents au Burundi…J’ose espérer qu’ils ne se suicident pas en consignant ce memorandum, n’est-ce-pas!

    « Cette jeunesse que l’on abat, nous l’avons côtoyée dans les divers projets dans lesquels nous sommes impliqués, sur les bancs des universités ou en dehors ; des projets aujourd’hui suspendus… ». Attendez, on abat jamais la jeunesse pas plus que l’on abolit un peuple! Des jeunes ont été tué, parfois victimes innocentes, parfois parce qu’enrôlés dans des mouvements armés, parfois victimes de leur appartenance politique, voir ethnique et là je précise bien hutu et tutsi, car dans les tentatives de faire croire au monde que le tutsi est en danger au Burundi, on dira toujours au secours, le génocide au mode du Rwanda, se prépare au Burundi et du coup, c’est le tutsi qui devient potentiellement victime! Donc, chers chercheurs, on a l’impression que vous ne cherchez pas la vérité …

    Tant qu’il y aura autant de vérités qu’il y a de chercheurs, la vérité aura de la peine à régner dans ce beau pays!

    • moi

      Merci Jean-Pierre Ayuhu, ces chercheurs veulent justement faire comme ont fait cette soi-disant société civile: mentir au monde entier qu’ils sont neutre alors que ce sont eux les vrai acteurs politique.
      Bravo

      • Jereve

        Oseriez-vous dire que tout va très bien, qu’il n’y a rien à dire, rien à demander, qu’il faut seulement applaudir? Non, à moins que nos nos leaders respectés et bien aimés aient réussi à réduire nos cerveaux à l’état comateux.

        • Bakari

          @Jereve
          Cerveau à l’état comateux? Ne soyons pas excessifs! Le seul endroit où tout va très bien d’après ce qu’on nous raconte est le paradis! Et là-bas, pour aller le vérifier, personne n’est pressé, surtout que le billet permettant d’y aller n’est qu’en aller-simple (du moins pour le moment)!

    • Hakizimana Leopold

      merci Ayubu

    • Muhima Mweru

      Mr. J.P Ayuhu, vos réactions manque d’objectivité, tu es de ceux- là qui ne veulent pas que la vérité se sache. Tu es de ceux- là qui nient simplement pour nier, ceux- là qui ne veulent pas affronter la réalité des faits! La vérité que vous voulez faire croire et la vérité des faits sont  » deux vérités contradictoires( voir philosophie) » , tu fais la diversion. Qui de vous et de ces éminents Professeurs devons nous croire ou avoir confiance? Avez vous une notion d’honnêteté scientifique?une notion d’éthique et du professionnalisme? Voila les valeurs qu’ils ont et dont vous n’avez pas mon cher! Si nous revenons à la crise que traverse le Burundi et ses conséquences néfastes, il faut lié les faits à la causalité ! La genèse des problèmes actuels c’est le 3 ème mandat, un problème politique et constitutionnel, mais dont la frange des extrémistes au sein du CNDD FDD veulent ethniciser pour pouvoir assouvir leur appétit de vengeance absurde. Mais rappelez vous que » Celui qui recherche la vengeance devrait commencer… par creuser deux tombes ».

      • moi

        Par contre Ayuhu a bien démontré scientifiquement et toi???????????!!!!!!!

      • KOMEZAMAHORO

        Je voudrais juste poser une question à Mr JP AYUHU, lorsqu’un docteur émet un diagnostic, est-il objectif ou subjectif par rapport au patient (non pas par rapport à la maladie)? La société burundaise est malade et ces éminents « penseurs » ont juste émis un diagnostic qui est le suivant: le mal qui ronge la société est essentiellement le pouvoir en place. cette lettre ouverte n’est qu’une partie d’une longue liste de médicaments (plutôt amers pour certains) inscrits sur l’ordonnance médical. Si vous trouvez qu’ils sont subjectifs, c’est peut-être parce que vous êtes une des innombrables cellules contaminantes ou déjà contaminées (simple hypothèse). Pour ce qui est du suicide de Pr Gérard et autres, shuuuuuut pensez tout bas, ça pourrait donner des idées à certains.

      • Jean-Pierre Ayuhu

        Cher Muhima Mweru,
        Je dois vous avouer que j’aime un débat contradictoire mais là, je ne vous comprend pas et je n’arrive pas à vous suivre..Pourqoui? Parce que:
        – je n’ai rien nié,
        – je ne fais pas de diversion, je démontre que ces chercheurs ne sont pas si chercheurs que ça..et je le démontre en montrant qu’il ne suffit d’énoncer un fait quand on est chercheur..on doit faire une analyse de ce qu’on énonce. En maths, cher Muhima, il y a ce que l’on appelle des axiomes. Ce sont des affirmations qui n’ont pas besoin d’être demontré ( par exemple, entre deux point passe une et une seule droite, d’accord?). En revanche, dire qu’une radio a été brulé sans dire ni pourqoui, ni par qui, ni par contexte, ce n’est pas scientifique , mon ami!

        Pour le reste, vous mettez en évidence votre colère, votre frustration et avec les émotions pareilles, l’on ne peut pas raisonner.

        Wirambire mwana wa mama!

  17. Dagoberto

    Les universitaires burundais sont présumés instigateurs dans tout ce qui prévaut actuellement. Revisiter les archives médias, leurs analyses de toujours n’ont pas été de nature à amorcer la crise. Leur subjectivité a contribué bcp dans l’escalade du conflit. De plus, aborder la problématique burundaise yeux devant, sans consulter objectivement le passé de ce pays, c’est avancer vers nulle part. Aussi longtemps qu’on aura pas une génération éprise d’équité et de justice pour assumer ensemble notre histoire, voir plus ou moins de la même manière les événements du passé en bannissant l’impunité (ne jamais trouver du bien dans le mal des autres parce-que proches, du mal toujours chez les autres parce que de l’autre camp), de façon cyclique entre burundais, on se broiera toujours. c’est mon point de vu.

    • Lambert

      Aujourd`hui c`est moi, demain c`est vous et soyez certain.
      N`oubliez pas que le génocide des juifs a emporté 6000000 de vies humaines mais la nation juive existe encore.
      Et ceux qui ont l`ont commis sont traqués partout ou ils sont. Continue ta négation cher Ayubu le jour viendra et tu va l`avouer couvert de honte.

      • Bakari

        @Lambert
        Parmi ceux qui sont traqués, on y trouve des palestiniens; expliquez-moi, vous le spécialiste de l’histoire des guerres des peuples ou des tribus!

        • Jean

          JP en te lisant je presume que tu es toi aussi chercheur ou scientifique. La question que j’aimerais te poser est simple. Est ce que toutes tes « lettres » ou ecrits sont ils des produits d’une recherche empirique? Ou tout simplement un scientique est il (elle) tenu(e) a ne sortir que des articles?
          Cher JP lis le titre du papier puis juges les objectivement sur ce qu’ils ont ecrit. N’embrouilles pas les petits esprits par les theories de rigueur scientific de recherche, qui par ailleurs ne s’appliquent pas sur le document sign€ et que je presume que tu ne connais pas mieux qu’eux.

      • @ Lambert ,

        J’aimerais bien que tu donnes l’exemple de genocide HUTUI de 1972 que tu connais bien et non le genocide des juifs que tu connais pas.

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