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Politique

Le Cnared rumine sa colère après le 26ème Sommet de l’UA

Jérémie Minani :« Nous sommes déçus »

Jérémie Minani :« Nous sommes déçus »

Cette plateforme de l’opposition burundaise avait placé ses espoirs dans ce grand rendez-vous des leaders africains. Elle se dit déçue par les conclusions de cette ’’grand-messe’’.

Elle attendait des mesures concrètes pour la relance des pourparlers inter-burundais sous la médiation sous régionale, aujourd’hui au point mort. Le Cnared tablait également sur ce sommet pour qu’il y ait coup d’envoi ou feu vert au déploiement d’une force de maintien de la paix au Burundi, une promesse faite le Conseil de paix et de sécurité de l’UA.

«Rien de tout cela», se désole le porte-parole du Cnared, Jérémie Minani. «Nous sommes déçus par la décision de ce sommet des Chefs d’Etats de ne pas autoriser le déploiement de la Maprobu (Mission de prévention et de protection au Burundi) pour protéger la population civile burundaise en péril imminent».

Ce qui est choquant surtout, explique-t-il, c’est le fait que les chefs d’Etats ont jugé que l’envoi de cette force serait prématuré. «On se demande alors combien de morts il leur faut pour juger que c’est le moment d’intervenir».

«Avec plus de 1200 morts,  des centaines de disparitions forcées, plus de 6.000 détentions arbitraires, près de 300.000 réfugiés, comment peut-on juger que c’est prématuré pour intervenir spécialement lorsque les négociations censées résoudre cette crise sont au point mort à cause de l’obstination de Bujumbura ?», se demande le porte-parole du Cnared.

D’après lui, cette décision de l’AU ouvre la porte à une nouvelle guerre civile au Burundi parce qu’une partie de la population burundaise ne se laissera pas exterminer dans un silence absolu de l’ensemble de la Communauté internationale spécialement des pays africains.

Pour le Cnared, ’’il faut  une force internationale capable de protéger la population et neutraliser l’action des milices et des éléments des forces de défense et de sécurité acquis à la cause du président Nkurunziza.

Et de conclure par une sorte de mise en garde : «Si rien n’est fait et si les négociations inclusives ne sont relancées,  il est normal que la partie de la population abandonnée à son sort et en proie aux exactions de toute nature, va s’organiser pour se défendre, la porte sera donc ouverte au chaos».

Signalons que le deuxième vice-président de la République, Joseph Butore, l’émissaire du président Nkurunziza à ce sommet, est rentré ce lundi satisfait. «Du moment que le déploiement de cette Force de maintien de la paix au Burundi a été mis de côté, c’est une bonne occasion de poursuivre le dialogue sans exclusion, à l’intérieur et même à l’extérieur du pays», a-t-il promis.

Selon lui, les chefs d’Etat ont mis un accent sur ces pourparlers avec un message clair : «Nous mettons en veilleuse la Maprobu mais il faut vous atteler à ces pourparlers pour trouver une solution durable à la crise actuelle», a-t-il rapporté.

  2   Vos commentaires
  1. ndayizeye

    CNARED tekereza. Igituma idashobora gutorera umuti ingorane z’abarundi: Ugizwe n’indongozi zidahuje umugambi: Muri mwebwe harimwo indongozi zaje mur CNARED ataruko zibabazwa n’amabi CNDD na Nkurunziza bakorera abarundi, ahubwo uruko nabo bataronse akaryo ko kumusubirira. Iyo nkurunziza yemera bakaba aribo CNDD ishira imbere, ils n’allaient pas fronder: Jéremie, Rufyikiri n’abandi bipfuza kwitoza ntibipfuza guhindura ibintu.
    Muri mwebwe harimwo abipfuza victoire y’ubwoko : hakubona ko il faut chasser le CNDD-FDD, ils s’attaquent à tous ce qui est hutu, voila pourquoi le CNARED échoue dans tous ses manoeuvre.
    naho mwogwana muzoca mubanza kurwana entre hutu et tutsi qui soit chef de la rébélion, n’ingene muzogabura ubutegetsi, ivyo birabonekera no muri dispersion des forces iwanyu.

    Icanyuma muri CNARED harimwo abanyu baharanira ibibanza bataranatsinda. Muriyumvira ko Leonce na Bamvuginyumvira baratahura umwanis uwariwe?

    Il faut que mubanza kumenya : Umwnsi wa twese ninde? Abahurije kumwansi nibo bashobora kuùmirwaniriza hamwe bigasoboka. Mugihe bamwe bakibona ko ururugamba ururwo gushikana canke kugumiza kubutegetsi ubwoko kanaka, abandi bakabona ko arurwotuma naka n’akarwi kiwe bari kubutegetsi ntaho muzoshika. Kugira mugire ico mushikako n’uko mwese mutahura ko umwansi muhuriyeko ari Intwaro mbi. Iyo niyo duharanira kw’ivaho. ACD-ikibiri iri hehe? RANAC-iri hehe? Amizero y’abarundi iiri hehe? Izo nani zose zasambuwe n’uko murizo hari abashira imbere victoire ethinqie.

  2. Il ne fallait rien attendre de ces syndicalistes du continent du moment que chacun est animé par les mêmes ambitions. Le CNARED devrait reconnaître ses faiblesses. Qu’a-t-il fait pour montrer qu’il est une alternative au pouvoir de Bujumbura? Le CNARED est à têtes multiples et pour la plupart, le passé pèse trop lourd vis-à-vis de leurs confrères actuellement obligés de vivre ensemble et vis-à-vis du peuple Burundais qui meurt à petit feu à cause d’une idéologie en partie élaborée par certains membres du CNARED. Le CNARED ne peut même pas toquer aux portes des chancelleries occidentales, ils sont en Europe, alors que le gouvernement du Burundi ne cesse de parcourir le Monde, de la Tanzanie à l’Afrique du Sud, de l’Angola aux USA en passant par Bruxelles. Après l’humiliation subie par les 33 délégués du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les syndicalistes africains ne pouvaient pas se tracasser surtout que le Burundi est une cobaye pour la plupart. Bien plus, une délégation va se rendre à Bujumbura et le fameux Nguema de la Guinée Equatoriale sera le chef de file. Ban Ki moon , semble-t-il, veut se rendre à Bujumbura à la fin de ce mois. Veut-il vérifier si les précédents émissaires se sont rendu à Bujumbura ou il va prendre sa cure? Très intéressant. Le CNARED devrait se poser des questions sur ces va-et vient inutiles pour les Burundais en détresse mais intéressantes pour ces étrangers obligés d’effectuer une visite courtoisie chez le Président Fondateur.

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