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Éducation

« Réformer à la va-vite, c’est condamner les générations présentes et futures »

A quelques jours de la rentrée scolaire 2013-2014, le Pr Paul Ngarambe estime que réformer le système éducatif burundais est opportun. Mais, en l’occurrence, elle souffre d’une précipitation.

Paul Ngarambe : "La rentrée scolaire 2013-2014 n’est pas opportune pour entreprendre une réforme aussi exigeante" ©Iwacu

Paul Ngarambe : « La rentrée scolaire 2013-2014 n’est pas opportune pour entreprendre une réforme aussi exigeante » ©Iwacu

« La rentrée scolaire 2013-2014 n’est pas opportune pour entreprendre une réforme aussi exigeante. Les conditions de sa mise en œuvre ne sont pas remplies », indique le Pr. Paul Ngarambe, ancien cadre de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (Unesco).
Il assure qu’il fallait d’abord une évaluation profonde du système éducatif en vigueur : relever les forces et les faiblesses, organiser des ateliers d’échanges avec les partenaires. Afin de renforcer les points forts et corriger les manquements. Ensuite, une analyse de l’impact sur la qualité et la santé du système éducatif, depuis que le gouvernement a décidé de retirer la gestion des écoles à certains partenaires (les Eglises), s’avérait indispensable. « Cela aurait permis d’éviter l’introduction hâtive de l’École Fondamentale qui renforce cet impact négatif », souligne-t-il.

Il rappelle que l’année 2015 est destinée à l’évaluation de l’atteinte des objectifs de l’Éducation Pour Tous (EPT) sur le plan international. D’après lui, le mieux serait d’attendre les conclusions de cette opération pour le Burundi. Le Pr Paul Ngarambe pense que l’Etat burundais devrait impliquer les responsables scolaires, les enseignants, les parents et les élèves dans la préparation de cette réforme. Il faut aussi la disponibilité des programmes et des outils de travail, l’ouverture des écoles pilotes avant la généralisation de la réforme.

La condamnation de la génération présente et des générations futures

Le Pr.Paul Ngarambe souligne qu’une réforme engage la génération présente et les générations futures. Avant d’initier une réforme, il signale qu’on doit s’assurer qu’elle est la meilleure pour garantir l’intérêt public et un meilleur développement pour tous.
Selon lui, cette réforme est mise en œuvre à la va-vite, son corolaire est la condamnation de la génération présente et des générations futures.

Des options préférentielles

Pour l’année scolaire 2013-2014, le Pr. Paul Ngarambe suggère qu’au lieu de commencer par la 7ème année, il faut débuter par la 1ère année primaire. « Pourquoi commencer avec ceux-là, au beau milieu de ce que devrait être l’école fondamentale ? » se demande-t-il tout en précisant que les écoliers de la 1ère année viennent fraîchement de l’école maternelle.
La deuxième option serait d’initier cette réforme par des écoles pilotes au primaire, réparties dans le sud, est, ouest, nord et au centre. Et il souligne que le suivi devrait être exécuté par les meilleures inspections scolaires afin de tirer les meilleures conclusions.
La dernière option consisterait à continuer la réflexion à grande échelle et à disposer de l’évaluation en 2015 de la mise en œuvre des objectifs de l’EPT. « Dès lors, on pourrait envisager le début de ces écoles pilotes à la rentrée scolaire 2015-2016 », conclut-il.

  5   Vos commentaires
  1. Gerard

    La réforme en soi n’est pas mauvaise. Les hommes sages d’expériences vous disent:

    « Give me six hours to chop down a tree and I will spend the first four sharpening the axe.»
    «Donnez-moi six heures pour couper un arbre et je vais passer les quatre premiers à aiguiser la hache.»
    Abraham Lincoln

    Ça vous dit quel chose? Beaucoup de gens font le contraire; raison pour laquelle un tas d’échecs ne manque pas de faire surface.

  2. nzobonariba

    Weho Mutama wavuga ntiwavura.
    Uzomara kabiri azobona.

  3. Zamu

    C vrai ko aba dd bakora ibintu bihuta,ariko ikindi naco nuko abantu bakwiye kumenya ko ibintu bikwiye guhinduka,
    Nibangahe biyibagije le stysteme educatif que nous avons ubu abayikoze nabo ari bo,
    Donc mugihe hakozwe ikintu gituma ibintu bihinduka abantu ntibakwiye kuja baja kumasonga ya mazu ngo ibara riraguye,
    Abarundi barakwiye kumenya ko isi yo itabarindira soit on evolue avec les autres canke tukagumana wa mutima wacu wokubona ko kubera vyakwozwe nakanaka ntibishobora guhindurwa,

  4. Kabizi

    Tugiye twabona!
    Mbega babikuye mW,Ishamba irihe ivyo vya Fyonda Mental?

  5. Anonymous

    « Réformer à la va-vite, c’est condamner les générations présentes et futures » Allez produire ceci au Rwanda!!

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