Médias

De la patience toujours

15-09-2015
Mardi, Le président du CNC remettant un appareil photo et un badge du journaliste d'Iwacu Onesphore Nibigira (à gauche). Ce matériel avait été injustement confisqué par un policier de la garde présidentielle. Antoine Kaburahe, directeur des publications d'Iwacu

Mardi, Le président du CNC remet un appareil photo et un badge au journaliste d’Iwacu Onesphore Nibigira (à gauche). Ce matériel avait été injustement confisqué par un policier de la garde présidentielle, il y plus d’un mois. Antoine Kaburahe, directeur des publications d’Iwacu (à droite) remercie M.Giramahoro qui a réglé la question en moins de 48heures

Richard Giramahoro, président du Conseil national de la communication (CNC), vient de remettre un appareil photo et un badge, ce mardi 15 septembre, au siège du Groupe de Presse Iwacu. Ils avaient été confisqués par un policier de la garde présidentielle,  lors d’un reportage le 9 août. Le journaliste couvrait une marche en mémoire Lieutenant Général Adolphe Nshimirimana à Kamenge.

A cette occasion, le président du CNC a remercié le commandant de l’API (Appui à la protection des institutions), Alexandre Muyenge, qui a vite compris que ce matériel de travail devait être restitué. « Un signe de compréhension envers le CNC et le GPI », a-t-il estimé. Il a également remercié le journaliste concerné et tout le personnel du GPI pour leur patience dans leur réclamation. « Un mois de confiscation d’un matériel de travail est très long. Je vous encourage à être patient, à bien collaborer avec toutes les institutions ».

Richard Giramahoro reste convaincu que c’est à travers le dialogue que cette restitution vient de se concrétiser. Si de tels incidents se reproduisent, poursuit-il, le dialogue doit être mis en avant. Face à la crise de confiance entre certains organes étatiques et les médias indépendants, le président du CNC appelle à un rapprochement mutuel.

A son tour, Antoine Kaburahe, directeur des publications du GPI, a remercié le président du CNC de s’être impliqué dans la récupération de ce matériel. Il rappelle que les autres voies empruntées  du  côté de la présidence n’avaient pas abouti. « Lorsque nous l’avons approché, il a promis de régler la question en 48h. Chose promise, chose faite », se félicite M.Kaburahe
« Je suis heureux aussi de vous entendre dire que vous allez continuer à plaider pour les médias, pour le métier, un exercice normal », a-t-il ajouté, notant qu’un journaliste qui se fait confisquer son badge, son appareil par quelqu’un qui n’en a pas le droit relève de « l’arbitraire ». Il encourage enfin les journalistes à continuer à travailler dans la sérénité.

  15   Vos commentaires
  1. kibwa

    Au Lycée de Bururi Richard Giramahoro était un jeune homme visiblement la tête entre les deux épaules. Je ne sais pas depuis quand il est tombé dans les paneaux pour marcher sur sa tête aujourd’hui!!! La faim, les ambitions??? ou les deux à la fois??? C’est triste
    Kibwa

  2. burundi buhire

    J’apprécie votre diplomatie cher Kaburahe. Mais, si le président du CNC était de bonne foi et libre de ses actions; les médiums fermés depuis le lendemain du fameux coup d’état seraient déjà ouvert et fonctionnel! Que le président du CNC arrête son hypocrisie. Il ne peut pas avoir une chose et son contraire en même temps!! Il s’est fait une fausse publicité en restituant votre matériel qui avait était confisqué illégalement.

  3. Ah ! ma tête est pleine de questions !
    1) « Richard Giramahoro, président du Conseil national de la communication (CNC) »:
    n’a-t-il pas consulté les autres avant de prendre la décision de remettre le matériel ?
    2) « A cette occasion, le président du CNC remercie le commandant de l’API (Appui à la protection des institutions), Alexandre Muyenge, qui a vite compris que ce matériel de travail devait être restitué »:
    Là je vois une consultation entre le Commandant de l’API et le Président de la CNC et je suis sûr que les deux ont agi après s’être consultés avec d’autres autorités.
    Conclusion: moi je remercie les autorités de mon pays pour leur compréhension.

  4. burundi buhire

    C’est ridicule! On confisque le matériel d’un journaliste puis on se fait une publcité pendant la restitution!!!!

    • Il n’y aucune publicité. Qu’est-ce que vous auriez aimé que l’on fasse? Au moins le président du CNC s’est impliqué. On avait épuisé d’autres voies du côté de la présidence … Ak

      • Kaaze

        Good question dear Antoine: « Qu’est ce que vous auriez aime qu’on fasse? » You could for instance have had the material discretly delivered to your office or, the other way around, you could discretly have gone to his office to retrieve your material. This is your right not a favor. As to the chairman of the CNC, he sincerely did his job and a simple thank you in this case would have been sufficient. I wonder if you realise how irritating this « all smile » picture is. Let alone the fact it’s on front page. Korea.

        • Kaaze

          I meant: Komera. Apology for the typo.

          • Dat

            Est-ce que tu vis la situation actuelle ici, ou via internet? Ou tu ne comprends pas ce qui se passe? Droit???????
            Bavuze ko ukoma amashi, yakome ubeho……Un militaire qui pose un acte pareil devrait etre corrige, au moins si c’etait un policier….

        • Je comprends très bien ceux qui disent que c’était notre droit de récupérer l’appareil et le badge de notre journaliste, illégalement confisqué par un militaire de la garde présidentielle. De ce fait, disent-ils, nous n’avions pas à remercier le président du CNC. Je dois rappeler que nous n’avions voulu aucune publicité par rapport à tout ça. L’appareil a été confisqué le 8 août, cela faisait plus d’un mois que le journaliste était bloqué. Aucune ligne dans nos publications, rien. Mais, au contraire , nous avions initié des tractations discrètes auprès des services de la présidence. En désespoir de cause, nous avons dû saisir officiellement le CNC. Maintenant, on nous reproche de le remercier! Je respecte l’opinion de ceux qui ne comprennent pas notre geste, effectivement, dans un contexte normal, la restitution de notre appareil et du badge du journaliste était un droit. Mais qui a dit que nous sommes dans un contexte normal? Ici on essaie de tenir, d’exister, on slalome entre les difficultés de toutes sortes, ceux qui nous aident à tenir doivent être remerciés… Antoine Kaburahe

          • Menard

            On comprend votre geste Monsieur KABURAHE, survie oblige! Mais Richard GIRAMAHORO ne devrait pas remercier le commandant de l’API qui a « vite compris que ce materiel devrait restitue ». Ce commandant a plutot l’obligation de montrer a ses homes comment on fait le métier sans bavures ou abus. Pourquoi devrions nous nous contenter de si peu!!!!!! Pour survivre.

          • Karundi

            Kubera mwamenyereje abasomyi banyu ko abegereye ubutegetsi bavugwako ibibi gusa, aha muratangaje abantu.

            • Kovu

              Ce qu’on refuse, c’est qu’on en est a un tel K.O que l’on doive passer par le CNC pr recuperer un appareil photo qui n’aurait jamais du etre confisqué!
              Ubu turashimira umu polisi agize perquisition (sans mandat), iyo agiye ativye. C’est PAS normal!!! Pr ton info, ahandi aba journalistes ntibahorwa ko bashitse aho barondera inkuru ningoga, agubwo barabishimirwa. Ahandi, abagira manifestation baba bahagatiwe naba polisi babacungera, ino barabarasa. Ahandi CNC ijejwe ivyerekeye ama strategies ku vyerekeye communications, ntibateshwa umwanya baza ku negocia appareil photo itarindwa gufatwa.
              Etc. Etc. Mais on est au Burundi. Et on en est la. Triste.

      • Kaburahe ntakosa wakoze kandi turemera journal iwacu cane.

      • Simba

        AK, ça fait énormément plaisir quand tu souris !

  5. bien mwese mukwiye gushimirwa

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