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Société

Cibitoke : les femmes appelées à élire et à se faire élire

31-03-2015

Lors de la célébration de la journée internationale de la femme, les discours ont interpellé les femmes à s’engager activement dans la politique. Toutefois, les violences basées sur le genre connaissent une allure exponentielle.

Denise Nduwumukama, coordinatrice du Centre de Développement Familial et Communautaire de Cibitoke (CDFC) ©Iwacu

Denise Nduwumukama, coordinatrice du Centre de Développement Familial et Communautaire de Cibitoke (CDFC) ©Iwacu

Au cours des cérémonies de la journée internationale de la femme organisées au chef-lieu de la province de Cibitoke, le 27 mars, la population avait massivement répondu à ce rendez-vous pour écouter les discours de circonstance.
La coordinatrice du Centre de Développement Familial et Communautaire de Cibitoke (CDFC) a lancé un appel vibrant à toutes les femmes de la province à prendre part aux prochaines élections. « Vous êtes appelées à occuper les premières places sur les listes bloquées. »

Selon Denise Nduwumukama, les femmes jouent un grand rôle dans le domaine du développement communautaire et de la consolidation de la paix. « La participation des femmes dans les instances de prise de décision permet d’éviter les conflits tout en favorisant l’économie familiale et l’éducation des enfants », insiste-elle sous un soleil de plomb.
Abondant dans le même sens, l’administrateur de la commune de Rugombo a fait savoir que les femmes sont souvent victimes des guerres civiles. « En prenant une part active dans la vie politique, les femmes peuvent devenir des piliers de la paix », ajoute Béatrice Kaderi.

Persistance des violences faites aux femmes

Le gouverneur de Cibitoke a fait savoir que cette journée est célébrée au moment où la province connaît une recrudescence des violences basées sur le genre, malgré l’existence du Code pénal qui sanctionne sévèrement ce genre d’infraction.

Du reste, il indique que les cas d’arrangement à l’amiable dans les affaires de viol sont légion à travers la province. Et de conclure :« Chacun est appelé à commencer par les autorités policières, administratives, judiciaires et les défenseurs des droits de l’Homme à dénoncer et à punir sévèrement les auteurs des violences sexuelles surtout à l’encontre des filles mineures. »

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