Environnement

«C’est la résultante directe des fortes précipitations des mois de février à mai»

25/05/2018 Hervé Mugisha Commentaires fermés sur «C’est la résultante directe des fortes précipitations des mois de février à mai»
«C’est la résultante directe des fortes précipitations des mois de février à mai»
Charles Bakundukize: «Quand le niveau des eaux monte, ce phénomène se répercute aussi sur la nappe phréatique»

Depuis avril, les plages et les environs du lac Tanganyika sont confrontés à la montée du niveau de ses eaux. Pour Charles Bakundukize, hydrologue, c’est la conséquence immédiate des fortes pluies enregistrées au cours de ces 4 mois écoulés.

«Durant cette période,la pluie tombe abondamment. Principalement en avril, les précipitations sont à leur pic», indique l’expert. Au cours de ces mois, poursuit-il, toutes les rivières qui se déversent dans le lac sont pleines, atteignent leur plus haut niveau. Cette situation se répercute inévitablement sur le niveau des eaux du lac Tanganyika.

L’autre raison à l’origine de cette augmentation, dont l’exactitude est encore à vérifier, serait la fermeture de la vanne de la rivière Lukuga, exutoire du lac Tanganyika. «Avec les guerres qui ont déchiré le Congo, cette vanne avait été détruite. Ce qui en retour, avait entraîné une baisse considérable des eaux du lac Tanganyika.» Pour lui donc, il est fort probable que si le niveau a monté, la vanne est maintenant fermée.

Terrains au sol argileux, cette zone des environs du lac Tanganyika y est pour quelque chose : «Quand le niveau des eaux monte, ce phénomène implique directement la nappe phréatique». Il explique que suite à l’imperméabilité de ces terrains, entre autres conséquences, ce sont les systèmes d’évacuation des eaux usées qui sont affectés. Et de préciser : «Evidemment, ce qui fait d’elle, une zone à risque pour les débordements et les inondations».

Des mesures y afférentes

A défaut de construire des digues, comme les Pays-Bas, situés en dessous du niveau de la mer, mais dont la construction permet de contrôler les crues, M. Bakundukize propose qu’au moins les services météorologiques soient dotés de moyens suffisants. «De la sorte, les données sur les précipitations seront relevées à temps, cela contribuerait à prévenir des dégâts liés aux fortes pluies”.

Une initiative au niveau de l’Autorité du Lac Tanganyika est l’autre piste envisagée. La seule manière, trouve-t-il, pour contrôler la vanne sur la Lukuga.

Contrairement à ce que beaucoup pensent, il précise que la stabilisation des berges des rivières ne sert à rien au sujet du niveau des eaux du lac Tanganyika. «Les arbres protègent le sol, cela contribue à lutter contre l’érosion et de la sorte l’eau des rivières n’entraîne plus un volume important des sédiments vers le lac».

Et de déplorer le fait que le gouvernement ait permis de construire dans les quartiers de Carama et Kiyange. «Ce sont des terrains argileux, d’ailleurs, des zones au départ qui étaient exclusivement réservées à la culture du riz». Pour lui, le gouvernement aurait dû respecter l’étude de l’impact environnemental, de la sorte éviter les récurrentes inondations.

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