Politique

Burundi : La position du Conseil de sécurité différemment appréciée

27/05/2018 Chanelle Irabaruta Commentaires fermés sur Burundi : La position du Conseil de sécurité différemment appréciée
Burundi : La position du Conseil de sécurité différemment appréciée
Léonce Ngendakumana (à Arusha) : «C’est pour sauvegarder leurs propres intérêts que certains pays affirment que le Burundi est en paix»

Après l’appel de l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies à la classe politique burundaise de continuer le dialogue, les réactions fusent de partout. Et les positions sont loin d’être harmonisées.

Pour Abel Gashatsi, président du parti Uprona, les pays qui composent le Conseil de sécurité des Nations Unis devraient plutôt encourager les Burundais à préparer les élections de 2020. Il se range plus ou moins du côté de la ligne défendue par le parti au pouvoir.

«Il faut qu’ils comprennent et reconnaissent que le Burundi est un pays souverain, et que seuls les autorités burundaises et les Burundais eux-mêmes se préoccupent du sort de leur pays». Et d’affirmer que le référendum a été convenu entre Burundais eux-mêmes. «La preuve est que la campagne et le scrutin se sont bien déroulés.» Le président du parti Uprona déplore que ces puissances mondiales n’aient pas une même lecture sur la situation prévalant au Burundi.

Pour Abel Gashatsi l’espoir est permis quant à la relance du dialogue inter-burundais : «L’Uprona est un parti de dialogue et le pays a toujours été caractérisé par le dialogue».
Il affirme que son parti sera présent si les Burundais étaient invités à un dialogue : «L’important est le sujet qui sera traité et mis sur la table de négociations».

Le Sahwanya Frodebu n’est pas de cet avis. D’après Léonce Ngendakumana, vice-président de ce parti, il y a toujours deux vétos des pays amis du régime qui bloquent toute résolution : «Nous avons constaté que chaque fois que les pays comme les Etats-Unis, la France, l’Angleterre prennent une position par rapport à la situation du Burundi, la Chine et la Russie s’y opposent».

Selon lui, cela est dû au fait qu’il y a une ’’société russe est en train d’exploiter l’or au Burundi’’. «Ainsi, elle ne peut pas adhérer à la réalité que le Burundi traverse une crise et qu’il y a une insécurité».

M. Ngendakumana soutient que tous ces pays qui affirment que le Burundi est en paix le font pour le compte de leurs intérêts : «Ils savent très bien que l’insécurité règne dans le pays».

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