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Politique

Arusha, avant les choses sérieuses

16-02-2017

Mercredi, notre reporter était déjà sur place. Dans la soirée, l’ambiance bon enfant qui régnait au sein des délégations a été plombée par l’annonce du boycott du gouvernement burundais.

telechargementMercredi soir à Arusha plusieurs représentants des partis politiques de l’opposition étaient déjà arrivés: Léonce Ngendakumana, vice-président du parti Sahwanya Frodebu, Jacques Bigirimana du parti Fnl, Jean Minani du Frodebu Nyakuri, Abel Gashatsi leader du parti Uprona pro gouvernemental. L’autre aile de l’Uprona est représentée par Évariste Ngayimpenda et Tatien Sibomana. Tout ce monde partage un même hôtel, un peu modeste à Arusha.

A l’ex Novotel d’Arusha, un autre hôtel plus luxueux, sont logés les anciens chefs d’Etats Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye ainsi que Agathon Rwasa.

Mercredi soir, autour d’un verre, l’ambiance était plutôt bon enfant au sein de tous ces groupes. Ngayimpenda, Sibomana, Gashatsi, Ngendakumana se lançaient même des blagues.

De l’autre côté de la ville d’Arusha, on a pu voir ensemble Ntibantunganya, Ndayizeye et Rwasa dans un restaurant . Plus tard, M. Ntibantunganya a été aperçu avec des représentants de l’ONU et de l’ UA.

Dans la soirée, quand la nouvelle annonçant le boycott du gouvernement du Burundi est tombée, l’ambiance a un peu changé. Sans dire un mot, les uns lisaient le communiqué sur les ordinateurs des journalistes , d’autres se précipitaient sur les réseaux sociaux. On a vu Ntibantunganya secouer la tête, comme s’il était incrédule, Rwasa lui affichait un mystérieux sourire et Ndayizeye faisait comme si de rien n’était.

Le parti Uprona qui participe au gouvernement n’a pas apprécié. Il a évoqué “une manœuvre de blocage du processus de recherche de paix”. Abel Gashatsi président de ce parti a déclaré qu’il espérait que “le bureau de la médiation trouvera un autre moyen pour convaincre le gouvernement du Burundi de venir à Arusha”.

Interrogé, Jacques Bigirimana du FNL a estimé que la politique de “la chaise vide” n’est pas bonne et souhaité que “le gouvernement puisse se ressaisir et rejoindre Arusha.”

Dans son communiqué , le gouvernement du Burundi a indiqué qu’il ne peut pas s’asseoir avec “ceux qui ont tenté de renverser les institutions en 2015.”

Pour le gouvernement ce sont des “acteurs violents, des putschistes sous le coup de mandats d’arrêt internationaux et qui doivent être arrêtés”.

Le gouvernement dénonce notamment l’invitation de certains membres du Cnared, cette plateforme de l’opposition qui compte des anciens cadres du parti présidentiel, aujourd’hui en exil.

Pour rappel, dans un premier temps, hésitant, le Cnared, après plusieurs tergiversations et des communiqués de presse contradictoires, a finalement annoncé sa participation à Arusha.

  13   Vos commentaires
  1. Busorongo

    Les putschistes ont échoués et doivent s’en tenir comme ça. S’ils avaient réussi le pouvoir actuel serait quelque part en exil genre Compaore ou Bozizé.
    Aujourd’hui ils n’ont de place que dans le noir.

  2. kindros

    hohoo ! Ngoja tu mutaona mambo mwe Gouvernement DD vous avez déjá peur de l´adversaire avant le match! Mutapigwa sana! Ndabacire agace : Genda mumishikirano avant qu´il se soit tard !!!

    • Uwayo Béata

      @Kindros
      Ngoja tu mutauona mambo mwe gouvernement DD vous avez peur de l’adversaire,quel adversaire? Kur’iterabwoba ngaho!

  3. Jean Bigirimana.

    Il y a beaucoup d’absents de marque et sans mandats de recherche: Kazungu, Ndakugarika, Gafuni, Nikiza, et d’autres patriotes qui aiment leur pays. Vivement leur presence

    • Banzubaze!

      @Jean Bigirimana.
      Vous et moi ne détestons pas notre pays, n’est-ce pas? Avons-nous été conviés à ces palabres africaines d’Arusha?

  4. wavenzwe Richard

    Tu te trompes M.MUBI. Ils ont accepte les negociations par peur d’etre expulse dehors comme notre voisin du nord. Alors montre nous ou reside votre force pour pouvoir s’assoir ensemble au lieu de crier comme des chiens Mujeri.Je vous conseillerai plutot d’adherer le parti au pouvoir le plus vite possible pour avoir des miettes en 2020 car le BURUNDI appartient d’ores et deja a ses vrais enfants.

    • Tuziki Eline

      @wavenzwe Richard
      Vous semblez illuminer. Parle moi en peu de « ses vrais enfants » que tu parle pour qu’on rigole en peu de ton histoire.

  5. bakuhir

    Le Gouvernement refuse de venir négocier quand c’est encore possible. Demain, ou meme après demain, après avoir devenu l’ennemi N°1 contre tout le monde y compris meme l’Uprona ou le FNL-Pro gouvernementaux, il viendra négocier.

  6. SIEMPRE HAGURUKA

    Dans moins d’un an ça sera le CNDD-FDD qui suppliera l’opposition à négocier. Le négationniste actuel (du CNDDFDD) ne prédit rien de bon. C’est dommage qu’ils veulent passer par le langague qu’ils comprennent bien pour qu’ils puissent accepter la négociation. Aho vyakabereye ni kera. Wait and see. Hasta la victoria siempre.

    • Banzubaze!

      @SIEMPRE HAGURUKA
      « Dans moins d’un an ça sera le CNDD-FDD qui suppliera l’opposition à négocier. »
      Etes-vous sûr que le CNDD–FDD a besoin de votre compassion?

  7. MANISHA

    Qu’est-ce que le peuple Murundi a fait au Bon Dieu pour avoir des responsables politiques d’hier et d’aujourd’hui pareils ? Les membres du CNDD-FDD ont déjà oublié l’amnistie dont ils ont bénéficié lors de leurs négociations ? Ils me semble que même M.Pierre Nkurunziza avait été condamné par la justice à l’époque …et pourtant le parlement a voté pour lui en 2005 !

    • Banzubaze!

      @MANISHA
      Et s’il vous répondait qu’il a été condamné par un gouvernement qu’il ne reconnaissait pas et qu’il combattait, et qu’aussi la condamnation pouvait être réciproque?

  8. MUBI

    Si son Excellence Domitien NDAYIZEYE avait réagi comme les responsables du CNDD-FDD, ces derniers ne seraient pas au pouvoir. Cela prouve que ces hommes ne veulent pas de pluralisme politique. Que ceux qui sont à Arusha en tirent les conséquences.

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