Jeudi 18 juillet 2024

Politique

Un dialogue monologue

Le 24 août 2016, Mgr Justin Nzoyisaba, président de la Commission Nationale du Dialogue Inter-burundais, a restitué, lors d’une conférence de presse, un résumé condensé de son rapport semestriel du dialogue en cours au Burundi. Des propositions accueillies différemment par les acteurs du conflit burundais.

Le président de la CNDI, Mgr Justin Nzoyisaba, a affirmé que la commission n’a pas encore terminé le dépouillement de toutes les contributions recueillies
Le président de la CNDI, Mgr Justin Nzoyisaba, a affirmé que la commission n’a pas encore terminé le dépouillement de toutes les contributions recueillies

« La grande majorité des participants au dialogue veulent que le président de la République puisse exercer plus de deux mandats ; que la Constitution prime sur l’Accord d’Arusha », lit-on dans ce rapport. Et tous les participants veulent que les anciens Chefs d’Etats ne siègent pas au Sénat, sans être élus, que le pouvoir judiciaire soit au même niveau que le législatif et l’exécutif, que l’Etat mette fin à la violence politique et à l’impunité. Ils ont demandé la suppression des imperfections se trouvant dans la Constitution et l’Accord d’Arusha. Ils veulent également l’amendement de la loi régissant les partis politiques; le Code pénal pour mettre fin à l’impunité ; du code électoral ainsi que la loi régissant les organisations de la société civile et des confessions religieuses pour qu’elles se conforment à leurs statuts.

Néanmoins, Mgr Nzoyisaba, président de la CNDI a affirmé que la commission n’a pas encore terminé le dépouillement de toutes les contributions recueillies. Et que tous les ‘’concernés’’ n’ont pas encore été consultés. Ainsi, a-t-il annoncé, une prolongation de six mois leur a été accordée. Une période de rencontrer les Burundais à l’extérieur du pays, dans les camps des réfugiés, animer des séances sur les collines, etc.

«Nous voulons rassembler des idées et trouver des solutions », a déclaré Mgr Justin Nzoyisaba, à l’occasion du lancement du dialogue inter burundais le 19 janvier à Kirundo, au nord du Burundi. Pour le gouvernement burundais, il s’agit d’un dialogue national qui doit se tenir entre les Burundais et sans médiation internationale. « Un dialogue qui se pencherait sur diverses questions posées par la crise électorale des mois passés, comme les voies et moyens d’assainir le climat socio-politique et sécuritaire », a ajouté Mgr Nzoyisaba.

Un jeu faussé dès le départ

A Kirundo, un député issu du Cndd-Fdd, a même demandé qu’un président élu dirige jusqu’à ce qu’il en soit incapable comme pour les anciens monarques du Burundi.
A Kirundo, un député issu du Cndd-Fdd, a même demandé qu’un président élu dirige jusqu’à ce qu’il en soit incapable comme pour les anciens monarques du Burundi.

Lors de ce premier rendez-vous de Kirundo, la CNDI a réuni des représentants des partis politiques, des confessions religieuses, de la société civile, des femmes, des jeunes, de l’armée ou encore de la police. Mais l’opposition et la société civile étaient absentes. A l’ouverture des débats, la parole a été donnée en premier aux membres du Cndd-Fdd « parce que leur parti a gagné les élections. » Il s’en est suivi des interventions, plus ou moins semblables, comme apprises par cœur. Donnant le ton, des élus du parti au pouvoir, du député au chef de colline, revenaient sur les mêmes demandes : la révision de la Constitution, le rejet de l’Accord d’Arusha et de la limite des mandats, et la non-ingérence de la communauté internationale, surtout les Belges, dans la gestion interne des affaires burundaises. Les intervenants n’ont pas oublié de pointer les partis politiques de l’opposition et certaines organisations de la société civile responsables de l’insécurité. Mais aussi l‘Eglise catholique qui, au lieu de s’occuper de ses ouailles, fait de la politique.

Un modus operandi qui sera suivi dans presque toutes les autres séances de ce dialogue, avec, ici et là, quelques voix remettant en question ces propositions, et huées le plus souvent. A Kirundo, un député issu du Cndd, Isidore Nzeyimana, a même demandé qu’un président élu dirige jusqu’à ce qu’il en soit incapable comme pour les anciens monarques du Burundi. Les mêmes propositions ont également été partagées par la plupart des pasteurs protestants présents dans la salle.


Réactions

Dr Jean Minani : « Accord d’Arusha, un pacte de cohabitation »

Dr Jean Minani
Dr Jean Minani

« Pour le Cnared-Giriteka et la grande majorité du peuple burundais, l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi est un pacte de cohabitation, sacré et un socle de la stabilité du Burundi qui a fait ses preuves », lit-on dans une déclaration sortie ce mardi, presqu’une semaine après le rapport de la CNDI.

Pour Dr Jean Minani, président de cette plateforme de l’opposition, s’arroger le droit de l’amender unilatéralement est un dédain, un acte irresponsable et une déclaration de guerre au peuple burundais. Lever le verrou de la limitation des mandats présidentiels, analyse-t-il, équivaut à légaliser le 3ème mandat illégal du président Nkurunziza. Et d’alerter: « Cette gymnastique vise à lui permettre aussi à rester au pouvoir ad vitam aeternam.»

Dr Minani trouve que les propositions d’enterrer l’Accord d’Arusha et d’amender la Constitution met fin ipso facto aux négociations inclusives sous la médiation de la Communauté est-africaine (CEA) et soutenues par la Communauté Internationale : « Il s’agit d’un mépris envers le peuple burundais, la sous-région, l’Union Africaine, les Nations Unies, initiateurs de ces négociations et parrains de cet Accord.»

S’exprimant sur la révision de la loi sur les partis politiques, les organisations de la société civile et les confessions religieuses, cet opposant ne mâche pas ses mots : « Elle a pour objectif final l’instauration d’un monopartisme et une légalisation de la terreur de la pensée unique en cours.»

Evariste Ndayishimiye, secrétaire général du Cndd-Fdd : « Il n’y a pas à s’alerter ! »

Evariste Ndayishmiye
Evariste Ndayishmiye

Pour le numéro un du parti présidentiel, il faut d’abord distinguer les choses, il n’y a pas lieu de s’alerter sur le rapport de la CNDI. « La CNDI a rassemblé tout le monde pour recueillir toutes les idées, mais sans faire aucune orientation. Elle n’invite pas les membres du Cndd-Fdd seulement. Son rapport a été fidèle aux contributions de tout le monde. » Selon l’ancien général, il faut accepter que les gens ne pensent pas de la même façon, et mettre ensemble les idées pour avoir ce qui est bon pour le Burundi pour aller de l’avant. « Le gouvernement a reçu ce rapport, mais n’a pas encore réagi. Il doit juger de ce qui, dans ce rapport, est bien ou mauvais pour le Burundi, par rapport à la volonté de la population burundaise, et en prenant en compte les engagements de la communauté internationale. » Il rassure donc que ce rapport ne devrait pas causer des malaises et il n’y a pas à s’alerter aujourd’hui.

Domitien Ndayizeye : «Arusha reste une référence»

Domitien Ndayizeye : « On n’en mourra pas ! »
Domitien Ndayizeye : « On n’en mourra pas ! »

L’ancien président Domitien Ndayizeye estime qu’il ne faut pas toucher à l’Accord d’Arusha. Il estime que cet accord, négocié pendant plus de deux ans a été mis à rude épreuve et violé à plusieurs reprises. Actuellement, note Domitien Ndayizeye, cet accord subit des pressions visant sa révision dans le fond et dans l’esprit. «Nous voulions la paix, la réconciliation, des corps de défense et de sécurité rassurant pour tout le monde.» Aujourd’hui, regrette-t-il, il y a tendance à jouer sur la corde ethnique, à rompre les équilibres au sein des corps de défense et de sécurité. «L’Accord d’Arusha résiste, il faut que la Communauté internationale et la sous-région qui sont garantes de ce texte le défendent pour qu’il ne continue pas à être vilipendé. Arusha II s’inscrit dans ce sens».

Pour l’ancien Chef d’Etat, même s’il fallait le changer, ce n’est pas en cette période de crise. « L’environnement n’est pas propice. Cela risque de nous plonger et de nous ramener dans d’autres crises. »
A la question de ne plus être sénateur à vie, il ne s’en inquiète pas outre-mesure. «Que je sois au Sénat ou non cela ne va pas m’empêcher de respirer ou de vivre. Et c’est pareil pour mes collègues», lâche ce sénateur à vie d’un air taquin. Il souligne que cette disposition a été adoptée pour améliorer la qualité des débats et les capacités du sénat, mais aussi pour donner aux anciens chefs d’Etat un peu de visibilité politique. «Au regard de leurs contacts avec la Communauté internationale, ils peuvent apporter une plus-value pour le pays, mais si le pouvoir actuel estime que ce n’est pas nécessaire, on n’en mourra pas. »

Léonce Ngendakumana : « Ces gens sont en train de créer les conditions d’une guerre civile fratricide »

Léonce Ngendakumana
Léonce Ngendakumana

Selon Léonce Ngendakumana, président de l’Alliance des démocrates pour le Changement (Adc-Ikibiri), seul le résultat d’un dialogue inclusif sous la médiation internationale peut autoriser l’amendement de la Constitution. M. Ngendakumana n’est pas surpris par un tel rapport. Cet opposant dit que cette commission a été mise en place, non par le parti au pouvoir, mais par le président Nkurunziza lui-même, pour aller manipuler et désabuser l’opinion. D’après lui, cette commission ne se soucie pas des vrais défis auxquels fait face le pays. Bref, conclut-il, ces gens sont en train de créer des conditions d’une guerre fratricide, ce qui est un grand recul dans le processus de démocratisation et de stabilisation du pays.

« La volonté du peuple doit primer »

Seule la volonté populaire peut juger de la limitation des mandats présidentiels.
Seule la volonté populaire peut juger de la limitation des mandats présidentiels.

Hamza Venant Burikukiye, représentant légal de CAPES +, reconnaît que l’Accord d’Arusha a orienté la Constitution du Burundi, mais peut être complété par le dialogue piloté par la CNDI. « Au monde entier, aucun pays n’est dirigé par un accord, mais par la loi fondamentale qui est la Constitution. Donc, même au Burundi, elle doit primer sur l’Accord d’Arusha », indique M. Burikukiye. D’après lui, c’est la constitution qui est la base de toutes les lois, raison pour laquelle même le président de la République jure sur elle. « L’Accord d’Arusha est le pilier de la paix au Burundi et la Constitution le met en application, mais la volonté populaire prime sur lui. »

M.Burikukiye met en avant la volonté populaire qui, seule, peut juger de la limitation des mandats présidentiels. « Chaque démocratie s’adapte sur les desiderata du peuple.»

Forsc : « Une commission inféodée au pouvoir »

Vital Nshimirimana
Vital Nshimirimana

Vital Nshimirimana, le délégué général du Forum pour le renforcement de la société civile (Forsc) considère que la CNDI a été mise en place pour saboter toute initiative de résolution pacifique de la crise par un processus inclusif et véritable.

« Elle a, à plusieurs occasions servi de tribune pour la propagation du discours de la haine », dénonce-t-il. Pour lui, il n’est pas étonnant que cette commission chemine vers des conclusions tendant à légitimer le 3ème mandat de Nkurunziza.

M. Nshimirimana affirme que la proposition de révision de la loi sur les partis politiques, les organisations de la société civile et les confessions religieuses ne vise que la restriction des libertés et une nouvelle étape du verrouillage de l’espace civique et politique.

Ainsi, le délégué général du Forsc interpelle la communauté nationale et internationale : « Elle doit prendre au sérieux le danger que présente les travaux de la CNDI sur l’avenir du pays ». Il rappelle par ailleurs que la modification de l’Accord d’Arusha et la Constitution ouvrira la porte à toutes les intempéries pour le pays.

Cheikh Haruna Nkunduwiga : « les confessions religieuses ont aussi des visions à partager »

Le leader de la Comibu (non reconnu par le gouvernement), ne pense pas que les conclusions de la CNDI reflètent les desiderata populaires. « Mais, visiblement, ce n’est qu’une partie émergée de l’iceberg de ce qu’entreprend le parti au pouvoir en vue de changer la constitution. Oubliant que c’est grâce à l’Accord d’Arusha même qu’il a accédé au pouvoir».


Décryptage

Dès la première session du dialogue menée par la CNDI, à Kirundo, il était clair que c’était plus un exercice où l’organisateur a reçu les propositions d’une assemblée à une très grande majorité acquise au Cndd-fdd, qui ne s’est pas parfois gênée de se congratuler. Dès le départ, c’était un jeu de miroir où le Cndd-Fdd se regardait lui-même à travers les positions qu’il a lancées et récupérées par ses membres participant en majorité à ce dialogue

Quant à la CNDI, il est clair, malgré la bonne foi qu’elle proclame, qu’elle est utilisée par le pouvoir pour consolider ses positions. D’ailleurs, le gouvernement a toujours demandé qu’elle soit associée au dialogue entre lui et l’opposition, en précisant que ce dernier viendrait compléter celui qui est piloté par la CNDI.

On peut donc penser que la CNDI est instrumentalisée pour recueillir la voix d’une volonté populaire qui, en réalité, n’en est pas une. Le pouvoir a suggéré à ses partisans ce qu’ils doivent réclamer à la CNDI. Cette dernière est donc devenue, par conséquent, une commission au service de la volonté du pouvoir et du parti dont il est issu. En organisant une mascarade de dialogue national, ils veulent montrer qu’ils sont légitimes et soutenus par la population.

Cependant, cette stratégie d’imposition de la volonté du pouvoir est perçue par les autres acteurs du conflit burundais comme un trompe l’œil dans la mesure où la CNDI n’a pas utilisé une logique inclusive. Elle ne peut donc prétendre à des résultats objectifs alors que le climat politique est dominé par la peur. Le dialogue piloté par la CNDI revient donc à un soutien du pouvoir. La mission de la CNDI va incontestablement à l’encontre de la culture démocratique dont se targue le pouvoir de Bujumbura qui veut s’éterniser. Le souci de se maintenir au pouvoir a atteint un seuil de non-retour pour certains, qui considèrent que le partager équivaudrait à se rendre. Et si cette stratégie continue, la finalité est la possibilité pour certains acteurs de recourir à une forme de participation politique non conventionnelle. Car, même si le pouvoir clame que sa gouvernance est caractérisée par une culture de dialogue, dont la CNDI est l’instrument actuel, il met de plus en plus en place une démocratie autoritaire et exclusive.

Encadré

Cette commission a été mise en place par un décret présidentiel numéro 100/34 l le 23 septembre 2015 et la nomination de ses membres a eu lieu le 17 octobre. La CNDI a pour mission de conduire le processus de dialogue inter-burundais sur tout le territoire national et à l’extérieur du pays pour les Burundais. Elle s’est donné comme mission d’organiser des réunions, des ateliers, des séminaires au cours desquels les participants discutent des questions politiques, économiques et sociales.

Notamment l’évaluation de l’Accord d’Arusha, de la Constitution, de l’Accord global de cessez-le-feu et de la Charte de l’Unité nationale, dans le but de trouver des solutions aux problèmes auxquels le Burundi fait face.

Forum des lecteurs d'Iwacu

11 réactions
  1. MARIA NTAKIRUTIMANA

    Il me semble que « I wacu » est le Journal francophone des anti 3eme mandats.

    • Yves

      On vous sent déçue. Mais rien ne vous empêche de défendre le supposé bien fondé du troisième mandat, après tout c’est le principe même d’un débat contradictoire. J’espère seulement que vous aurez des arguments sérieux à nous avancer parce que vos congénères ne se sont pas montrés excessivement convaincants jusqu’à présent.

    • roger crettol

      Désolé, Madame, mais je ne pourrais pas m’exprimer en kirundi.

      Quand aux « anti 3eme mandats », on pourrait aussi les désigner comme ceux qui préfèreraient qu’on respecte les constitutions – la vôtre comme celles d’autres démocraties.

      Si la constitution avait été pleinement respectée, votre pays aurait probablement fait l’économie de violences et de pertes de vies humaines, sans parler des autres retombées de la crise en cours.

      Cette crise représentera un facteur de plus dans les divisions qui minent votre pays, et qu’aucun dialogue n’a pu surmonter jusqu’à présent. Alors qu’on peut suspecter – à tort ou à raison – qu’un des objectifs était de se débarasser à terme des dispositions de quotas gênantes, à fin « d’unifier » le pays. Quel mauvais calcul !

    • Tuziki Eline

      Hahaha MARIA nukuri urakabije pe! Ivyo kabisa ibikuye k’umutima canke nukurengera akarimbi Groupe de presse iwacu.

  2. JN

    L’accord d’Arusha est un Traité de Paix conclus entre deux belligérants, sous une médiation onusienne également partie prenante. En droit international, les traités de paix ne sont sujets à aucune révision sans l’accord des belligérants. Les consultations populaires, amendements constitutionnels ou référendums sur des traités de paix constituent une rupture délibérée de la paix. Il faudra y penser deux fois.

  3. roger crettol

    Le Mandat.

    Le mandat répétitif, éternel, infini ; mandat perpétuel, saint et salvateur ; mandat de toutes les bénédictions – solution instantanée et permanente de tous les problèmes que le Burundi n’aura pas à affronter, en raison de ce mandat miraculeux.

    On vous donne un trésor, et vous, mauvais citoyens, refusez cette générosité si totalement innocente et désintéressée. Mais à quoi pensez-vous ?

    JerryCan

  4. KABADUGARITSE

    Il faut vivre sur une autre planète et être aveugle pour ignorer les changements apportés par les accords d’Arusha.-

  5. Salmia Irikungoma

    Ubuho Pita agiye kwitwa empereur des DD.

  6. Mukandi

    Ma question est injuste, mais merite d’etre posee: Finalement, il faudrait avoir confiance en combien « de pasteurs protestants » Burundais?

  7. Jean Bigirimana.

    Le credo DD n’est pas dur a memoriser.

    • Murundi

      Je félicite tous les Burundais qui ont identifié et qualifié la cause du malheur qui frappe le Burundi aujourd’hui: « les mandats du Président du Bdi ». Enlevons cette clause dans « la future et imminente CONSTITUTION BURUNDAISE », intégrons l’Accord d’Arusha dans la nouvelle Constitution! Comme résultat nous aurons « CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDI = UNIQUE LOI-LUMIERE » du Burundi. Nous voudrions voir à ce moment quel serait le nouveau refuge des hommes et femmes politiques burundais qui ont peur des élections. Que, qui serait allergique à ma proposition, sache qu’il s’agit de la politique et de la démocratie=la loi de la majorité: entre la politique réaliste et la politique virtuelle ou tout simplement utopie politique, le choix est clair!!

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