Jeudi 01 décembre 2022

Politique

Retraite avec les présidents des partis politiques : Assez de paroles, place aux actes, clament les politiques

Retraite avec les présidents des partis politiques : Assez de paroles, place aux actes, clament les politiques
Le chef de l’Etat, lors de sa rencontre avec les dirigeants des partis politiques.

Au moment où certains dirigeants de partis politiques saluent l’engagement du chef de l’Etat pour les questions de bonne gouvernance, d’autres expriment une lassitude pour des rencontres qu’ils jugent sans aucun horizon.

Par Alphonse Yikeze&Hervé Mugisha

Dans son discours aux présidents des partis politiques, le président Evariste Ndayishimiye a défendu le concept de budget-programme récemment mis en place. « Les responsables recevront un budget d’exécution de trois mois. Les trois mois passés, le responsable devra rendre un rapport et justifier les vides dans l’exécution de son programme. Les responsables qui font preuve de paresse ou d’incompétence ont de quoi s’inquiéter puisqu’ils vont être remplacés ».

Le chef de l’Etat a également eu un mot pour les partis d’opposition. « Tout citoyen est amené à la gestion de la chose publique. Ainsi donc, les partis politiques d’opposition ne devraient plus mépriser l’action gouvernementale, car le Gouvernement est le porte-parole de la population dans son quotidien ».
Pour rappel, deux rencontres de ce type se sont déjà tenues à deux reprises. La première en date du 6 janvier 2021 s’est tenue au palais Ntare Rushatsi. La dernière s’est tenue à Gitega le 3 septembre 2021. Lors de la rencontre de janvier 2021, le chef de l’Etat avait demandé aux partis politiques de jouer le rôle de « conseillers » auprès du Gouvernement.

Les leaders présents s’expriment….

Pierre-Claver Nahimana : « Au niveau de la mauvaise gouvernance, le chef de l’Etat est bloqué »

Pour le président du parti Sahwanya Frodebu, l’axe central de la retraite porte sur la problématique de la mauvaise gouvernance longuement évoquée par le chef de l’Etat. « Dans son discours de clôture, le président de la République est revenu sur les défis auxquels nous sommes confrontés actuellement liés à la pauvreté, la pénurie du carburant, le manque d’engrais, les problèmes de transport… Le chef de l’Etat a reconnu que le pays fait face à de sérieux problèmes et cela est très important »

A tous ces problèmes, apporte-t-il des solutions ? lui demande-t-on. « En tout cas, au niveau de la mauvaise gouvernance, le chef de l’Etat est bloqué. Surtout quand il parle aujourd’hui de remplacer les incompétents par des gens ne faisant pas partie des partis politiques ». En principe, juge le dirigeant du Sahwanya Frodebu, on doit choisir parmi les membres de son parti politique. Que le président de la République fasse le contraire, explique M. Nahimana, prouve ce blocage.

Quant au fait que le président Ndayishimiye évoque les partis d’opposition qui ne devraient pas mépriser l’action gouvernementale du fait que, selon lui, le Gouvernement est le porte-parole du peuple, M. Nahimana est formel. « C’est sa vision propre à lui. Ce n’est pas la mienne, ni celle de mon parti. En ce qui nous concerne, le parti Frodebu est un parti d’opposition, car n’étant pas au Gouvernement ». A ce titre, le président du Frodebu estime avoir le droit de critiquer l’action gouvernementale comme le lui permet la Constitution.

Kefa Nibizi : « L’analyse critique de l’action gouvernementale fait partie du quotidien des partis politiques »

Le dirigeant du parti CODEBU (Conseil pour la démocratie et le développement durable du Burundi) dit apprécier positivement la démarche du Président de la République. « Depuis son investiture, il avait promis qu’il consulterait tous ceux qui peuvent contribuer dans le développement de notre pays. Chose promise, chose faite, car la récente retraite était la troisième rencontre avec les partis politiques »

Quant aux propos sur les partis d’opposition, Kefa Nibizi rappelle que les Gouvernements n’apprécient généralement pas favorablement des critiques à leur égard. « Cependant, les partis politiques de l’opposition sont à la quête du pouvoir. Ils doivent évaluer l’action du gouvernement régulièrement pour identifier là où il y a des manquements afin de prodiguer des conseils »

Se félicitant de l’engagement du Chef de l’Etat à promouvoir la bonne gouvernance dans le domaine économique, Kefa Nibizi dit s’inquiéter de ce que cet engagement soulève beaucoup de résistance dans l’entourage du chef de l’Etat. « Nous avons eu l’idée que tous les partis politiques devraient contribuer dans ce combat, sous la coordination de la plus haute autorité, pour dissuader tous ceux qui ne veulent pas souscrire à ce changement »

Zénon Nimubona : « Ces rencontres lui serviront juste de bilan pour sa présidence »

Concernant les propos tenus par le chef de l’Etat sur l’Opposition, le président du Parena est implacable. « Comment ne pourrait-on pas critiquer le Gouvernement ? ». Il fait mine de s’interroger un brin ironique. « Le Gouvernement voudrait-il qu’on l’applaudisse pour avoir résolu le problème lié à la pénurie du carburant ? »

M. Nimubona juge que le chef de l’Etat a passé beaucoup de temps à se lamenter sans apporter de solutions. « Il se montre très critique vis-à-vis de la situation actuelle. Et alors ? Il se montre peu amène à l’encontre de ses collaborateurs. Et alors ? C’est quoi la suite à tout cela ? J’ai plus eu l’impression d’un président débordé qu’autre chose »

Quant au bilan des rencontres entre le chef de l’Etat et les leaders des partis politiques, le président du Parena juge qu’il n’offre aucun horizon. « Je crois que cela lui servira juste de bilan pour sa présidence »

Olivier Nkurunziza : « Impossible que l’opposition ne critique pas l’action gouvernementale »

Pour le président du parti Uprona, il est pratiquement impossible que l’opposition ne critique pas le gouvernement. «  C’est dans l’essence même de notre mission : faire entendre l’autre son de cloche de la population ». Et d’après lui, bien que  littéralement en kirundi, le mot ‘’opposition’’,  veut dire : « Abatavuga rumwe na leta », cela ne doit pas laisser  penser qu’en aucune manière l’opposition et le Gouvernement ne s’accordent jamais sur une chose.
Et d’expliquer : « Notre rôle n’est pas uniquement de décourager. En cas de malversations,  de manquements, il est de notre devoir de dénoncer ». En guise d’exemple, il cite la crise actuelle liée à la pénurie du carburant.  Eu égard à ses nombreuses conséquences, il fait savoir que l’Uprona ne cesse de conseiller, de donner des suggestions.


>>Eclairage

Interview avec Dr Denis Banshimiyubusa :« Un discours qui cache mal une volonté d’instaurer une démocratie monopartite »

Au risque qu’il soit taxé de vouloir verrouiller l’espace politique, analyse le politologue, le président de la République devrait prôner et adopter un discours conciliateur. Car, selon lui, les critiques de l’opposition ne profitent qu’au parti au pouvoir.

Durant cette retraite, le président de la République n’a pas du tout apprécié les leaders des partis de l’opposition qui ne cessent de critiquer l’action gouvernementale. Votre commentaire.

Pour mieux comprendre sa réaction, il faudrait analyser de près la philosophie politique du Cndd-Fdd. Depuis son accession au pouvoir en 2005, tous les leaders qui se sont succédé à sa tête estiment qu’il n’y a pas de place pour les vaincus. Pour eux, à l’instar des Romains, c’est l’adage : «  Malheurs aux vaincus (vae victis) » qui prévaut. C’est pourquoi vous verrez des gens en exil depuis bien d’années. Comme si le fait d’avoir remporté les élections lui donne tous les pouvoirs. Mais pour comprendre en profondeur cette propension du président de la République à réduire à néant le rôle de l’opposition, il faut se replonger dans le discours prononcé lors de son investiture. En kirundi, il a dit : « Imvugo ngo imigambwe itavuga rumwe na leta, twipfuza ko itosubira kugira ikibanza mu Burundi. Kanatsinda utavuze rumwe na leta y’uburundi, wovuga ururimi rwiyindi leta iyahe ? Ntitwipfuza abandi bantu bokwama mu mpari bapfa ubutegetsi n’iyindi leta kandi turi mu ntwaro ya demokarasi ». Traduit littéralement : «  Nous voulons que les partis de l’opposition les gens, etc. Qui ne parlent pas le langage politique que le Cndd-Fdd n’ait plus de place au Burundi. Si tu ne parles pas le même langage politique avec le gouvernement, tu en parleras avec qui ? Dans un Etat démocratique, pourquoi il devait y avoir autant de discussions alors que c’est la voix du peuple qui a le dernier mot ».

Concrètement ?

Pour illustrer davantage cela, il faut remonter le temps. C’était lors de la dernière rencontre avec ces mêmes leaders, en septembre 2021. Sèchement, il leur avait intimé d’être des conseillers du Gouvernement et non pas ses éternels opposants. Des exemples qui montrent à suffisance que son récent discours entre dans la même ligne. Dans son entendement, il aimerait une démocratie monopartite avec uniformatisation des consciences où tout le monde devrait penser de la même manière, voir toute chose sous le même angle. Pire, ce discours se remarque à travers la pensée de tout leader du Cndd-Fdd. Lorsque Révérien Ndikuriyo, secrétaire général du parti dit que le Cndd-Fdd n’est pas un simple parti, qu’il représente plutôt tout le pays entier, en d’autres mots, ils aimeraient que tout Burundais soit membre du Cndd-Fdd.

Si le Gouvernement sait pertinemment que de telles rencontres sont vouées à l’échec. Pourquoi voudrait-il que lesdits partis apportent leurs contributions ?

C’est la question que je me pose également. Si réellement nous sommes dans une démocratie digne de ce nom, pourquoi le président de la République ne devrait-il pas accepter qu’il y ait ce jeu démocratique où la majorité au pouvoir à travers son action sur terrain est contrôlée par l’opposition dans le but de garantir à la population une autre alternative? Au vu de tous les rendez-vous manqués, qui n’ont pas pu déboucher sur de véritables consensus, je me demande si le président de la République ne le fait pas sciemment ou s’il est induit en erreur par ses conseillers.

Un président de la République qui concède que ses conseillers sont de loin exemplaires et qui refuse « les clins d’œil » de l’opposition. Votre réaction.

C’est là aussi le même paradoxe. Un repli sur soi synonyme d’un malaise. Il m’est inconcevable qu’il ne veuille pas que l’opposition existe et qu’en même temps, il veuille jouer le rôle de cette dernière en remettant en cause les prestations de certains de ses proches collaborateurs qui ne s’acquittent pas de leurs tâches comme il se doit. Une tâche en principe qui revient à l’opposition.

Eu égard à cette situation, je me demande si le président de la République comprend les pouvoirs dont il est investi ? Pourquoi ne devrait-il pas laisser l’opposition, les organisations de la société civile, les syndicats, jouer leur rôle « de contre-pouvoirs de la démocratie ». A son tour, comme le lui permet bien la Constitution, sanctionner comme il se doit ses collaborateurs peu exemplaires.

Est-ce que « cette inertie » ne cacherait un aveu d’impuissance?

Plutôt, j’assimilerai cela à du populisme. Gagner la sympathie de la population en la faisant croire qu’il voudrait faire bouger les choses et qu’il se heurte à la mauvaise foi de ses collaborateurs. En soi, une mauvaise stratégie. Parce qu’aucun de ses collaborateurs n’oserait bloquer le changement si c’est lui qui l’amorce. C’est lui qui les a tous nommés, au lieu de jouer les victimes qu’il change le système.

L’opposition qui s’émiette petit à petit. Est-ce votre constat ?

Pas du tout. Plutôt, elle semble en retrait à cause des agissements du Cndd-Fdd qui voudrait imposer un monopartisme de fait. Et ce que le parti de l’Aigle ne sait pas, c’est que cette stratégie, malheureusement a des incidences sur son fonctionnement, pour ne pas dire la démocratie en général. Dans ce cas de figure, les partis politiques même les plus faibles ne voudront pas aller sur terrain prétextant que le Cndd-Fdd les persécute. Certes, un faux alibi, qui n’avantage guère aussi le parti de l’Aigle. Car en ouvrant l’espace politique, ceci permet à tous les acteurs de l’opposition (partis politiques, église, société civile, etc.) de l’aider à rectifier le tir pour les échéances électorales à venir.

Avec les législatives de 2025 qui approchent à grands pas et les conditions de vie qui ne cessent de se dégrader, voyez-vous le Cndd-Fdd rester la principale force politique du pays?

Je suis un tout petit peu mesuré par rapport à la fiabilité et la sincérité des résultats des urnes. Est-ce que depuis 2010, le Cndd-Fdd a gagné toutes les élections loyalement? C’est la grande interrogation. Sinon, si ce n’est pas le cas, j’estime que c’est plus que jamais le moment pour lui de rectifier le tir ainsi apporter la réponse à toutes ces doléances de la population. Et si c’est le cas, je n’ai aucun doute là-dessus, il les remportera comme il l’a toujours fait.

Forum des lecteurs d'Iwacu

5 réactions
  1. Niyontoranwa Élysée

    Je ne peux pas dire trop. Mais dans une démocratie digne du nom, il faut accepter d’écouter les critiques des contre-pouvoirs et répondre aux doléances de la population. Nous voulons une démocratie culturaliste et non une démocratie structuraliste.

  2. Margarita

    Pourquoi est ce ici qu’on pose de vraies question?
    Kubera iki abo bashingantahe Barbara imigabwe batomubaze si les 15 jours du scandale Mpanda zitarahera

  3. Bellum

    Si les DD avaient proclamé carrément le parti unique, tant de vies innocentes auraient été épargnées. De nombreux jeunes du MSD et du FNL-Rwasa ont cru en la promesse de la démocratie et l’ont payé cher : emprisonnés, morts en prison, assassinés, mutilés et exilés. C’est une injustice terrible. Si on leur avait clairement interdit le droit d’association et d’expression, ils ne seraient pas morts et détruits pour rien. La figure la plus emblématique, parmi tant d’autres, fut Charlotte Mugwaneza, militante du MSD et de l’OLUCOM. Maman d’un bébé de 6 mois, elle fut enlevée dans la rue, massacrée à coup de couteaux et jetée à Bugarama. Morte pour avoir cru en la démocratie, le droit d’association et d’expression. Morte pour rien comme les milliers d’autres. Comme les vies et familles brisées en prison pour rien. Comme les morts de faim, de maladie, de privations et de dépression dans les prisons nauséabondes burundaise. Morts et brisés pour avoir cru en la promesse de la démocratie. Les DD auraient pu proclamer le parti unique purement et simplement et ces pauvres jeunes ne seraient pas morts.

    • Yan

      @Bellum
      « Si les DD avaient proclamé carrément le parti unique… »

      Dommage qu’ils n’ont pas voulu ré-inventer la roue (partie unique qui datait de 1966). S’ils l’avaient fait (ré-inventer la roue), peut-être qu’on aurait eu quelque chose de plus potable (notamment éviter les récurrentes pénuries: de sucre, de produits Brarudi, de courant électrique, de produits pétroliers, de devises, etc.).

  4. JIGOU MATORE

    Quand le Président Ndayishimiye semble interdire les partis d’opposition de critiquer l’action gouvernementale, il y a lieu de se poser deux questions:
    – Est-ce parce qu’il sait que son gouvernement ne s’acquitte pas convenablement de ses missions en faveur du  » du mieux ou du bien-être » de sa population, et que permettre les critiques négatives serait monter la population contre le Gouvernement?
    – Est-ce parce qu’il ignore vraiment les règles et les principes du Jeu de la Démocratie?

    A mon avis, la première hypothèse est la plus crédible. Si on est en démocratie, le Président sait très bien que c’est une lutte « légale »(sans armes) des partis politiques pour la conquête du pouvoir. Les burundais font la queue pour le sucre, pour le carburant, pour l’engrais chimique, ….
    Les signaux de l’économie sont au rouge! N’est-ce pas une bonne opportunité pour les partis d’opposition de critiquer l’impuissance de l’Action gouvernementale à résoudre les problèmes évoqués ci-haut, et de proposer une autre alternative?! Autrement dit montrer que le CNDD-FDD a échoué à trouver des solutions aux misères de la population et de proposer qu’il soit mis fin à son règne lors des élections de 2025.N’est-ce pas cela la démocratie qui n’est que sur les lèvres du Président Ndayishimiye sans la mettre réellement en pratique?

    Le Président ne peut pas proclamer la démocratie sans accepter les règles de son jeu: la critique, la liberté de la presse, le respect des droits de l’homme, l’indépendance de la justice, la bonne gouvernance,… Si le Président veut réellement changer la situation catastrophique dans laquelle le Burundi se trouve en ce moment- il le reconnait lui-même, de même que l’incompétence de ses collaborateurs- il devrait ouvrir l’espace politique et garantir la liberté d’expression, avec tout ce que cela implique. L’ouverture de ces espaces permettrait un débat contradictoire qui manque tant à notre chère Patrie! Le CNDD-FDD et le Gouvernement croient que ce qu’ils disent sont « des vérités de bible » On a besoin du débat contradictoire! Et de ce débat il se dégagerait des défis et des solutions qui iraient à l’actif du Parti de l’Aigle. « Aucun Gouvernement ne peut s’améliorer s’il n’est pas soumis à la pression de la critique de son action ». Le Président, les ministres, ….ce qu’ils font ou ce qu’ils disent ne constituent pas des vérités non contestables ou gnomiques. Ils devraient accepter les critiques de la société civile, des partis d’opposition, de la population, des masses médias. C’est cela la démocratie. Cette pression de la critique permet de remettre en cause leur action gouvernementale et de s’amender. Cela permet également au Président de la République de savoir les incompétents à travers les plaintes de la population via différends canaux, incluant la presse, et de les remplacer ou de les pousser à la démission.
    Museler toute la population ne sert pas le Gouvernement de l’Aigle. Laisser parler les gens canalise les frustrations de la population et permet au Gouvernement de trouver des solutions aux problèmes de sa population. « Les frustrations qui s’entassent et qui ne sortent pas constituent une bombe qui ne peut être désamorcée que par la libération de la parole »

    Laisser les gens parler Monsieur le Président.

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