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Environnement

Respect du littoral du lac Tanganyika : les concernés tardent à s’exécuter

10/11/2020 Rénovat Ndabashinze Commentaires fermés sur Respect du littoral du lac Tanganyika : les concernés tardent à s’exécuter
Respect du littoral du lac Tanganyika : les concernés tardent à s’exécuter
A Safi Beach, les installations sont encore là.

Du 22 septembre au 22 octobre, expiration de l’ultimatum pour la destruction des installations dans la zone tampon du lac Tanganyika. Plus d’un mois après, la situation reste inchangée.

Côté Kinindo, les chantiers en cours sur le littoral du lac Tanganyika sont nombreux comme ceux sis aux environs de l’Avenue du Bonheur ou celle dite Gasanda. Non loin des bureaux de l’Unicef, de Zion Beach, des habitations, des bar-restaurants aussi y sont installés à moins de 100 m des rives du lac.

A Safi Beach, commune Mukaza, à proximité du port de Bujumbura et de la Gare routière, rien n’a été détruit. Des équipements de jeux d’enfants, des kiosques des produits Brarudi sont là. C’est à cet endroit que les nouveaux mariés immortalisent leur journée. Ces derniers doivent payer 30.000BIF. La plage est clôturée. Son accès n’est pas gratuit. Durant le week-end, pour y accéder, il faut débourser 500BIF par personne, les enfants compris.

A Ngagara, à l’endroit appelé Ku Mase, des maisonnettes, des restaurants de fortune sont toujours là. Envahi par les eaux du lac Tanganyika, le bar a déménagé. A plus ou moins 50 m du littoral du lac.

Non loin de là, Holly Beach, un autre bar qui se trouvait au bord du lac, a fermé. Les inondations ont détruit la salle de réception, les guérites, etc. Quelques mètres plus loin, on trouve Lake Side Hall qui comprend un mini-restaurant, une salle de réception, de conférence et des appartements. Il est situé à quelques 50 m du lac. Tout près, un chantier d’une maison en étages en cours de construction.

Les propriétaires conscients mais …

« Nous avons entendu ces mesures. Et nous sommes conscients que le délai donné est déjà dépassé », affirme un des propriétaires des chantiers dans le littoral du lac. Mais, il estime très difficile pour un investisseur de détruire son propre chantier. « C’est vraiment très compliqué. Pour ériger une maison, on contracte des crédits. On se sacrifie. Comment puis-je détruire ma propre maison ? »

I.P., un autre propriétaire, affirme qu’ils disposent des titres de propriété. Et de hausser le ton: « Pourquoi les services concernés ne nous ont pas empêché au début des travaux ? Pourquoi nous ont-ils induits en erreur ? Et qui va payer pour nous indemniser ? » Néanmoins, il reconnaît que le littoral du lac est devenu, ces derniers temps, une zone à risques : « Les eaux du lac ont déjà causé beaucoup de dégâts.»

Pour lui, le mieux serait d’empêcher les nouvelles constructions. « Nous demandons que nos chantiers, nos maisons ne soient pas démolies, car nous avons été induits en erreur par des gens au service de l’Etat. »

Après l’expiration du délai de l’ultimatum, nous avons essayé d’avoir la position du ministère concerné, en vain.

Pour rappel, dans le communiqué du 22 septembre, le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage a annoncé qu’il est strictement interdit de vendre ou d’acheter les domaines publics hydrauliques du littoral du lac Tanganyika. Toutes les activités qui s’y font sans respect de la loi ou autorisation ont aussi été suspendues. Et un délai d’un mois a été donné aux propriétaires pour enlever les clôtures installées dans cette zone.
Via ce communiqué, ledit ministère a promis la mise en place d’une équipe d’experts pour élaborer un plan d’aménagement intégré du littoral du lac. En attendant, il a également suspendu l’octroi des certificats de conformité environnementale des travaux dans ce secteur.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

Lire le communiqué

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