Jeudi 01 décembre 2022

Politique

Réquisition ou spoliation?

Des agents du Service national de renseignement (SNR) ont «saisi» deux voitures de l’ancien 1er vice-président de la République, Bernard Busokoza. D’après eux, c’est pour des raisons d’enquête. Le propriétaire parle de persécution pour des raisons politiques.

Bernard Busokoza : «Je demande à ce que mes voitures me soit restituées.»

«Je demande à ce que mes voitures me soient restituées. Je ne sais pas ce dont on m’accuse à part que nous avons des différends politiques. Je ne peux pas être victime de mes opinions politiques.» C’est l’appel de l’ancien premier vice-président de la République, Bernard Busokoza, aujourd’hui en exil. Mercredi 2 août 2017, des agents du SNR se sont présentés au garage Sogerbu de Bujumbura pour «réquisitionner» deux véhicules de ce ténor de la plateforme de l’opposition en exil, Cnared Giriteka. Il les avait laissés dans ce garage en fuyant. La première voiture est de marque Mercedes Benz avec comme plaque d’immatriculation C3244A et la deuxième une Jeep Toyota V8 (A4400). Selon le propriétaire, toutes les deux voitures ont une valeur de 200.000 dollars américains.

D’après des témoins, ces agents du SNR étaient conduits par Vital Baranyanka. En signant la décharge, ce dernier a indiqué qu’il était un officier de la police judiciaire (OPJ) au SNR. «D’après ces agents, mes voitures font l’objet d’une enquête», indique Bernard Busokoza. Et de souligner qu’il a envoyé des amis au SNR pour s’enquérir de la situation. «On leur a dit qu’ils allaient me rendre mes véhicules. Mais c’était des mensonges. D’après les informations que je possède, les plaques d’immatriculation auraient été changées et les voitures disparues.» Bernard Busokoza se demande pourquoi on s’acharne sur lui alors que le gouvernement se targue que le Burundi est un Etat de droit. Il trouve que c’est une manière de le persécuter. «Ce n’est pas la première fois qu’ils le font.»

Le flou complet et…

Bernard Busokoza indique que les espoirs de retrouver ses biens commencent à s’amenuiser. Toutefois, il assure qu’il a informé l’Ombudsman burundais, Edouard Nduwimana, ainsi que le chef de cabinet au SNR, mais il n’a reçu aucune réponse. Juma Rukumbi, porte-parole de l’Ombudsman burundais, dit ne pas être au courant de cette affaire. «Peut-être qu’il a fait une plainte verbale sans que nous en soyons informés.» Iwacu a essayé de joindre Edouard Nduwimana, sans succès.

Pierre Nkurikiye: «S’il se sent lésé, qu’il porte plainte devant la justice.»

La réponse du porte-parole du ministère de la Sécurité Publique, Pierre Nkurikiye, est laconique : «Je ne veux pas m’appesantir sur ce sujet. S’il se sent lésé, qu’il porte plainte devant la justice. » Agnès Bangiricenge, porte-parole du parquet général de la République, fait savoir qu’ils n’ont pas encore reçu un dossier concernant cette affaire. «Peut-être qu’il est encore à la police.»

…et des indignations

Pour Charles Nditije, président du Cnared, cela ne concerne pas seulement Bernard Busokoza. «C’est un programme qui vise à persécuter tous les opposants au 3ème mandat de Pierre Nkurunziza.» Il ne comprend pas comment on peut faire des enquêtes sur des voitures stationnant dans un garage. Pour lui, ces voitures ont été volées comme c’est le cas des autres biens des opposants. «Ce projet transparaît dans le langage des autorités qu’elles transmettent dans tout le pays.» Il donne l’exemple du président du Sénat qui a exhorté les Imbonerakure de «travailler» et promis qu’ils hériteront des biens des opposants. Et celui de la décision du maire de la ville, Freddy Mbonimpa, autorisant l’installation des positions militaires dans les parcelles des réfugiés. D’après lui, c’est un projet qui a été préparé bien avant. Il met en garde ceux qui sont en train d’acheter ces biens illégalement acquis.

Une des voitures « saisies ».

Phénias Ningaba, porte-parole du parti Sahwanya Frodebu, se demande si les enquêtes se font sur les biens d’une personne ou sur la personne elle-même. «La sécurité des biens et des personnes est de la responsabilité de l’Etat. Pour moi, c’est l’Etat qui va en répondre.» Concernant la réponse du porte-parole du ministère de la Sécurité Publique, il trouve que c’est une manière de fuir ses responsabilités.

Même son de cloche de la part de Gabriel Rufyiri, président de l’Olucome. «Pour nous, c’est l’Etat qui est le garant des biens des réfugiés.» Pour le cas de Bernard Busokoza, M.Rufyiri pointe la contradiction avec le discours du président de la République rassurant les réfugiés que leurs biens seront bien gardés. Toutefois, le président de l’Olucome nuance : «Enquêter sur un objet matériel est normal, mais ce dernier doit faire l’objet d’un crime. De plus, un procès-verbal doit sanctionner cette saisie.»


Trois questions à Me Dieudonné Bashirahishize

Cet avocat au Barreau du Burundi et du Rwanda, membre du Conseil d’Administration de l’East Africa Law Society et président du Collectif des Avocats des Victimes de Crimes de droit international commis au Burundi (CAVIB), juge que cette «saisie» est illégale et à de multiples conséquences.

Quel est votre commentaire par rapport à ce comportement des agents du SNR?

Dans un Etat de droit, les pouvoirs publics en général et le pouvoir judicaire en particulier veillent sur la sécurité des biens et des personnes. Au Burundi, l’Etat de droit a laissé la place à l’arbitraire, aux voies de fait et à la terreur. Une personne de l’opposition, qui est déshumanisée à travers les discours de la haine qui sont légion, n’a presque plus de droit au Burundi, à commencer par le droit à la vie. On ne devrait pas s’étonner que les biens de ces personnes qualifiées d’«ennemies du pays» ou pire encore de « Mujeri » soient spoliés, vandalisés et pillés.

Au Burundi, les choses marchent à l’envers. Le SNR est au-dessus du pouvoir judicaire, fait la pluie et le beau temps tout en profitant du climat d’impunité ambiant. Ceci explique le fait que le procureur général n’osera pas ouvrir une enquête pour protéger le patrimoine de ce Burundais actuellement en exil. La police présidentielle possède un droit de vie et de mort et à fortiori le droit de s’accaparer illégalement de ce qu’elle veut surtout lorsque les biens appartiennent aux exilés.

Ces agents ont-ils transgressé la loi ?

La loi fondamentale, en l’occurrence la Constitution, a été violée. L’article 36 de la Constitution protège le patrimoine de tout Burundais sans distinction aucune. S’il s’agissait de vraies enquêtes qui étaient à l’origine de cette saisie irrégulière, qui s’est transformée en spoliation, non seulement c’est la police judicaire ou le parquet qui aurait mené l’opération, mais aussi un procès-verbal renseignant sur les numéros du dossier judicaire en cours d’instruction et le motif de la saisie auraient dû étre présentés. La conséquence légale aurait été d’emmener ce matériel roulant saisi dans les enceintes de l’établissement judicaire en train d’enquêter sur l’affaire. Le sort des biens saisis allait être déterminé par un jugement équitable.

Si les plaques ont déjà été changées sans qu’il n’y ait aucun jugement coulée en force de chose jugée et au cours duquel toutes les garanties du droit à la défense ont été respectées, il en découle que la loi a été systématiquement violée. L’Etat du Burundi, qui s’est approprié ces véhicules, via le SNR, en sera responsable. Et cela sans épargner les personnes physiques impliquées dans ces actes de vandalisme qui seront poursuivies individuellement par voie d’une action récursoire. Il est déplorable que le contribuable burundais souffre en payant les biens volés par des services de l’Etat en violation de toute éthique et des lois républicaines.

Que peuvent être les conséquences ?

Il est en effet à la fois paradoxal et étonnant que des autorités qui se félicitent du travail de la CNTB, dont l’objectif est de rétablir les réfugiés dans leurs biens, supervise au même moment sa police en train de spolier le patrimoine des refugiés d’une autre époque. Entre les déclarations sur la réconciliation et les actes de spoliation ponctués par d’autres crimes contre l’humanité, la vraie nature ou image du pouvoir se dessine et se dévoile dans ces contradictions.

Une autre conséquence probable est que cet acte illégal soit interprété par les autres membres des corps de sécurité proches du régime comme un coup d’envoi aux actes de pillage des biens laissés par les réfugiés. En ouvrant cette boîte de Pandore, les conséquences seront incalculables et le gouvernement en répondra devant la justice nationale ou internationale et devant l’Histoire.

Le SNR devrait réduire cet excès de zèle et cesser d’avoir une mémoire courte. Croire qu’un demi-million de réfugiés restera à l’étranger pour l’éternité est une grave erreur. Ce pays appartient à tous les Burundais, indistinctement de leurs opinions. Le fait de déshabiller Saint-Pierre pour habiller Saint-Paul, sur fond de haine et sans respecter de la loi, apportera plus de problèmes qu’il n’en résoudra. Ce genre de pratiques ne fera que faire perdurer ce cycle vicieux de gabegie, de haine et de violence qui dure depuis des décennies. Avec des pouvoirs qui dirigent le pays sous le coup obsessionnel d’un passé qui a du mal à passer et qui traîne avec lui des plaies encore béantes, le Burundi restera encore pour longtemps sous le joug de la loi de la jungle.

Forum des lecteurs d'Iwacu

47 réactions
  1. Rurihose

    Une petite réponse à Jihn,Gacece et Bakari.
    J ai dit:Copier sur le Rwanda ce qu’ils font de mieux.
    Eux ont copié le modèle « Mutuelle ».
    En guise de réponse, vous me donnez un lien qui parle de droits de l’homme.
    Uwukura amavunja umutama aramwereka.Nius parlions de la corruption, de l’ordre , de l’attrait des investissements étrangers???
    Walah je prêche dans le désert???

  2. Ntakije Déo

    « Toutes les deux voitures ont une valeur de 200.000 dollars américains » (Soit plus de 345.000.000Fbu [taux officiel] ou 536.000.000Fbu [taux des bureaux de change]). Vous vous imaginez! Nos autorités sont des vraies milliardaires dans un pays ou la population souffre de malnutrition, une seule personne a accumulé une telle richesse rien que dans les voitures sans compter les villas et les autres biens.
    Avec ces deux véhicules, on peut construire et équiper un grand hôpital en étage.

    • karanga lilia

      @ Ntakije Deo
      Vous vous en doutiez donc? Mais il y a encore plus cher !! Allez voir les maisons de Kigobe ou Gasekebuye , personne ne peut en construire une avec son propre salaire en moins de 100 ans ? Ou tirent ils cet argent ces « philantropes » ? Au moins Busokoza était un opérateur économique !! Mais les autres ? CORRUPTION

      • Ntakije

        Busokoza est un operateur économique ou un politicien? Laisse-moi lire! Comme, il a passé dans l’opposition, il deviens « un operateur économique » honnête. Mais les « autres » sont des patatipatata.
        En fait icishe uburundi n’iyo fanatisme et manque d’objectivité.

    • SEMIGABO

      @Ntakije Deo
      A ce que je sache ce Monsieur a gagné tous ces biens honnêtement car il n’était pas poursuivi par la justice burundaise. On n’a d’autres qui accumulent des richesses par la corruption et la spoliation. La différence ente les deux est très claire. Les biens mal acquis ne profitent jamais. Les exemples, ne manquent pas que ce soit dans un passé récent ou lointain. Mobutu, Bongo, Duvalier et j’en passe.

  3. Bundes

    We GACECE,PRISE II, aho ntagishasha utubwiye naho wigira umuhinga turazi ko hariho marque Jeep ! Le problème de réside donc pas aux apélations de ces véhicules, que les DD restituent les biens nta faranga narimwe bamuterereye mukuzigura !!!

    • Bakari

      @Bundes
      None ko izo modoka zingana na 200.000usd ubu, zikiri nshasha zagurwa angahe.
      Jewe nari nzi ko imodoka imaze imyaka itatu ica igurwa inusu y’ayo yaguzwe!

      • karanga lilia

        @ Bakari
        Wabiharuye gute yuko imodoka imaze imyaka 5 igurwa inusu yayo ? Erega iyo si tuk-tuk

        • Bakari

          @karanga lilia
          Imaze imyaka itanu nta nusu y’ayo yaguzwe uronka. Ahubwo woronka ica gatatu. Na tuk-tuk nico kimwe. Wari wibaza ngo ugura imodoka hanyuma ukayigenderamwo umwaka ukayidandaza ayo wayiguze? Erega n’abandi barazi iyo zigurirwa.
          Turinda kuba amasoko twe nawe tujamwo ataho ahuriye.

    • Gacece

      Je ne m’oppose en rien à ce qu’on lui remette ses biens… si l’enquête conclut qu’il n’y a rien à lui reprocher. Mais, c’est le SNR qui doit les lui remettre, et non les DD comme vous dites!

      Pour le reste, un Bic ou un stylo?

  4. Gacece

    Prise II
    Juste pour clarifier une misconception très très répandu au Burundi.

    – Jeep, c’est une marque de voitures, tout comme Toyota, Mercedes, Nissan, etc.

    – On ne peut pas dire « Jeep Toyota », « Jeep Mitsubishi », « Jeep », …

    – Le bon terme qui désigne une voiture de la forme d’une Jeep (c’est la marque qui a commencé à vendre des voitures ayant cette forme, d’où la généralisation), c’est VUS = Véhicule Utilitaire Sport.

    200 000 $ pour 2 autos? C’est une exagération! Quels sont les modèles dont il est question ici? Comme ça on aura le loisir de vérifier par nous-mêmes.

  5. Roi Muhanza Premier

    Meme l’avion du peuple a disparu. Arretez de nous regarder dans la bouche quand on mange ou etanche notre soif.
    Ca c’est un rien du tout. A ceux qui disent que 200 milles dollars est une grosse somme, je dois vous dire que vous devez etre serieusement a court de moyens financiers.
    Parlez plus fort et vous en aurez sous peu.

  6. Ramazani

    Comprennez vous maintenant pourquoi nous ne voulons pas engager nos sous au Burundi ? Jamais de la vie et surtout pas en ville . Une maison si mais sur ma colline natale .

    • Bakari

      @Ramazani
      « Comprennez vous maintenant pourquoi nous ne voulons pas engager nos sous au Burundi ? »

      Si vous construisez sur votre colline natale qui se trouve au Royaume du Boungawa et pas au Burundi, moi je ne fais que vous féliciter. Cela reste profitable pour vous et vos concitoyens.

  7. Pablo

    Emwe banyaBururi ayo mubonye !!!!

  8. pia

    normalement on devait tirer la leçon des actions de la CNTB aujourd’hui pour ne pas stresser vos enfants à l’avenir.Ntawuhorakomeye pour dire on ne peut pas rester homme fort »décideur »tout le temps

  9. Busorongo

    Pourquoi des suppositions? Pourquoi se hâter pour publier au conditionnel au lieu d’enquêter d’abord?
    L’avocat en exil de surcroît politicien est il mieux indiqué que ceux restés au Burundi?
    Trop de questions gênantes.
    Est ce que ces voitures sont elles arrêtées depuis deux ans à SOGERBU où alors de temps en temps elles circulaient?

  10. Stan Siyomana

    « Selon le proprietaire, toutes les deux voitures ont une valeur de 200.000 dollars americains ».
    Il y a plusieurs elements qui manquent pour savoir si cette valeur de $200.000 est vraiment reelle.
    Le citoyen burundais lambda/MUNYAGIHUGU NYARUCARI? qui voudrait acheter ces voitures (ici je blague bien sur!) devrait considerer l’annee de fabrication, le nombre de km parcourus et l’etat general de ces vehicules.

    • Ramazani

      @stan siyomana
      Et alors quelle Est ta question?

      • Stan Siyomana

        @Ramazani
        1. Si les deux voitures lui ont coute $200.000 il y a 3 ou 5 ans par exemple, c’est sur qu’aujourd’hui elles valent beaucoup moins.
        Normalement le proprietaire va donner une valeur elevee de son bien. Il faut une certaine reference pour avoir une idee sur la valeur reelle du bien.
        CE N’EST PAS QUE JE SOUTIENS LA « SAISIE » DE SES VOITURES, je voudrais tout simplement savoir d’ou vient la valeur de $200.000.
        2. S’il s’averait que la valeur reelle est beaucoup moins que les $200.000, Mr. Bernard Busokoza perdrait une partie de la sympathie des gens.

        • karanga lilia

          @ Stan Siyomana
          Il faudrait une expertise mais je me refuse d’entrer dans ce jeu qui semble légitimer la spoliation . En fait le SNR est entrain de refaire ce qui fut fait contre certains hutu en 1972 : l’Etat burundais a saisi les biens de ceux qui furent assassinés ,c’est une double peine. Mais les victimes n’étaient pas les hutus seulement . Car 10 ans plutot en 1961 , mon père fut emprisonné à la prison de Gitega pour avoir été membre du PDC , ce parti dont certains membres étaient Birori et Ntidendereza. Mieux encore mon père avait un magasin au centre commercial actuel de Ngozi, il fut pillé et nous, ses enfants on a jamais eu droit au retour dans ses biens car une autre personne occupe les lieux , le magasin a même changé de main. Et la CVR est restée sourde à mes demandes.

      • Stan Siyomana

        @Ramazani
        Ma question porte sur la marque de la voiture, l’annee de fabrication, le nombre de km deja enregistres, l’etat general de la voiture (par exemple, a-t-elle ete deja dans in accident ou pas?).

        • Stan Siyomana

          @Ramazani
          Par exemple, dans la ville de Phoenix (Etat d’Arizona, Sud-ouest des Etats-Unis) Valley Toyota Dealers se basent sur Kelly Blue Book pour determiner la valeur d’une voiture que le client veut echanger pour s’acheter une autre (nouvelle ou pas).
          Et il faut repondre aux questions que j’ai cite plus haut.
          (Voir Trade-in value. http://www.phoenix.buyatoyota.com).

          • karanga lilia

            @ Stan Siyomana
            Vous souhaitez que je réponde à vos questions et vous d’esquiver mes interrogations ? Non je ne livre pas à votre jeu

    • Stan Siyomana

      1. Si reellement « les plaques d’immatriculation auraient ete changees et les voitures disparues », C’EST QU’IL NE S’AGIT PAS DU TOUT D’UNE ENQUETE.
      2. De grace ramener l’etat de droit AU BEAU PAYS DE MWEZI GISABO. Et si Bernard Busokoza est soupconne de ceci ou de cela, que la justice burundaise fasse son travail de facon transparente.
      3. Mais s’il s’agit d’ABUS DE POUVOIR OU DE CHASSE AUX SORCIERS ENVERS LES OPPOSANTS POLITIQUES, le Burundi ne sortira jamais de sa crise politique et la recente ouverture du parti au pouvoir CNDD-FDD envers les autres partis politiques (ouverture annoncee a Gitega par le Secretaire general de parti) N’ABOUTIRA A RIEN.

  11. Rurihose

    C est la première fois que je suis d’accord avec mes amis (Pas dans le Christ,mais sur Urubuga Iwacu) Ayubu et Kabadugarutse??
    1)Ayubu qui est certainement dans le secret des Dieux insinue que les véhicules Busikoza sont saisis dabs le cadre de la tolérance zéro contre la corription . Suivez mon doigt , cher zAyubu, cimbien touchent le Mutama a,b,c ou x. Il y en a un qui de k’avis de tous a un immeuble 7 étages au centre ville et une datcha de plus d’un million de $. Womenyera bazoshikirwa muri iyo campagne yo kuraba les biens mal acquis?
    2) Le commentaire de Kabadugaritse est plus hilarant.
    Il a parlé d’Ukubohoza d’outre Kanyaru.
    Tiens tiens vyari ivyo??.
    Mon commentaire déplacé, Si on doit copier au voisin, pourquoi ne pas copier comment le Rwanda fait pour avoir une gouvernance qu’on loue dans le monde entier?
    Ils ont copié notre « mutuelle ». Ce serait de bonne guerre

  12. Gacece

    Ce Dieudonné Bahirahishize a donné un avis juridique ou une opinion personnelle politique?

    Des véhicules ont été saisis, on a donné le motif de la saisie et le mandat. Moi ce qui m’intéresserait à savoir, c’est la date de la saisie, la durée approximative de l’enquête et sur quoi cette enquête porte, ainsi que le temps qu’elle est censé durer.

    Comme nous ne savons pas exactement pourquoi il y a eu cette saisie, évitons d’émettre des hypothèses farfélues.

    • Venant

      Le SNR n’a pas droit à saisir des éléments de preuve sans l’accord du procureur ou de la justice.

      • Gacece

        @Venant
        Vous avez raison! Mais disons que c’est l’article qui m’a induit en erreur. Quand c’est pour enquête, on appelle cela une « perquisition ».

        La saisie, c’est quand on veut vendre le bien saisi pour se faire rembourser un dû, ou quand on veut forcer le propriétaire du bien saisi à payer une créance due à la partie qui a effectué la saisie pour récupérer son bien.

        Ce qui nous ramène au point central de votre commentaire. Le SNR a-t-il les l’autorité pour effectuer des perquisitions dans le cadre des ses enquêtes? La réponse est « oui »!

        Mais toute perquisition doit aussi s’accompagner raisonnablement d’un mandat qui doit indiquer le responsable (huissier ou agent de police) qui va l’exécuter. Etdans ce cas-ci, rien n’est caché : le nom de ce responsable est mentionné dans l’article.

    • Jereve

      Pourquoi il y a eu cette saisie ? En 1972, des gens ont été forcés à l’exil et leurs biens saisis et réattribués. Vous savez pourquoi, j’espère. Aujourd’hui des gens sont envoyés en exil, il y a tentative de saisie de leurs biens. Et vous dites que vous ne savez pas pourquoi.

      • Miburo

        Tu rêves vraiment…tous ces exilés de 2015 sont victimes d’une campagne anti dd qui
        prônait la fin du système dd, des tueries massives,la non lieu des élections, la même campagne croyait à un changement de régime démocratique au profit des révolutionnaires et dans un délai court (maximum qlq mois: 1an…) .

  13. Ayahu Jean Pierre

    Je mettrai ma main au feu si Busokoza arrive à démontrer qu’avec ses revenus, il a été capable d’acquérir deux voitures d’une valeur de 200’000 dollars!!!!! Et si c’est le début de traquer les biens mal acquis?

    • Jereve

      C’est mal parti si la traque des biens mal acquis devait commencer par les biens des gens qui ont fui le pays et qui, par dessus le marché, sont accusés d’être des ennemis de la nation. Les grosses fortunes d’origine douteuse aux mains de certains de nos «bons patriotes» peuvent dormir en paix.

    • Kamanzi

      Ngira effort gato urondera qui est Busokoza. Merci

      • Jereve

        Il a une histoire (ceux qui sont au pouvoir en ont aussi), mais pour le moment c’est un réfugié comme les autres…

    • Muhima Mweru

      Mr Ayuhu ni vous ni les autres haut cadres du CN DD ni meme Nkurunziza ne peut justifier les biens dont vous avez aujourdhui. Malgre la misere de la population Burundaise le pouvoir ne fait que piller et spolier les biens de l’Etat. Quand bien meme ce Monsieur Busokoza est soubsonne de malversation ou de corruption pour avoie ces voitures, il y a une procedure legale a suivre. La saisit se fait apres un jugement confirmant le fait. Mr. Ayuhu,
      s ‘il y avait tolerance zero sur la corruption ou la marvesatiopn economique, Je ne crois pas que Busokoza serait le premier sur la liste des personnes a arreter, je ne doute pas une seconde que Nkurunziza et ses fideles accolites ( Bunyoni et autres) devraient etre sur la tete de liste des gens qui pille la Republique?

      • Meurlsaut

        @Muhima Mweru
        J’apprécie grandement votre intervention.Mr Ayuhu fait partie de ces intellectuels fanatiques et acolytes du régime en place qui ne voient que la paille dans l’oeil des opposants en oubliant la poutre qui est dans l’oeil des rapaces du régime qui détruisent et pillent le pays! On peut affirmer sans se tromper que l’ancien avion présidentiel a coûté plus de 200.000$.Mr Ayuhu peut-il nous dire à quoi a servi cette vente ou encore où se trouve cet argent?
        Pourquoi accuser Busokoza de malversation sans connaître l’origine de ses voitures alors qu’il ya des millions disparus dont on ne sait pas justifier.Les crimes économiques du régime sont-ils donc tolérables?Nkurunziza et les affidés du régime ont-ils droit de voler le pays en toute impunité???

    • Ramba

      Là tu lances un faux débat. Si non va demander les revenus d’AFRICELL Burundi ou va au domicile du Ltn Général Adolphe tu auras exactement les memes véhicules.

  14. Rurihose

    Une question:
    Dans un pays normal, les autorités morales comme le monseigneur qui dirige la CVR ou l’OMUDSMAM devraient faire entendre leurs voix.
    Mais nous ne les entendrons que lors des prières oecuméniques où on nous chante que nous vivons au paradis.

  15. Ramba

    Rendez-moi mes véhicules! Que c’est triste et honteux de voir un Etat qui pille un individu.

  16. MBANZA

    Oh ! Malheur ! « Avec des pouvoirs qui dirigent le pays sous le coup obsessionnel d’un passé qui a du mal à passer et qui traîne avec lui des plaies encore béantes, le Burundi restera encore pour longtemps sous le joug de la loi de la jungle. »

  17. KABADUGARITSE

    A l’avocat du barreau du Burundi et du Rwanda, pourrait-on connaître l’origine du concept « Kubohoza »! A mon avis ce concept relève du Kinyarwanda… Heureusement que Monsieur Rujugiro est assez loin pour entendre ses propos.-

  18. Ramba

    Abo bahungu bariko bikwegera umuvumo gusa nico gituma birirwa barabukerera inyuma yo kubukoresha amanyembwa. Nimba hari ikintu cugutinya, ni amatungo yabantu utazi neza aho bayakuye.

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