D’après nombre d’économistes, la guerre au Moyen-Orient aura des conséquences énormes sur les économies africaines en général et en particulier sur les économies des pays les moins avancés ainsi que les pays enclavés comme le Burundi. Déjà en difficultés économiquement et financièrement, les impacts pour le Burundi seront multiples, notamment sur le prix des carburants et des engrais, sur les délais d’approvisionnement des marchandises, sur les prix de tous les produits, … L’année 2026 sera excessivement difficile pour l’économie burundaise.
Lors du lancement officiel de l’année scolaire 2025-2026, le 15 septembre 2025 au Lycée Buhiga de la commune Ngozi dans la province de Butanyerera, le ministre de l’Education nationale, François Havyarimana, a annoncé qu’il n’y aura aucun enfant mal assis dans les salles de classe au cours de cette année scolaire. Quel bilan à la veille de la fin du 2e trimestre ?
Le 26 février 2026, la Banque de la République du Burundi (BRB) a présenté le rapport de politique monétaire pour le 4e trimestre 2025. Dans la foulée, elle a décidé la baisse du taux directeur de 12 à 10%. Pour les économistes, la réussite de cette transition ne se mesurera pas seulement à la baisse des intérêts bancaires, mais à la capacité de l’appareil productif national de répondre à cette nouvelle demande.
Lors de la 39ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, tenue le 15 février 2026 à Addis-Abeba, le Burundi a officiellement pris la présidence tournante de l’Union africaine (UA) pour une année. De retour à Bujumbura le lundi 16 février, le couple présidentiel s’est offert un bain de foule pour célébrer ce « moment historique ». Pour nombre d’observateurs, il ne faut pas s’attendre à des exploits du Burundi.
Une phrase, et c’est l’explosion. « Le Burundi est un pays où la loi n’a plus de place » : les mots de l’ex-président de la CNIDH provoquent un tollé. D’un côté, la fureur des défenseurs du régime de Gitega. De l’autre, la méfiance des détracteurs. Le gouvernement, lui, balaie : direction les oubliettes.Mais la question brûle toutes les lèvres : pourquoi cette volte-face après six ans à la tête de la CNIDH ? Révélation tardive ou règlement de comptes ?
En vue de restaurer ses étudiants qui vivent dans des conditions déplorables, l’Université du Burundi (UB) envisage de faire appel à un service de restauration privé. Nombre d’intervenants dans ce secteur trouvent que cela devrait être la dernière option. S’il advenait que c’est le dernier choix, ils trouvent qu’il doit y avoir une implication de toutes les parties prenantes afin d’offrir ce service aux étudiants à un prix abordable.
Le congrès du CNDD-FDD tenu le 25 janvier 2026 à Gitega a confirmé la reconduction de Révérien Ndikuriyo à la tête du parti au pouvoir. Un choix de continuité qui divise la classe politique burundaise. Si certains y voient une décision logique, d’autres alertent sur ses implications pour l’avenir de la démocratie. Pour eux, c’est le sacre du statu quo.
La désertion des enseignants burundais vers l’étranger atteint un niveau alarmant et fragilise l’ensemble du système éducatif, de l’école primaire à l’Université du Burundi. En cause, des salaires jugés insuffisants pour faire face au coût de la vie. Faute de perspectives, certains enseignants s’exilent vers Dubaï ou, par défaut, vers des pays voisins comme le Malawi et la Zambie. Un phénomène national qui inquiète élus et syndicats, désormais en quête de solutions urgentes.
Pour le professeur économiste Jean Ndenzako, ce phénomène migratoire révèle une dynamique qui dépasse la simple mobilité professionnelle. Pour lui, c’est une véritable fuite du capital humain, au cœur même de l’appareil éducatif, qui fragilise les fondations du développement national.
Le 17 décembre 2025, un atelier de validation du document de « Stratégie nationale de Lutte contre la Corruption » a eu lieu dans la capitale politique Gitega. Ce texte comporte 6 axes stratégiques notamment la restauration de la culture d’Ubuntu. Pour la société civile et les économistes, l’élaboration d’un document stratégique constitue certes une étape importante, mais elle reste insuffisante si elle n’est pas soutenue par une volonté politique forte.
S’exprimant sur les jeunes burundais qui partent en Serbie, Me Jacques Nshimirimana, défenseur des droits de l’enfant et commissaire à la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’homme (Cnidh), estime que ce n’est pas une traite des êtres humains comme certains le pensent. Il préconise plutôt l’encadrement de ce mouvement par les services des migrations en collaboration avec le ministère burundais des Affaires étrangères.
Au campus Mutanga, un groupe d’étudiants fait la pluie et le beau temps. Un étudiant est rentré chez lui dans un état critique après avoir été tabassé par ce groupe qui n’a jamais été inquiété. Emile Mailo Nduwimana, l’étudiant agressé, ne peut pas étudier. Il va très mal. Appelée « Rumuri », (lumière en français), l’Université du Burundi brille aujourd’hui par ces bavures. Récit d’une histoire choquante.