Non accès au logement, non admission de certains élèves dans les écoles, problèmes de transport, frais de subsistance dérisoires, manque de carte d’assurance maladie, tels sont les principaux problèmes de réintégration auxquels font face les rapatriés récemment rentrés d’exil. Le chargé de l’accueil des rapatriés en commune Rumonge tranquillise que ces problèmes ont déjà été transmis aux différents responsables habilités.
Depuis le début du mois de février 2026, il y a un afflux de rapatriés burundais qui regagnent la commune Rumonge en provenance des camps de réfugiés de Nduta et Nyarugusu en République unie de Tanzanie, indique Athanase Mpawenayo chargé de l’accueil des réfugiés et rapatriés burundais à Rumonge.
Ces rapatriés arrivent dans des bus avec leurs familles au moment où leurs bagages arrivent dans des camionnettes, selon la même source qui précise qu’ils venaient de passer plus de 10 ans à l’exil puisqu’ils avaient fui les échauffourées politiques de 2015.
Environ une centaine de familles de rapatriés attendent leurs bagages depuis deux semaines. Ils en sont inquiets, selon certains rapatriés rencontrés au bureau de la commune Rumonge. Ils demandent qu’on puisse les transporter avec leurs biens jusqu’au chef-lieu de leurs communes respectives afin de minimiser les charges liées au transport
Ceux de la commune Rumonge sont directement enregistrés à la commune. Par après, ils louent des véhicules pour le transport vers leurs collines d’origine.
Il souligne que la cohabitation est bonne sur leurs collines avec les résidents même si certains ont des difficultés de réintégration. Les responsables administratifs à différents niveaux sont à pied d’œuvre pour trouver des solutions durables.
Jérôme Hakizimana, un rapatrié de la colline Kizuka de la zone Kizuka déplore que les maisons de beaucoup de rapatriés se sont écroulées. Pour le moment, ils n’ont pas de toit. Certains sont hébergés par des voisins et des parentés. D’autres plus ou moins nantis ont loué des maisons. Ils demandent au gouvernement et à ses partenaires de leur octroyer des tôles. Eux s’engagent à élever les murs.
Nestor Ntirandekura de la zone Minago en commune Rumonge fraîchement rentré d’exil parle des problèmes de scolarisation de leurs enfants qui fréquentent les classes à test, c-à-d les classes de 9e qui vont passer le concours national ainsi que ceux de la 3e année post-fondamentale qui vont passer l’examen d’Etat. En effet, il fait observer que les directeurs d’école ont refusé de les accueillir arguant qu’ils ont déjà transmis au ministère les listes des candidats au concours national et à l’examen d’Etat.
Ces rapatriés demandent au ministère de tutelle de donner une dérogation spéciale pour leurs enfants afin qu’ils puissent passer ces tests comme les autres.
Moult défis
Les rapatriés jugent que les frais de subsistance alloués à chaque rapatrié de 146 700 FBu sont dérisoires pour pouvoir acheter de la nourriture pendant trois mois. Ils demandent que ce montant soit revu à la hausse.
Ils évoquent également le non accès aux soins de santé lié au manque de la carte d’assurance maladie.
Ils parlent en outre du manque de fertilisants qui les handicape car la majorité sont des agriculteurs.
Certains rapatriés suggèrent qu’il y ait un travail de monitoring du rapatriement afin de suivre au quotidien les problèmes liés à cette opération.
Athanase Mpawenayo tranquillise ces rapatriés en indiquant que tous ces problèmes liés à leur réintégration ont été transmis aux différents responsables. Il espère qu’ils y réserveront une suite favorable.








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