Dimanche 16 mai 2021

Politique

Radiation de la Ligue Iteka : « Une façon de dissimuler les abus du SNR »

06/01/2017 6

« Certaines autorités souhaitent contrôler le message sur les violations des droits humains », explique Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale à Human Right Watch, à la suite de la dissolution de la Ligue Iteka.

Elle soutient que cette décision a été dictée par la volonté de Bujumbura de cacher les exactions commises dans le pays : « Ils ne veulent pas que le monde sache que des agents de l’État – en particulier ceux du Service national de renseignements (SNR) – torturent, tuent et font disparaître des personnes. »

Ce défenseur des droits humains estime que les autorités veulent présenter une image d’accalmie, trompeuse à la communauté internationale.

Forum des lecteurs d'Iwacu

6 réactions
  1. RUGAMBA RUTAGANZWA

    Un gouvernement qui manque de vision et de projet de société et qui prend des décisions, on ne peut plus discutables. La bonne nouvelle est que la Ligue ITEKA continuera de faire son boulot de décompte macabre des abus d’un pouvoir qui ne sait plus où donner de la tête.

  2. MUGABARABONA

    Quoi qu’il en soit, les bamenja d’hier créent les bamenja d’aujourd’hui. Quelle culture politique !!!

  3. Busorongo

    On n’a pas besoin d’observatoire burundais des DH en exil comme dans un certain pays d’Asie. Si vous autres civilisés, européens, homosexuels et autres avez besoin de cet Iteka et bien faites comme Bruxelles a fait avec cnared et dotez la (iteka) d’une personnalité juridique chez vous. Nous autres tant incompris depuis des années cet iteka est restée la même comme à l’époque quand tout Buja rural vivait dans des camps de concentration, ou quand des réfugiés retournaient du Congo de force.

    P.S. Si vous me censurez aillez l’amabilité de me le faire savoir et pourquoi.

    • roger crettol

      @ Busorongo

      “On n’a pas besoin d’observatoire burundais des DH en exil …”

      Parfaitement d’accord avec vous. Ces observateurs des droits de l’homme, c’est au Burundi même qu’ils devraient povoir vivre et exercer leur action de modération et de sauvegarde.

      S’ils sont en exil, c’est parce qu’ils ont été contraints de quitter le pays, par des menaces ou des attentats commis sur leur personne ou sur des proches – je pense ici à Pierre-Claver Mbonimpa.

      Toutes ces réactions du type “nous sommes maîtres chez nous, mêlez-vous de ce qui vous regarde” me semblent des tentatives d’éviter une réflexion nécessaire.

      Arrêtons-nous un instant.

      On voit en général les erreurs ou les torts d’un voisin beaucoup plus facilement qu’il ne les voit lui-même. Et lui aussi, verra mes défauts et mes erreurs beaucoup plus clairement que je ne les vois moi-même.

      La sagesse africaine recommande d’écouter, en cas de problèmes ou de conflit, la voix d’un oncle ou d’un grand-frère – tout en sachant que leur seul avantage, c’est de voir les choses de l’extérieur.

      Alors, à quoi cela peut-il servir, de grimper sur l’escabeau de la souveraineté, au prix d’un effort comique pour garder son équilibre ? Il se peut bien que l’attitude des dirigeants Burundais mérite les critiques qu’on leur adresse, et que la sagesse demande d’y réfléchir un instant.

      • Micombero

        Tu critiques seulement le Gouv Burundais, mais quand la Belgique invente des associations pour les coller au peuple Burundais, tu ne dis rien. Tu es vraiment impeccable en matiere d’analyse subjective.

        • Yves

          @Micombero : la ligue Iteka existe depuis plus de vingt ans, est dirigée et administrée par des Burundais. Votre propagande est à votre image : pathétique

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

La fête et la Covid-19

Au Burundi, le 1er mai, la journée internationale du travail a été célébrée avec faste pour honorer « ceux qui de la nature brute ont taillé et ouvragé toute la splendeur que nous contemplons », pour reprendre les mots de (…)

Online Users

Total 1 292 users online