Samedi 18 septembre 2021

Société

Quand les poteaux électriques en bois deviennent une menace

13/09/2021 0
Quand les poteaux électriques en bois deviennent une menace
Des poteaux électriques en bois en piteux état

Les habitants du quartier III à Jabe affirment qu’ils vivent la peur au ventre ces derniers jours. Pour cause : certains poteaux électriques en bois de la Regideso risquent de tomber, c’est une menace pour leurs vies et leurs biens. Les habitants de ce quartier ne sont pas les seuls à se plaindre.

Près de la jonction entre la 3ème avenue du quartier III de Jabe et de l’avenue de la Sagesse,  deux poteaux électriques en bois très inclinés. Ils sont attachés par un fil lié au petit poteau. Les quelques ménages vivant près de cet endroit sont  inquiets pour leur sécurité et celle de leurs biens.

« La nuit, personne ne dort. Nous avons peur de mourir électrocuté, moi et mes enfants », raconte C.S, une vieille dame rencontrée à cet endroit. Chaque fois que le vent souffle, nous sortons pour attendre le pire à l’extérieur de nos maisons. « Mourir avec tous mes enfants, cela m’effraie ».

Même son de cloche pour les différents membres des familles interrogées. Ils appellent la Regideso à intervenir avant qu’il ne soit trop tard. « Nous avons à maintes reprises informé la Regideso de l’état de ces poteaux, qui constituent une menace. Pourtant, rien n’a été fait jusqu’à présent », déplore un des commerçants interrogés.

Pour lui, la Regideso ne devrait pas attendre que ces poteaux causent des dégâts. « Cette Société de distribution de l’eau et l’électricité reçoit de  l’argent de ses clients, elle devrait remplacer  les poteaux délabrés  et dangereux  ».

Pour éviter d’éventuels accidents, ces commerçants révèlent qu’ils sont obligés de déplacer leurs biens chaque soir vers un endroit sûr. « De crainte de perdre mes marchandises, je les déplace chaque soir vers un autre quartier. Le coût journalier de leur déplacement est de 35 mille BIF ».

Les taxis-vélos qui stationnent leurs vélos sous ces poteaux s’inquiètent pour leur sécurité. « Un jour ou l’autre, ils s’effondreront. Malheur à celui qui sera ici. Il va mourir  électrocuté sur-le-champ ».

Ces familles, ces commerçants et ces taxi-vélos demandent à l’unisson aux organes habilités de réagir.  Plus grave, ces poteaux vétustes  et dangereux sont nombreux  dans différents quartiers de Bujumbura.

Gasekebuye I, des poteaux électriques en bois en piteux état

Deux poteaux électriques en bois sur le point de s’écrouler

Certaines familles de la 2ème avenue du quartier Gasekebuye I de la zone Musaga s’inquiètent pour leur sécurité. Elles craignent la chute des poteaux électriques en bois  qui menacent de s’écrouler.

Sur la 2ème avenue au quartier Gasekebuye I de la zone Musaga  là aussi  deux poteaux électriques menacent de tomber. Les habitants de cette localité ont peur .

«  L’état de ces poteaux nous fait peur », raconte une mère de quatre enfants. Chaque fois que le vent souffle fort, c’est l’angoisse. Elle et ses voisins affirment s’attendre au pire.

Comme ces poteaux se sont déjà inclinés, les lignes électriques que ces derniers supportent touchent presque les toitures des maisons. L’anxiété de la population de cette localité est totale.

« Un court-circuit est possible si ces câbles tombent sur nos maisons. Voire  un incendie. Nous sommes en danger », s’inquiète sous anonymat, un homme rencontré tout près de ces poteaux.

Une autre maman dit ne pas comprendre pourquoi la Regideso ne remplace pas ces vieux poteaux à temps. «  Les poteaux ne devraient pas vieillir jusqu’à ce point ».

Ces familles dénoncent des cas de vols effectués par des personnes qui se font passer pour des agents de la Regideso. « En 2020, un soi-disant agent de la Regideso est venu ici. Il a collecté 1000 BIF à chaque propriétaire de compteur prétextant qu’il voulait remplacer ces poteaux. Il n’est plus revenu ».

Ces habitants affirment avoir déjà signalé ce danger à l’administration. Selon eux, rien n’a été fait jusqu’à présent. Ils demandent au gouvernement de se pencher sur ces cas. Contacté, Magnus Bayaga, le chef de la zone Musaga, n’a pas voulu s’exprimer à ce sujet.

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