Samedi 31 juillet 2021

Politique

ONU : Mise en place d’une Commission d’enquête sur le Burundi

23/11/2016 14

Le président du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, Choi Kyonglim, vient d’annoncer, ce mardi 22 novembre, la nomination de trois membres de la Commission d’enquête sur le Burundi. Il s’agit de Fatsah Ouguergouz (Algérie), qui assumera les fonctions de président, Reina Alapini Gansu (Bénin) et Françoise Hampson (Royaume-Uni).

Comme décidé lors de la 33ème session du conseil, le 30 septembre dernier à Genève, cette commission d’enquête va identifier les auteurs présumés des violations et abus afin qu’ils rendent des comptes.

Les membres de cette commission ont pour mandat d’entrer en contact avec les autorités burundaises et d’autres parties prenantes, en particulier les organismes des Nations unies, la société civile, les réfugiés, le Bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’Homme (HCDH) au Burundi, l’Union africaine et la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, afin de fournir le soutien et l’expertise nécessaires.

Ladite commission doit présenter un exposé oral au Conseil des droits de l’Homme lors de ses 34ème et 35ème sessions, qui se tiendront respectivement en mars et juin 2017, ainsi qu’un rapport final lors d’un dialogue interactif qui aura lieu lors de la 36ème session en septembre 2017.

Signalons que Fatsah Ouguergouz a été juge auprès de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (Arusha, Tanzanie) de 2006 à septembre 2016 et vice-président de cette cour depuis septembre 2012. Il a été officiellement secrétaire de la Cour internationale de Justice (CIJ) et a occupé le poste d’expert indépendant sur la situation des droits de l’Homme au Burundi, nommé par le Conseil des droits de l’Homme, de 2010 à 2011.

Reina Alapini Gansu est avocate au barreau du Bénin depuis 1986 et professeure de droit à l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin) depuis 2000. Elle est actuellement rapporteuse spéciale sur les droits de l’Homme de l’Union africaine depuis 2012.

Françoise Hampson est professeure de droit international des conflits armés et des droits de l’Homme à l’Université d’Essex. Elle a été experte indépendante au sein de la Sous-Commission des Nations unies pour la promotion et la protection des droits de l’Homme de 1998 à 2007.

Forum des lecteurs d'Iwacu

14 réactions
  1. roger crettol

    Mon Dieu, que le monde est MÉCHANT !

    Voilà-t-y pas que le Burundi, petit pays aux moeurs politiques et sécuritaire i-r-r-é-p-r-o-c-h-a-b-l-e-s, se trouve en butte au mépris et à une féroce volonté de le déstabiliser de la part de cette hydre internationale. Pire; il doit en outre faire face à des accusations dont le seul résultat est de faire rire Willy Nyamitwe.

    Ce méchant monde, jaloux du rayonnant succès du Burundi, essaie par tous les moyens de le détruire. Mais en vain ! Inébranlable dans sa fière souveraineté, le Royaume de Misère fera ravaler mensonges et insultes à ses détracteurs et les couvrira de honte. Et si ce n’est pas aujourd’hui, ce pourrait bien être demain !

    Sarcasme à part, quelle joie ce serait de voir les MÉCHANTS de ce monde privés de toute raison et tout prétexte de chercher noise à ce petit pays aux si jolies collines !

    JerryCan, faute de mieux.

    • Bakari

      @roger crettol
      “Sarcasme à part, quelle joie ce serait de voir les MÉCHANTS de ce monde privés de toute raison et tout prétexte de chercher noise à ce petit pays aux si jolies collines !”

      Tous les méchants privés de toute possibilité de nuire; ou encore disparition de la loi de la jungle sur cette planète terre: cela se produira au paradis et uniquement pour ceux qui croient!

    • Le peuple Burundais n’a plus besoin de ces menteurs. Cependant, ceux qui pensent qu’ils peuvent encore une fois destabiliser le Burundi par ces commissions risquent de dechanter au bout du compte.

    • Ces enqueteurs s’ils etaient serieux, ils auraient commence avec le genocide contre les Hutus de 1972 au Burundi. Demain le peuple Burundais va se prononcer sur cette diversion internationale.

      • Yves

        @HIMA : dégage connard

  2. kagabo

    Quel coincidence, juste on vient de nommer les personnes provenant des pays qui ont voté dernièrement contre le Burundi. En plus cette commission si on elargisse son mandat, et la période(1960-2016) Le Burundi doit le refuser. Et point et c’est tout, c’est une commission de division et sans aucun intérrêret pour les Burundais. Aho vyose vyarabananiye biyumvira ko bazobishoborera mu ma commission nkayo!!!!!Que le Burundi les refuser d’entrer dans notre pays. Qu’ils aillent enquêter en Syrie, Iraq, Libye ou ailleurs où ça va mal.

    • Stan Siyomana

      @Kagabo
      La RESPONSABILITE DE PROTEGER/ RESPONSIBILITY TO PROTECT/ R2P est reconnue par les Nations Unies dans les paragraphes 138 et 139 du 2005 World Summit Outcome Document.
      (Voir Mario Bettati: Du droit d’ingerence a la Responsabilite de Proteger.,www.cairn.info).

    • Ntazizana

      Mon Cher Kagabo, demande à certains burundais qui sont passés par les différents cachots du SNR, ils te diront qu’au Burundi ça va mal.

      • Uwayo Béata

        @Ntazizana
        Au moins eux ils ont eu la chance d’en sortir, les autres n’en ont pas eu et cela depuis l’indépendance.

        • Ntazizana

          Ceux-là ne peuvent plus témoigner. Toi -même tu le sais. Au-delà de ça, il ya la question de savoir pourquoi ce mal persiste alors qu’il ya eu la guerre pour libérer ce people? Si tu veux, tu me répondras.

    • nduwimana pierreclaver

      none, mwankira iki ko baza kugira iyo enquete?nimubareke baze hanyuma bakore ivyo bakora nibaza yuko batazoba baje kurenganya iyo leta yabicanyiamaradiyo yirirwa aravuga abantu banyurujwe, yirirwa aravuga koabantu bicwa, nivyo baza guhinyuza ko arivyo. nivyaba atarivyo nimubareke baze birabire ivyo leta ivuga hanyuma ikinyoma gikubitirwe ahabona.

      • Uwayo Béata

        @Nduwimana Pierre Claver
        Mbega kuki badatangurira mu tango y’ibibazo nimba bashaka gukiz’Uburundi,kuko ibibazo ntabwo vyatanguye kuva muri 2015 c’est depuis l’indépendance kuv’ico gihe cose bari hehe?

  3. Ntazizana

    Espérons que justice sera rendue aux victimes et que les bourreaux n’auront pas le dernier mot.

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