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Mondiaux de cross-country : Pas certain que la délégation burundaise soit au complet à Aarhus

Le 30 mars débutent les championnats du monde de cross-country. Cependant, des membres de la FAB indiquent que, pour des problèmes de visa, tous les athlètes qualifiés ne seront pas du rendez-vous.

Sur les douze athlètes (six filles et six garçons) ayant validé les minima pour ces 43è championnats du monde, si l’on en croit Sylvère Nsengiyumva, directeur technique national de la Fédération d’Athlétisme du Burundi (FAB), seuls  sept athlètes  (4 garçons et 3 filles) prendront part à cette compétition. Motif : le pays hôte, en l’occurrence le Danemark, n’a pas délivré de visa aux  athlètes qui utilisent les nouveaux passeports de la communauté est-africaine(EAC).

« Les autorités danoises leur ont signifié que comme ces passeports de l’EAC  ne sont pas enregistrés dans leur système, ils ne peuvent pas leur délivrer de visa ». Une incompréhension totale pour les athlètes et le staff. Comme le Danemark, n’a pas de représentation consulaire au Burundi, ils s’étaient déplacés à Kampala pour la demande de visa.  Contacté le ministère des Relations extérieures indique suivre de près la question, tout en promettant «qu’une réponse y afférente, d’ici peu,  sera apportée», a déclaré Sonia Inès Niyubahwe, porte-parole.

 Consternation des athlètes

Ils ne comprennent pas comment des documents officiels, d’usage dans toute la sous-région, ne puissent pas être enregistrés. « Des lourdeurs administratives qui nous découragent », déplore Francine, une athlète. Très en forme depuis le début de la saison (3’20’’ sur 3000m), pour son baptême de feu en compétition internationale, elle  espérait briller. Et, éventuellement, taper dans l’œil des recruteurs internationaux. Une désolation partagée par Adrien Sabukiza, entraîneur du club Messager Bururi. « Outre que ce désagrément  décourage nos jeunes athlètes, ce sont les chances  de glaner des médailles qui s’amenuisent pour le Burundi ». Pour lui, c’est un argument suffisant pour que le gouvernement se saisisse de la question. « Après tout, ils sont ses ambassadeurs ».  Dans l’attente d’une réponse favorable, via une correspondance datée du 18 mars,  le royaume danois  vient de permettre aux ressortissants ougandais d’utiliser les passeports de l’EAC. Pour beaucoup d’observateurs, « un traitement à deux vitesses »qui n’a pas lieu d’être.

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