Dimanche 20 juin 2021

Économie

L’Olucome dénonce l’opacité dans le secteur minier

21/11/2017 6

Le ministère de l’Energie et des Mines, Côme Manirakiza, a signé, ce lundi 20 novembre, une convention de prospection du nickel dans les marées de Waga et Nyabikere et du vanadium à Mukanda. Ce contrat lie le gouvernement à la CVMR, société d’exploration des minerais.

Le ministre Manirakiza avec le représentant de CVMR après la signature de la convention.

D’après lui, les travaux de prospection pourraient être réalisés en une année. Ce membre du gouvernement est revenu également sur le nickel de Musongati. Il évoque un cas particulier : « Il y a des préalables pour que cette exploitation puisse avoir lieu notamment la production de l’électricité et le chemin de fer.»

L’Olucome prône la transparence. « Nous sommes contre l’octroi de gisements miniers sans passation de marché. Que ce soit pour des prospections ou de l’exploitation», déclare Gabriel Rufyiri, son président.

Il appelle à la compétition : «Le gouvernement devrait privilégier la voie de marché. Et ce en toute transparence entre les grandes sociétés minières internationales afin de maximiser le profit.» Il dénonce l’attitude des autorités de ne pas permettre la concurrence.

Cet activiste de la société civile évoque un détournement des fonds publics : « Une société peut explorer ou exploiter, sans que le montant convenu ne soit versé dans le trésor public.» Et de pointer du doigt les autorités chargées de donner les permis de recherche ou d’exploitation.

Les travaux de cette prospection coûteront 40 millions de dollars.

Forum des lecteurs d'Iwacu

6 réactions
  1. Congo

    Un secteur minier qui profite à quelques privilégiés alors que la masse paysanne croupit dans une misère sans nom: c est quoi la différence avec la colonisation ? Aucune. Yes Trump a milles fois raison.

  2. NSHAKUKURI

    Vu d’ailleurs : http://www.lepoint.fr/politique/taxe-d-habitation-gerard-larcher-a-la-rescousse-des-maires-de-france-21-11-2017-2174001_20.php
    Qu’en est-il chez nous ? Les collectivités locales, caisses de résonance du pouvoir central ou sources de propositions de projets de développement à la base ?

    • juju

      Te renier c’est faire l’affaire de celui qui t’a “hahamoule”.
      En d’autres mots, tu perds doublement. Calme-toi ca va aller.
      En attendant, reclame activement et pacifiquement ton droit d’etre Burundais, un Burundais qui jouit pleinement de ses droits humains.

      • juju

        Precedent message etait destine a Harimbari. Ce site commence a rediriger mes messages incorrectement ou Gacece est cache derriere ! Je m’ennuis de mon ami. Il a decide de nous bouder ou il s’est fabrique un autre joli nom ?

  3. harimbari

    Chaque peuple a les dirigeants qu’il merite. Les burundais en ont deja. Ils sont a la hauteur de l’emancipation du peuple burundais. Moi ca m’arrive souvent de nier que je suis burundais.

    • Bakari

      @harimbari
      “Moi ca m’arrive souvent de nier que je suis burundais.”

      Et comment vous sentez-vous après cela? Soulagé?
      Un secret: lorsque j’avais 14 ans, on me disait déjà (à l’école) que j’étais étranger.
      Quelque temps après j’en étais fier! Mais moi je n’avais pas de choix alors que vous si!
      Espèce de veinard!

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Covid-19. Lever l’équivoque

En vue de faire face à la propagation de la Covid-19 par des gens en provenance de l’extérieur, le gouvernement avait fermé des frontières terrestres et maritimes, même si certaines sont restées poreuses. Une quarantaine obligatoire de quatre jours pour (…)

Online Users

Total 1 199 users online