Lundi 12 avril 2021

Société

Kanyosha : deux mois après son pavage, la 7ème avenue est dans en piteux état

26/02/2021 Hervé Mugisha 1
Kanyosha :  deux mois après son pavage, la 7ème avenue est dans en piteux état
Des ponts menacent de s’affaisser

La pluie de la soirée du 23 fevrier n’a épargné rien sur son passage. Cette avenue compte parmi ses dommages collatéraux. Toutefois, la population comprend mal comment une infrastructure qui a englouti des millions ne puisse pas résister à cette pluie.

Des pierres entassées par-là, du sable sorti de sa surface de  terrassement laissant place à des nids de poules, les  ponts  près des caniveaux dont les bords commencent à s’affaisser…A première vue, un non averti croirait que les travaux de finissage battent leur plein. Pourtant, deux mois viennent de s’écouler après sa réception provisoire, selon un conducteur de taxi vélo.

La partie la plus délabrée se trouve à l’encablure de la route principale. Juste à une centaine de mètres.  Très  empruntée, il y a quelques jours pour éviter les embouteillages de la RN3 durant les  heures de pointe. Suite aux nids de poule, conducteurs de taxis vélos, motards, conducteurs de voitures. Tout le monde veut éviter l’avenue. « Un désastre .Parce qu’il y a quelques jours, nous nous targuions d’avoir nous aussi notre boulevard », glisse avec un brin de nostalgie, Hassan, conducteur de taxi vélos. Avec les dégâts de la pluie, il fait savoir que deux jours ne se passent sans qu’il ne  fasse pas réparer son vélo. Un avis partagé par Mariko. Il habite la localité. «  Dorénavant, nous sommes contraints de descendre jusqu’ à la route principale alors qu’il y a quelques jours, les bus nous piquaient dans le quartier ».

Toutefois, si l’en croit les habitants des environs, après les 1ères pluies de janvier 2021, l’infrastructure avait déjà montré ses limites.
« Un matin, à notre grande partie surprise, nous avons trouvé toutes les pierres sorties de surface de terrassement », déplorent-ils. Et face à l’insistance de la population, elle sera refaite. Un répit de courte durée. Depuis ce jour-là, ils ne cachent pas qu’ils redoutaient le pire. « Maintenant que la situation s’est reproduite. Voudront-ils nous leurrer avec leurs futiles petites machines qui arrivent à peine à compacter du sable ? ».

Aussitôt de mettre en garde: «Si elle n’est pas correctement réhabilitée, et que les autorités se murent dans le silence. Le message sera clair.Il y aura anguille sous roche».

« Les dernières formalités avec l’Abutip (Agence Burundaise pour la réalisation des travaux d’Intérêt Public), à l’heure où l’on parle, je pense qu’elles ont déjà terminé. Ceci pour dire que les travaux de réfection commenceront d’un moment à l’autre », tranquillise Dévote Ndayisenga, administrateur de la commune Muha. Tant que la réception définitive n’a pas encore été faite , elle explique que c’est de règle les entreprises qui ont exécuté le marché refassent les travaux.

Forum des lecteurs d'Iwacu

1 réaction
  1. Alexis

    Cette agence est plutôt d’intérêts individuels et non d’intérêts publics.

    Je doute qu’il ait au moins une réalisation de cette agence qui a duré aussi longtemps que prévu .

    Maintenant les gens ont adopté de mauvaises habitudes chaque fois que les pluies détruisent des infrastructures ou maisons : ” toujours la faute est sur le dos des fortes pluies ” .

    Pourquoi ne pas construire en conséquence et éviter de crier si fort quand c’est déjà tard .

    Et ces dizaines de ponts qui sont au bout du gouffre !

    Leur réparation serait moins coûteuse que leur reconstruction

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Hippocrate au secours !

« Dans toute maison où je serai appelé, je n’entrerai que pour le bien des malades. » Cet extrait du serment d’Hippocrate « échappe » à certains praticiens du corps soignant. Iwacu a mené une enquête en rapport avec le traitement des patients dans (…)

Online Users

Total 1 379 users online