À l’Office du Café du Burundi, votre passage a marqué un tournant décisif. Vous avez réuni en vous trois qualités rares : la maîtrise technique de l’agronome, l’efficacité du manager et la droiture du serviteur de l’État. Grâce à cette alliance, la filière café a changé de trajectoire.
Dans un environnement souvent miné par le clientélisme, vous avez imposé une autre voie : la compétence, l’intégrité et l’équité. Le recrutement fondé sur la valeur professionnelle, l’attention accordée à chaque membre du personnel, la création d’un véritable esprit de famille au sein de l’OCIBU — tout cela a laissé une marque profonde.
Votre style de leadership était une force tranquille.
Vous saviez révéler les talents, protéger vos équipes, donner confiance, expliquer les réformes avec clarté et constance. Vous dirigiez sans jamais écraser, toujours au service du caféiculteur burundais.
Votre mandat fut également celui des grandes transformations :
– la restructuration de l’OCIBU, menée sans licenciements mais avec intelligence et respect ;
– la modernisation vers le « Fully Washed » ;
– l’introduction de la vente aux enchères, qui a redonné de la valeur au café burundais ;
– l’accompagnement de la libéralisation, transition complexe que vous avez menée avec sagesse et détermination.
Vous avez prouvé qu’une institution pouvait se réinventer lorsque la compétence rencontre l’intégrité.
Agronome, vous avez enrichi notre manière de cultiver.
Manager, vous avez élevé toute une organisation.
Serviteur de l’État, vous avez montré l’exemple.
Pour votre vision, votre rigueur et votre humanité, nous vous devons une gratitude profonde.
Merci, Nimubona Salvator, d’avoir été ce guide, cette inspiration, cette lumière exigeante.
Reposez en paix.
Charles Kaburahe
Ancien collaborateur financier






Salvator, requiescas in pace mon ami! Tu viens de quitter ce monde et cette séparation me rend très triste. En même temps, tu viens de renaître dans une autre Vie Eternelle, celle-là, et cela me réjouit.
Souviens-toi de ce que tu m’avais confié en 1992. Tu demandais à Dieu de t’accorder encore 15 ans de vie. Dans sa magnanimité, non seulement le Seigneur te les a accordés mais il t’en a ajouté 18!
Là où tu es maintenant, il se pourrait que tu aies besoin de moi. Je te promets que je vais t’aider. Tu peux compter sur moi.
Venant Barampanze
Voilà au moins un hommage à des aînés car la société burundaise considère que les gens en retraites n’ont jamais contribué à l’émergence de ce Burundi malgré les ratés mais au moins quand je regarde la nationalisation vers l’ODECA sans études (imaginez-vous que ils n’ont jamais publié de bilan au BOB deux années) pour une grande filière, les agriculteurs qui ne sont pas payés, l’engrais (urée) qui n’arrive pas. Pour piqure de rappel , le secteur du café vit les moments charniers où la disparition/ou la survie. Et la continuation…..