Jeudi 25 avril 2024

Économie

Carence de devises : le marché noir s’officialise

Carence de devises : le marché noir s’officialise
Pour le Premier ministre Gervais Ndirakobuca, il y a eu mauvaise gestion du secteur des devises.

Au Burundi, les devises sont devenues une denrée rare. Les bureaux de change agréés par la BRB appliquent des taux de change dépassant plus de 1000 BIF le taux officiel. Les opérateurs économiques et les politiques s’inquiètent de cette érosion monétaire.

Par Jérémie Misago et Emery Kwizera

Depuis presque deux mois, les opérateurs économiques déplorent la carence et la hausse du taux de change des devises. Des bureaux de change agréés par la Banque de la République du Burundi (BRB) affichent des taux de change qui inquiètent. Au centre-ville de Bujumbura, ce jeudi 2 mars 2023, les taux de change variaient d’un bureau de change à un autre.

Une maison de change montrait que le dollar s’achète à 3870 BIF pour se vendre à 3890 BIF et l’euro à 3900 BIF. Le prix acheteur d’un euro était de 3990 BIF pour se vendre à 4050 BIF. Un peu plus loin, un autre bureau de change affichait des prix différents. Un dollar s’achetait à 3850 BIF pour se vendre à 3890 BIF et l’euro s’achetait à 3970 et se vendait à 4020 BIF. Ces tarifs sont publiquement affichés. C’est une première car ces prix se remarquaient sur le marché parallèle dit ‘’marché noir’’ et les transactions se faisaient clandestinement.

Les cambistes ambulants au centre-ville proposent un taux nettement supérieur. Du petit rond-point devant la Bancobu jusqu’au lieu communément appelé ‘’Bata’’ sur la Chaussée Prince Louis Rwagasore, ils interceptent les gens pour les transactions. Un dollar peut se changer à plus de 4000 BIF pour se vendre à plus de 4050 et l’euro à plus de 4200 BIF pour se vendre à plus 4250 BIF selon la négociation. L’explication est simple : « On s’est approvisionné à un prix exorbitant et on doit gagner. C’est la loi de l’offre et de la demande ».

Ce 2 mars 2023, le cours de change officiel de la BRB était le suivant : 1 Dollar américain s’achetait à 2057,29 BIF, le cours moyen est 2073,89 BIF tandis que le prix de vente est 2090,48 BIF. 1 Euro et s’achetait à 2188,96 BIF, le cours moyen du jour était de 2206,61 est le prix vendeur 2224,27 BIF.

Les importateurs et consommateurs dans le désarroi

Le taux d’inflation est 26,6 %, si l’on s’en tient au rapport de la BRB de janvier 2023. Le pouvoir d’achat des Burundais ne cesse de s’éroder suite justement à la perte de la valeur monnaie burundaise. Les commerçants rencontrés s’en inquiètent.  Ils indiquent qu’ils s’approvisionnent en devises à un coût élevé. « Cela a des conséquences néfastes sur l’économie. Il y a la flambée des prix et la situation ne peut pas être autrement », s’indigne un importateur.

Pour J.N, une commerçante au centre-ville de Bujumbura, les devises au Burundi devraient provenir essentiellement des exportations du café, du thé, du coton, des minerais et du tourisme. Pour elle, la mauvaise gouvernance et la corruption sont la source de cette situation catastrophique. « Des dignitaires se procurent des devises de la BRB et les amassent dans leurs maisons alors que cela devrait servir dans le secteur des importations », dénonce-t-elle.

Elle accuse certaines autorités au plus haut sommet de l’Etat en ce qui concerne les devises. « La problématique est réelle mais pour échapper à leurs responsabilités, elles nous disent que le franc burundais est fort que les autres monnaies étrangères. Mais, je n’ai jamais vu des importations commandées en monnaie locale ».

Un autre businessman se réjouit de la disponibilité des maisons qui s’occupent du change et de la vente de cette denrée rare. D’après lui, ce n’est pas comme avant car trouver les devises n’était pas à la portée de tout le monde.  Selon lui, les devises se vendaient en cachette comme la drogue.  « Aujourd’hui, c’est légal et les portes sont toujours ouvertes dans les bureaux de change pour ceux qui ont besoin de devises ».

Sur son compte Twitter, la banque centrale a confirmé la carence des devises sur le marché mais elle parle de spéculation. « Actuellement, sur le marché de change, il s’observe une demande d’un caractère spéculatif. Dans le cadre des réformes en cours entreprises par la BRB, ce comportement avait été anticipé et des mesures appropriées prévues. La situation est sous contrôle. ». Et de rassurer les importateurs et les inviter à ne pas être désorientés par la hausse « de type spéculatif du dollar américain encore observée ces derniers jours. »

Ensuite, la BRB a rappelé qu’elle continue d’identifier les vrais importateurs en vue de bien organiser le marché interbancaire de devises sur lequel les importateurs pourront s’approvisionner, dans l’avenir, pour leurs besoins en importations.

« La BRB ne contrôle même pas 20% des importations »

La hausse du taux de change des devises et la disparité entre taux du marché parallèle et des bureaux de change pourtant agréés par la BRB inquiètent les députés. A l’occasion de la présentation des réalisations du gouvernement pour le 1er trimestre, le jeudi 23 février 2023 devant les deux chambres du Parlement, la question est revenue.  « La BRB vend un dollar à 2088 BIF, au marché noir et aux bureaux de change agréés, on affiche plus de 3700 BIF. Soit une différence de plus de 1000 BIF. Quelle est la politique de la BRB pour juguler ce problème. Même dans d’autres pays les cambistes existent mais pas avec cette différence de marge bénéficiaire », s’était interrogé le député Agathon Rwasa, le président du Congrès national pour la liberté (CNL).

Le Premier ministre, Gervais Ndirakobuca, a reconnu que la situation est très difficile ces jours-ci. Il a expliqué que cela trouve origine dans les sanctions décidées par l’Union européenne depuis 2015. Pour lui, le Burundi est resté debout mais il a fustigé une mauvaise gestion du secteur des devises. « Toutes les devises étaient données aux gens. Dans notre pays, il y a beaucoup de gens qui ont des quantités des dollars et BIF dans leurs maisons. »

Le chef du gouvernement a expliqué que le taux de change différent de celui de la BRB est une mesure pour inciter les détenteurs des devises de les ramener dans le circuit monétaire. « L’ennemi est déjà entré. Cela a eu des conséquences. Nous allons combattre progressivement. Si on décide de redresser les choses sans des études approfondies, on risquerait d’aggraver la situation ».

Gervais Ndirakobuca a indiqué que dans des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), il y a la proposition d’uniformiser le taux officiel et le marché noir. La situation, a-t-il dit, serait compliquée avec la hausse généralisée des prix. « C’est ce qu’on a fait au Soudan et la situation s’est empirée. Si on les impose, ils vont le mettre à 6000 BIF. La BRB ne contrôle même pas 20% des importations. On ne va pas sortir des armes lourdes car s’ils détiennent des armes plus sophistiquées que nous. Ce serait grave ». Et d’appeler les économistes à étudier la voie de sortie sans plus de choc.

Le chef de l’Etat met en garde les thésauriseurs

Mercredi dernier, lors du National Prayer Breakfast dans les enceintes du Palais des Congrès de Kigobe, Evariste Ndayishimiye est revenu sur la question de la corruption. Il a mis en garde ceux qui thésaurisent et entassent l’argent dans leurs maisons. Il a menacé d’improviser des fouilles-perquisitions ou de changer les billets. « Placez-le dans des banques tant qu’il est encore possible, s’il vous plaît ! Placez-le dans des banques ! Sinon, vous ne connaissez ni l’heure ni le jour. »

Pour le président de la République, certains disent qu’ils ont des informateurs à la Banque centrale. Mais, il assure que ce jour arrivera sans prévenir. S’adressant à un parterre de dignitaires, il les a accusés de s’opposer au combat contre la pauvreté alors que c’est de leur faute. Et de prendre les élus du peuple à témoin. « Les parlementaires sont d’accord. Si vous entendez parler de fouilles, ne soyez pas étonnés. Les députés ont raison. Il n’y a pas d’autre solution, nous sommes en guerre contre les gens qui font que le pays soit pauvre. »


Réactions

Simon Bizimungu : « Nous nous demandons s’il ne s’agit pas d’une non-maîtrise de la macroéconomie »

« La montée du dollar sur le marché noir est une réalité ici au Burundi. Ce qui est étonnant est que rien n’est en train d’être fait », observe Simon Bizimungu, secrétaire général du parti CNL. Il déplore que les dirigeants disent qu’il n’y a rien à s’inquiéter avec le dollar.

Ce député fait allusion au message du président de l’Assemblée nationale selon lequel la valeur de la monnaie burundaise n’a pas perdu de sa superbe. Pour lui, c’est un problème très sérieux pour le pays. « Rien n’est en train d’être fait par le gouvernement pour augmenter la production et surtout pour les exportations qui devaient générer des devises », accuse ce député du principal parti de l’opposition burundaise.

De plus, insiste-t-il, les minerais exploités devraient apporter des devises au pays mais, les devises manquent. Il se demande pourquoi. « Nous nous demandons s’il n’y a pas la non-maîtrise de la macroéconomie burundaise. » Pour Bizimana, la BRB devrait d’abord réglementer le taux de change dans les bureaux de change. « Sinon, c’est le chaos. »

Kefa Nibizi : « La BRB ne peut pas règlementer les devises inexistantes et qu’elle n’a pas données »

Selon Kefa Nibizi, président de CODEBU, ça ne peut pas se passer autrement car la notion de change répond à la loi de l’offre et de la demande. « Quand les devises sont disponibles en quantité suffisante, elles se changent au taux très bas. Quand il n’y en pas, il y a effectivement une flambée et la dépréciation de la monnaie locale qui s’en suit. » Et de préciser : « La BRB ne peut pas règlementer les devises inexistantes et qu’elle n’a pas données ».

Pour lui, cette disparité entre le taux de change officiel et celui du marché noir est l’une des causes de la flambée des prix des denrées alimentaires. D’après lui, quand les opérateurs économiques importent des produits avec des devises achetées au prix exorbitant, cela se répercute sur le prix de vente. « Par voie de conséquence, les producteurs locaux qui doivent s’approvisionner en produits étrangers doivent augmenter le prix pour avoir la capacité de se procurer en produits importés. C’est un problème très sensible qui touche la vie nationale ».

Pour lui, la seule solution que la BRB peut apporter est de doter des devises aux bureaux de change et puis elle aura la latitude de surveiller comment ce qu’elle a donné se change. Au cas contraire, explique-t-il, il est difficile d’obliger celui qui l’a acheté au marché noir à un prix élevé de l’exiger de le vendre au prix que tu as fixé.

Kefa Nibizi propose la voie de sortie au gouvernement : « Soit le gouvernement recourt à des prêts à des banques étrangères où il souscrit aux conditionnalités de la plupart des bailleurs de fonds pour que les fonds promis dans le cadre bilatérale et multilatérale soient débloqués.» D’après lui, après la crise électorale de 2010, une situation pareille s’est produite et l’Union Européenne avait dû donner un don d’une trentaine de millions de dollars et d’une vingtaine de millions d’euros pour stabiliser les prix.

Gaspard Kobako : « Si la BRB croise les bras, c’est qu’elle ne voit pas le bout du tunnel »

Pour l’homme politique Gaspard Kobako, cet affichage de plus de 3800 BIF pour un dollar dans les bureaux de change est une image qui ne trompe pas que le BIF subit une érosion monétaire. « Les importateurs ne peuvent que s’inquiéter car ils ne peuvent pas avoir de devises et s’ils s’en procurent par le biais du marché noir/parallèle, leurs produits importés ne seront pas vendus facilement, car la marge bénéficiaire sera indexée. Bon nombre de consommateurs n’ont plus de pouvoir d’achat. »

Comme l’a déclaré le Premier ministre, indique-t-il, les devises sont dans les caisses des personnes qui les ont accumulées et qui les thésaurisent. Cela veut dire, dit-il, que c’est eux qui règlementent le marché et non la BRB. « Si la BRB croise les bras, c’est qu’elle ne voit pas le bout du tunnel. Elle n’a plus le pouvoir de régulation, car elle-même ne dispose pas de réserve en devises».

Léonce Ngendakumana : « Ce n’est pas la valeur du dollar qui monte c’est la dévaluation de la monnaie burundaise »

Selon Léonce Ngendakumana, vice-président de Sahwanya Frodebu, depuis un certain temps, la valeur du dollar reste élevée, actuellement, il atteint environ 4000 BIF. « Le taux d’inflation devient impressionnant. Ce n’est pas la valeur du dollar qui monte c’est la dévaluation de la monnaie burundaise. Il ne faut pas que les gens se trompent».

Des importateurs, ceux qui se soignent à l’extérieur du pays, des parents qui envoient leurs enfants faire des études s’approvisionnent à un prix élevé. Pour lui, cette situation est très compliquée pour la vie des citoyens et les autorités doivent agir.

Pour le vice-président de Sahwanya Frodebu, il appartient au gouvernement d’entrer rapidement en contact avec les bailleurs de fonds, les donateurs, les bienfaiteurs qui peuvent donner des appuis budgétaires. Ils pourraient également octroyer des crédits en devises, chose possible obligatoirement par le respect de certaines exigences. « Ces institutions, pays et ONG appuieront le gouvernement afin que la BRB soit dotée suffisamment de devises pour répondre à toute la demande des Burundais et stabiliser la monnaie locale ».


Eclairage/ François Xavier Mureha : « L’envolée du taux de change ternit l’image du pays vis-à-vis des investisseurs étrangers »

Selon l’économiste et enseignant d’université, François Xavier Mureha, les autorités de la BRB l’auraient fait exprès pour inciter l’entrée des devises. « On espère que certaines quantités peuvent rentrer dans les caisses de la BRB car les gens viennent les vendre en masse. Ils les ont laissés par une politique discrétionnaire pour voir si certaines quantités peuvent entrer. Sinon, les bureaux de change ne devraient pas dépasser une marge bénéficiaire de 2% ».

Ce professeur d’université explique que cette situation a des incidences négatives sur l’économie nationale : « Des patients qui partent pour se faire soigner à l’étranger, des parents qui ont des étudiants à l’étranger, des voyageurs en pâtissent. »

D’après l’expert, les charges pour ceux qui s’approvisionnent sur ce marché de change augmentent. Du coup, il y a également l’instabilité économique. « Si la monnaie se déprécie ainsi, il est difficile d’anticiper les charges. Sans prévoir les charges, on ne voit pas si c’est rentable ou pas. L’envolée du taux de change ternit l’image du pays vis-à-vis des investisseurs étrangers. Au niveau macroéconomique, lorsque les taux de change augmentent, les charges d’investissement et d’exploitation deviennent exorbitantes. »

Pour François Xavier Mureha, c’est possible de décanter la situation. La solution efficace et idéale consiste à fournir des efforts pour que les devises entrent comme auparavant. A court terme, il propose d’approcher les bailleurs de fonds pour un appui budgétaire dans l’optique de stabiliser les charges et montrer une certaine bonne image vis-à-vis des investisseurs étrangers. Sur le long terme, il appelle à la promotion des exportations.

Forum des lecteurs d'Iwacu

5 réactions
  1. Tharcisse

    1. Svp iwacu vous pouvez nous faire un article sur le bien fondé de ces supposées liquidités dissimulées par quelques gens dont le président dénonce?
    2. Y-a-t-il un outil économique qui permettrait de savoir exactement ces liquidités qui échappent au système bancaire,

    Voilà toutes ces questions qu’il faut éclaircir car à force d’entendre les accusations du président , il faut trouver le moyen d’éclairer l’opinion sur toutes ces accusations.

  2. Rukara

    Une fois de plus le président parle mais il n’agit pas. Si il parle des gens qui gardent les francs Bu et les devises cad qu’il les connaît.
    Le reste est simple, tous ces gens ont forcément un train de vie qui est en inadéquation avec leur revenu officiel. Ca se voit clairement. Quand vous croisez une voiture Hummer entrain de tracter un bateau de plaisance au centre ville de Bujumbura, forcément vous demander s’il y a un Burundais qui peut acquérir ces biens avec son revenu officiellement connu.
    Cela m’a poussé a en savoir plus sur le propriétaire de ces biens et comme hasard, il se murmurait le nom d’un dignitaire comme on les appelle.
    C’est simple, appliquer les lois anti corruption, la cour de compte, etc … sans entraves de qui que ce soit et la majorité des problèmes seraient résolus. Ca donne aussi un cadre légal pour faire des perquisitions, saisir des biens illégalement acquis etc…
    Et puis pour les biens a l’étranger, c’est une autre approche, compliquée et longue mais ca marche aussi.
    Le problème est simple, on ne va pas se tirer une balle dans le pied car appliquer ces processus de bonne gouvernance peuvent emporter aussi ceux la même qui ont le pouvoir au Burundi.
    Alors on va entendre des bonnes paroles sans actions pour longtemps encore.
    Pauvre Burundi ou va t on?
    Appliquer le bonne gouvernance, la justice indépendante, permettre le droit d’expression, etc… c est tout ce que on demande. On a pas besoin d’autres choses pour remettre le pays sur les rails.

  3. Stan Siyomana

    1. Vous ecrivez:« Le taux d’inflation est 26,6 %, si l’on s’en tient au rapport de la BRB de janvier 2023. Le pouvoir d’achat des Burundais ne cesse de s’éroder suite justement à la perte de la valeur monnaie burundaise… »
    2. Mon commentaire
    Il y a quelques jours le president de la republique a pris les « economistes » pour des prophetes de malheur et pour des gens possedes par le Demon/kubera idiyimoni yabagiyemwo et les a accuses de s’acharner sur le taux de change du dollar americain contre le franc burundais, alors qu’ils devrait parler du prix du riz en francs burundais/mbe iyo soko y’umuceri n’amarundi k’uyanka, ukemera iyo muri Etats-Unis? Banza uje kw’isoko y’iBurundi tubanze turabe… »
    https://www.youtube.com/watch?v=9GpeRdjQIGs
    On ne peut quand meme pas dire que le franc burundais se porte bien sur le marche burundais si l’inflation etait de 26,6% au mois de janvier 2023 et si le prix d’un kilo de riz paddy a monte de 1.322 fbu en septembre 2022 a 1.515 fbu en octobre 2022.
    https://iwacu-burundi.org/opendata/iod-bu-261-prix-des-produits-agricoles/

    • Stan Siyomana

      Dans sa chanson « Belela Authenticite na Congres ya MPR, Franco Luambo Makiadi (1938-1989) (= le « Grand Maitre de la rumba congolaise) dit que le musicien va chanter et le journaliste va ecrire un article sur des evenements politiques dans son pays, sans que les deux soient des politiciens.
      https://www.youtube.com/watch?v=jiuDIJTVpzw
      De meme dans un Burundi ou il y a la liberte d’expression/libre circulation des idees qui ne vont pas contre les normes de la societe burundaise, les « economistes » devraient pouvoir s’exprimer sur l’economie de leur pays, sans qu’ils soient des politiciens.
      Normalement les economistes sont dans les banques, universites, ministeres du gouvernement, societes qui font des affaires. Je ne vois pas pourquoi faire des « economistes » des boucs emissaires si un certain dirigeant/indongozi decide d’aller parler du dollar aux gens de la commune Gisagara de Cankuzo/iyumvire nk’indongozi iva iBujumbura ikaja kwigisha muri komine Gisagara muri Cankuzo ngo urumva Uburundi bukeneye amadolari,..ngo ibara riraguye… »
      https://www.youtube.com/watch?v=9GpeRdjQIGs

  4. Pablo

    Dans quelques jours i dollar rirashika kuri 5000 fr bu ntakibuza ! Turakubititse!!

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