Vendredi 12 avril 2024

Politique

Burundi-Rwanda : regain de tensions

Burundi-Rwanda : regain de tensions
Martin Niteretse : « Les frontières sont fermées »

Ce jeudi 11 janvier, le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et du Développement communautaire a annoncé la fermeture des frontières entre le Burundi et le Rwanda. « Un recul diplomatique », déplorent les politiques. A Ruhwa, sur la frontière, c’est la désolation.

Réalisé par Pascal Ntakirutimana, Rénovat Ndabashinze et Emery Kwizera

L’information en rapport avec la fermeture des frontières avec le Rwanda a commencé à circuler sur les réseaux en début d’après-midi. « Des rumeurs ? Intox ? » Notre rédaction s’est interrogée pendant un certain temps. Finalement, des tweets tombent, un après l’autre. Finalement, on apprend le contexte dans lequel le ministre Martin Niteretse a fait cette annonce.

« C’était au cours d’une réunion avec les administratifs à Kayanza », précise un tweet d’un confrère qui était là. Prudence oblige. Pour se rassurer, on cherche à joindre le ministre.

Nous aurons un son en langue nationale, Kirundi. « Nagomba ndabamenyesheko ntasaha zibiri zirahera burya twasanze dufise umubanyi mubi : Paul Kagame, n’umubanyi mubi, président wu Rwanda. » Ce qui peut se traduire : « Je voudrais vous informer, il n’y a pas encore deux heures, nous avons constaté que nous avons un mauvais voisin : Paul Kagame, président du Rwanda est un mauvais voisin. »

Après, il a annoncé la décision : « Nous avons suspendu les relations avec lui jusqu’à ce qu’il se ressaisisse. Car, il n’est pas bien intentionné. C’est lui qui héberge les malfaiteurs qui perturbent le Burundi. Presque tous ces fauteurs de troubles passent par là. »

Ce n’est pas tout comme décision. « Aujourd’hui, nous fermons les frontières. Personne ne passera plus. La décision a été prise. Je vous l’annonce. Que personne ne se dit qu’il va passer par Gasenyi-Nemba ou Kanyaru vers le Rwanda. Jamais. Même leurs ressortissants qui étaient sur notre sol, je les ai refoulés. »

Le ministre Niteretse signale qu’il avait d’ailleurs demandé un rapport à tous les gouverneurs sur les étrangers vivant au Burundi. « Ils savent quand ils l’ont remis. Et nous l’avons exploité. Et cela s’est bien passé. Il y a comment le pays doit être dirigé. »

Et d’interpeller les administratifs présents dans cette réunion : « Ne vous dites pas que la sécurité concerne seulement le commissaire communal ou provincial, c’est une affaire de tout le monde. Ce n’est pas pour le colonel qui dirige une région militaire. Non. Ça nous concerne tous. »

D’après lui, les administrateurs doivent collaborer avec les chefs de zone pour veiller sur la sécurité du pays.

Des militaires rwandais en reconnaissance ?

Dans cette réunion, Rémy Cishahayo, gouverneur de Kayanza, a indiqué que les frontières sont bien gardées par les forces de l’ordre et de sécurité. « Les comités mixtes de sécurité sont à l’œuvre et, jusqu’à cette heure, leur travail est apprécié. Et ce, dans la quadrilogie », a-t-il souligné. Et d’indexer les militaires rwandais : « Ces deux dernières semaines, les militaires rwandais ont traversé légèrement la frontière. Ils ont rencontré un citoyen burundais et ils l’ont malmené. Et ils ont rebroussé chemin, mais il n’y a pas eu de dégâts parce que les militaires burundais en patrouille sont passés dans les environs. »

Selon ce gouverneur, il peut s’agir des militaires rwandais qui étaient en mission de reconnaissance pour, peut-être, voire où se trouvent les militaires burundais. Il a ainsi signalé qu’actuellement, il n’y a plus de relations, au niveau provincial, entre les Rwandais et les Burundais. « C’est inutile de continuer à entretenir de bonnes relations alors qu’ils hébergent notre ennemi. S’ils se ressaisissent, nous pourrons reprendre ces relations. »

A Ruhwa, un coup de tonnerre

A Cibitoke, l’annonce de fermeture de la frontière Ruhwa suscite des remous. Cette situation, d’après diverses sources concordantes a choqué les habitants et les commerçants de part et d’autre de la frontière.

Sur place, ce jeudi était le jour de marché à Rugombo et Bugarama respectivement dans la province de Cibitoke au Burundi et le district de Rusizi au Rwanda.

D’après les informations recueillies à la frontière, les commerçants et les habitants qui avaient fait le déplacement aujourd’hui vers ces marchés étaient bloqués et éprouvaient des difficultés à retourner dans leurs pays respectifs.

A l’unanimité, les habitants interrogés demandent encore une fois la réouverture de cette frontière pour favoriser la libre circulation des biens et des personnes.

Dans un communiqué posté sur son compte X (twitter), le gouvernement du Rwanda dit regretter la fermeture unilatérale de la frontière par le Burundi. Il indique qu’il a appris par les médias « la décision unilatérale » du gouvernement du Burundi de fermer à nouveau ses frontières avec le Rwanda. Cette décision « malheureuse » restreindra la libre circulation des personnes et des biens entre les deux pays et viole les principes de coopération et d’intégration régionale de la Communauté Est-Africaine. », précise le communiqué.


Réactions

Simon Bizimungu : « Une mesure prise dans la précipitation »


« Il est triste de voir encore une fois que les relations entre le Burundi et le Rwanda se détériorent », déplore Simon Bizimungu, secrétaire général du parti Congrès national pour la liberté (CNL). Or, fait-il savoir, ces derniers jours, des visites des hautes autorités de part et d’autre étaient observées.
Il peut arriver que deux pays limitrophes ne s’entendent pas mais, conseille-t-il, il est sage d’engager le dialogue pour trouver une solution sans casser les pots.

« Il est vrai que cette décision aurait été prise pour des raisons politiques mais une telle mesure prise dans la précipitation aura des conséquences lourdes sur les populations des deux pays », alerte-t-il.

Le parti CNL conseille les autorités des deux pays à comprendre que ce sont des pays frères qui partagent beaucoup de choses. Il les invite à cohabiter pacifiquement. Et de recommander : « Que les autorités des deux pays se mettent ensemble pour trouver une solution à leur différend au lieu de prendre des décisions qui musèlent leurs populations respectives ».

Patrick Nkurunziza : « Cette fermeture ne sanctionne que les populations »

Le président du parti Sahwanya-Frodebu rappelle que sa formation politique a déjà annoncé sa position sur les relations entre le Burundi et le Rwanda. « Tout litige entre les deux pays doit être réglé par voie diplomatique »

Il fait savoir que la fermeture des frontières était prévisible après l’annonce du chef de l’Etat. Cependant, regrette-il, la fermeture des frontières est une mauvaise solution car, hormis qu’elle ne résout pas le problème, elle rend difficiles les conditions de vie des populations vivant sur les frontières en leur privant des échanges commerciaux ainsi que d’autres services qu’elles se rendent quotidiennement.

D’après M.Nkurunziza, « cette décision sanctionne beaucoup plus les populations que le gouvernement rwandais.» C’est pourquoi, le FRODEBU réitère sa proposition de résoudre la crise entre les deux pays par voie diplomatique, insiste-t-il.

Aloys Baricako : « Quand les frontières sont fermées, nous sommes tous perdants »


« Nous avons accueillons avec désolation cette mesure qui vient d’être prise par le gouvernement burundais de fermer les frontières avec notre voisin du nord, le Rwanda. On avait souhaité que la diplomatie puisse jouer son rôle pour que les relations qui commençaient à se normaliser puissent s’améliorer davantage », a déclaré Aloys Baricako, président du parti Ranac. Au niveau de son parti, il demande que le dialogue puisse être relancé pour que les relations bilatérales puissent se normaliser.

Il rappelle que le Burundi tient mordicus que des fauteurs de troubles sont hébergés au Rwanda. Mais il affirme qu’il faut différencier les choses : « Durant la crise de 2015, il y en a qui ont fui le pays. Certains étaient accusés d’avoir fomenté un coup d’Etat, d’autres ont fui pour des raisons politiques et d’autres raisons inconnues. »

Concernant ceux qui sont au Rwanda, il observe qu’il y a des réfugiés : « Le Rwanda ne peut pas les chasser parce qu’ils sont sous l’autorité du HCR. Mais, pour les autres, on peut dialoguer. »

Et de suggérer : « Mais pourquoi ne peut-il pas y avoir l’ouverture des débats au niveau de la justice pour qu’on puisse analyser cas par cas. Ceux qui ne seraient pas impliqués dans la tentative de putsch pourraient avoir le droit de rentrer dans leur pays. »

En outre, pour en finir une fois pour toute avec cette question, il estime que le président de la République pourrait amnistier ceux qui sont à l’extérieur du pays et leur demander de rentrer sauf ceux qui déclarent appartenir à une rébellion. « Pour ces derniers, le gouvernement va mettre en place des mesures pour combattre cette rébellion et la chasser définitivement du territoire pour que le peuple burundais reste dans la tranquillité ».

Il faut relancer le dialogue entre les deux pays à différents échelons, insiste-t-il, pour que nos relations puissent revenir à la normale comme auparavant. « En tout état de cause, quand les frontières sont fermées, nous sommes tous perdants », conclut-il.

Gabriel Banzawitonde : « Une satisfaction »


Gabriel Banzawitonde indique que son parti, APDR n’a pas d’objection. « On avait suggéré que le Burundi puisse rompre les relations avec le Rwanda car on a constaté que le Rwanda ne veut pas coopérer avec le Burundi. »

Le parti APDR avait demandé au gouvernement de suivre de près les mouvements d’entrée et de sortie du Rwanda.
Son parti est satisfait par la mesure. « Cela permet de lutter contre toute tentative d’infiltration des ennemis au Burundi à l’approche des élections de 2025. »

Hamza venant Burikukiye : « Un mal nécessaire »

Hamza Venant Burikukiye, président de la coalition Capes+, estime que la fermeture des frontières avec un pays voisin est une chose regrettable mais que pour le moment, c’est un mal nécessaire. « La sécurité du pays et de son peuple prime sur tout et reste irremplaçable et incomparable », commente Burikukiye.

Pour lui, le Rwanda est un pays frontalier qui a choisi « d’héberger et d’appuyer les malfaiteurs criminels qui sabotent la sécurité de son voisin ». Il a donc déjà mis en cause « les relations diplomatiques en violant les Conventions sous-régionales, régionales voire internationales de bon voisinage. »
Ce responsable de la société civile estime qu’il appartient au pays provoqué ou agressé de prendre des mesures qui s’imposent pour la sécurité de son peuple.

Forum des lecteurs d'Iwacu

30 réactions
  1. Abdou Zidane

    yooo……tubuze indagala aliko niba koko dutunzwe n’idagala twaba tugeze kure mwashatse ibindi mubeshya kuki inda mushyira imbere

  2. @Kabizi, le Rwanda perd les Indagala( qui sont par ailleurs devenus rares et chers depuis l,expulsion des pecheurs grecs il y a du temps de cela et le malfonctionnement du projet de peche artisanal) et les plages du Tanganyika, selon les dires du President Ndayishimiye 😀 Or logiquement dans ce cas c est le Burundi qui perd car il perd un marche d,exportation et un manque a gagner en touristes, qui pour les weekends consommaient local et occupaient des hotels, apportant ainsi de l,argent necessaire a l,economie qui a ma connaissance se porte TRES mal a ce moment. Peut etre que Tshilombo va renflouer les caisses et compenser cette perte. D,autre part, le Rwanda va perdre un marche de certains de ses produits envoyes sur le marche burundais. Mais en definitive ce sont les citoyens qui sont victimes de telles decisions.

  3. Ignace Kayijamahe

    Quand le moteur de vos actions est alimentée par la haine, les conséquences deviennent fâcheuses. Je plains les Burundais qui achetaient de l’essence au Rwandais au prix subventionné par l’état rwandais et des Congolais de Goma qui faisaient des affaires au Burundi (sur ce dernier point, voir un article de radio Okapi intitulé “Nord Kivu: la fermeture des frontières entre le Rwanda et le Burundi perturbe les voyageurs de Goma.”

  4. ngwino

    En fermant la frontière Rwanda-Burundi, aucune autre raison que la colère du Président General Never, du fait d’avoir envoyé en RDC la troupe armée Burundaise pour porter soutien aux génocidaires des FDRL qui massacres plus d’un million Tutsi Rwandais en 1994. Président Never comptait aussi finir les M23 qu’il pensent sont des Tutsi, et voila que le bilan des soldats Burundais abattu par le M23 est lourd, crise du pétrole sans justification, etc…et pour distraire la population, on ferme la frontière d’un Pays qui n’est même pas proche d’où est venu RED TABARA.

  5. Riraniga

    Ecrivez » Raisins de la colère »

  6. Riraniga

    Je vais tenter une explication.
    Le Burundi se bat avec le Rwanda au Congo.
    Le Burundi aurait eu des pertes colossales. Voici les raisins (raisons) de la colored de Bujumbura.
    Il y aurait eu plus de morts de soldats burundais au Masisi que les victimes du Red Tabara.
    Bujumbura a ses raisons et objectifs à aller à l’Est du Congo.
    Il en est de même pour Kigali

  7. Claypton

    Pauvre Burundi …Le Burundi mérite mieux quand on écoute ce Minister dit de la securité on se demande ou sont passés Les Bashingatahe…. JBB doit se retourner dans sa tombe…. Je me rappelerais toujours de cet interview à JA de JBB après sa chute à propos de son tombeur P Buyoya « un bon militaire mais in piètre politician » le Burundi continue de payer le putsh de 1987.

    • Langax2

      @Claypton:Je suis d’accord avec ton analyse.Le Burundi a commencé à chuter lentement depuis la prise de pouvoir de Buyoya en 1987 et aujourd’hui,IL est au fond de la fossé.Il faudra un leader de la trempe Bagaza pour q’il se relève du gouffre.

      • Yan

        Là par contre on sent une nostalgie de l’époque de la gestion monoéthnique du pays. Toute politique qui se fait en excluant une partie de la population est vouée à l’échec. Si les dirigeants actuels font pareil ils subiront le même sort.

        • Claypton

          En effet une belle époque malgré le mono régionalisme plus tôt que  » mono éthnisme « comme Vous dites…mais cette tare était associée à la compétence…aujourd hui le « mono éthnisme » est hélas associé à l’ incompétence car Les Hutu compétents ont quitté le CNDD FDD depuis belle lurette.

          • Yan

            Lorsque tu parles de cette façon, on peut discuter car tu reconnais que les années 80 pouvaient être un enfer pour quelques-uns dont moi; et en ce qui me concerne, je suis loin de te dire que le Burundi actuel est un paradis. Ceux qui comptent transformer le Burundi en paradis ont encore du pain sur la planche car ont encore beaucoup de combats à mener : le combat du tribalisme, la pauvreté, l’obscurantisme, la corruption, etc

  8. Kabizi

    Le Congo de TThisekedi n’a pourtant fermé sa frontière.
    Are you smarter?

    • Témoin

      Le Congo n’a pas fermé ses frontières peut être parce que il a des reins plus solides que le Burundi. Chez les anciens burundais on disait que celui qui a un petit front essaie le plus qu’il peut de lui éviter un bobo (blessure).

      • Kabizi

        Dites moi Témoin ce que le Burundi gagne en s’enfermant et plus fondamental que perd le Rwanda?

        • Témoin

          Tu sais bien ce que le Burundi risque en laissant le loup entrer dans la bergerie.

    • Témoin

      Le fait d’être enclavé ne signifie pas qu’il faut prendre le risque que le loup entre dans la bergerie.

      • Kaziri

        Si ce sont les Rwandais qui ont attaqué Gatumba. Ils sont passés par la frontière Gatumba.
        Qu’on ferme plutôt cette frontière là

      • Mpebentwenge

        Le loup est entré par la frontière Gatumba et on ferme la frontière rwandaise.
        C’est une logique Cndd iene.

        • Yan

          Le loup est assez malin pour chercher partout où il y aurait une brèche. Gatumba pourrait l’avoir été. Ceci ne reste qu’une supposition car je ne suis pas dans les secrets,, ni du loup, ni de la bergerie.

  9. Langax2

    Personne n’est surpris avec cette decision de fermer les frontières terrestres,car le discours de fin d’année 2023 du president Neva était plus clair car les Rwandais allaient souffrir de manque des ndagara,poisson mikeke et les visites des weekends sur les plages du lac Tanganyika.Ces pertes sont à mon humble avis trop négligéable comparés à celles de population burundaise faisant le commerce transfrontalier avec le Rwanda.Bref le Burundi est perdant dans cette crise diplomatique de trop.

  10. Jereve

    Il y a des faits qu’on ne nous explique pas. Tenez: les rebelles du red-tabara sont passés par la frontière congolaise pour entrer au Burundi et massacrer les innocents. Si nous partons du fait mis en avant par le Burundi que les rebelles sont nourris et logés au Rwanda, cela signifie qu’ils ont en premier lieu traversé la frontière Rwanda-Congo et en second lieu la frontière Congo-Burundi. Nul part la frontière entre le Rwanda et le Burundi n’a été violée! En tout cas les autorités burundaises n’ont rien dit à ce propos.
    Par manque d’information, je m’imagine qu’après avoir commis leur forfait, les rebelles se sont repliés en faisant le chemin inverse de la frontière Congo-Burundi et au bercail au Rwanda par la frontière Congo-Rwanda. Et encore une fois il n’y a pas de passage par la frontière Burundi-Rwanda. Du moins les autorités de Gitega n’ont pas dit le contraire.
    Si on devrait tirer une conclusion logique (et non politique), il faudrait fermer les frontières par lequelles les rebelles sont entrés.
    Quoi qu’il en soit, fermer les frontières impose beaucoup de souffrances et privations aux populations surtout frontalières. En plus de solution diplomatique déjà évoquée, il faut je pense augmenter une présence militaire à cet endroit (est-ce que les militaires étaient là quand les rebelles ont commis les massacres ?).

    • @Jereve, c,est bien le paradoxe de cette saga. La rebellion attaque le Burundi et tue des innocents selon le government a Vugizo, zone Gatumba,frontaliere avec la RDCongo et ce sont les frontieres avec le Rwanda qui sont fermees. Je n,ai pas saisi cette logique. J,ai le sentiment qu’il y a autre chose derriere que l,on ne veut pas declarer. Je pense que c’est plutot l,expression de lien du tandem Neva- Fatshi contre leur homologue du Rwanda, du fait du M23( dont on l,accuse de soutenir, ce que le Rwanda dement). Pour preuve, les termes utilises dans la declaration du Ministre Niteretse sont une veritable copie-colle a celle de Tshilombo il y a qques semaines. Rien n,est du hasard. Probleme: les simples citoyens des deux bords sont les seuls a en souffrir! Pauvres Benegihugu!!!

      • Mugisha

        @John et Jereve, je pense que vous n’avez pas bien suivi l’interview du president de la republique de Cankunzo quand il evoquait ce probleme de Red Tabara et le massacre horrible de la population civile de Gatumba,il avait bien dit que le mouvement terrorriste Reb Tabara a ses bases au Rwanda,c’est le Rwanda qui le finance et qui donne les moyens logistiques militaire, que leurs dirrigeants tant militaires que politiques ont leur base au Rwanda,et qu’ils ont essaye une voie diplomatique pour que Kigali remette ses dirrigeants en vain, donc bien que ce mouvement opere a partir du Congo ses bases tant militaires que politiques sont au Rwanda , c’est un mouvement ne au Rwanda et soutenu par le Rwanda, d’ou l’acusation de Gitega au Rwandais ,et pour moi pour eradiquer une une maladie il faut eradiquer la cause, la cause des tueries que font Red Tabara au Burundi est au Rwanda.

  11. Kaziri

    Qu’a gagné le Burundi à court terme en fermant la frontière avec son jumeau du Nord?
    Le Red Tabara a attaqué à partir du Zaïre.
    Les pauvres paysans frontaliers bazira iki?
    Je suis un Rwando Burundais.
    Ou sont mes droits?
    Cela change quelque chose dabs la gouvernance du pays le plus pauvre et le plus corrompu au monde 😭🤯

    • Témoin

      @Kaziri
      Tu dis : « Qu’a gagné le Burundi à court terme en fermant la frontière avec son jumeau du Nord? »

      Il faut arrêter de nous prendre pour des zozos: le jumeau du nord est loin d’être un enfant de choeur. Vas demander à Félix ce qu’il pense de lui. Il te dira probablement que c’est le diable incarné.

      • Kaziri

        Entre Felix et Paul; beaucoup choisiraient le dernier.
        Comparez la gouvernance et la corruption de leurs gouvernement respectifs.
        Va regarder l’état de leurs infrastructures.

        • Témoin

          Je ne suis pas sûr que tu as fait un sondage objectif pour affirmer que les gens préféreraient plus Paul que Félix, surtout s’ils tiennent compte des dégâts déjà causés dans la région.

          • Musemakweli

            Lorsque la France veut protéger ses puits au Mozambique; à qui il sous traite le contrat de gardiennage des puits de Total? A Felix ou à Paul?
            Qui fait la Sécurité à Bangui? Paul ou Felix?
            Si on devrait coter objectivement Paul ou Felix; Demandez à ce que pensent les touristes qui vont à Kinshasa et Kigali.
            Ce n’est pas Paul qui finance les 150 groupes rebelles qui pullulent au Zaïre.
            Je suis honnête. Je ne donnerais pas ma main à couper pour M23.

      • @Temoin, cher ami, est ce que tu comprends la logique derriere la fermeture de la frontiere avec le Rwanda alors que l,attaque des rebelles a plutot eu lieu a la frontiere avec la RdCongo? Je te prie de sortir du  » carcan ideologique « et de repondre logiquement et honnetement.
        Merci

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