Vendredi 02 décembre 2022

Économie

Bientôt un marché financier dynamique au Burundi 

04/12/2021 5
Bientôt un marché financier dynamique au Burundi 
Les membres de l’AITB et les personnalités primées

L’Association des diplômés de l’Institut des techniques de banques du Burundi a organisé, ce vendredi 3 décembre, une conférence-débat sur le développement d’un marché financier. Moult défis à relever.

« Le développement d’un marché financier et la création de la bourse sont d’une importance capitale pour le succès de la restructuration de notre économie. Cela permettra le financement permanent de l’économie et maintenir la liquidité de l’épargne », a souligné Mme Emma-Sylvie Kadawa, conférencière de l’évènement.

Mme Kadawa a indiqué que ce marché présente de nombreux avantages, notamment la canalisation de l’épargne pour financer l’économie, la stimulation de la croissance et l’attraction des capitaux de la diaspora.

Pour Guy-Roger Ntwenguye, directeur-adjoint de la Banque de gestion et de financement (BGF) : « C’est un constant amer de voir comment les entreprises publiques disparaissent faute de capitaux ».

Il ajoute que le marché financier vient comme une option alternative pour les entreprises tant publiques que privées en besoin de financement. « Elles pourront s’adresser au marché des capitaux pour financer leurs projets ».

Selon Mme Kadawa, les défis ne manquent pas pour la mise en place de ce marché : les règles qui ne sont pas encore bien définies et connues, le manque d’éducation du public, le manque de la transparence du marché et de l’autorité de régulation.

Arsène Mugenzi, responsable de la cellule de régulation du marché financier au sein de la Banque centrale a tenu à rassurer : « La BRB est à l’œuvre pour la mise en place de tout ce qui est nécessaire pour rendre ce marché dynamique ».

Au cours de cette conférence-débat, trois personnalités ont été primées. Il s’agit de Mme Emma-Sylvie Kadawa pour avoir eu la meilleure note parmi toutes les promotions des lauréats de l’ITB, le représentant de la Banque commerciale du Burundi (Bancobu) pour être le meilleur financier de la conférence et la représentante de la Banque de crédit de Bujumbura (BCB), pour avoir envoyé plus de candidats.

Forum des lecteurs d'Iwacu

5 réactions
  1. Bundes

    Donc les lauréats de l’ Institut baba basanzwe bakora mumabanques au Burundi, ils ont créé une association ni vyiza,comme tous les autres lauréats des différentes institutions peuvent le faire! Et -ce que ces personnes là ont les possibilités requises pour créer un marché financier au Burundi??

  2. Stan Siyomana

    1. Vous écrivez: « C’est un constant amer de voir comment les entreprises publiques disparaissent faute de capitaux ».
    2. Mon commentaire
    Si une entreprise comme la REGIDESO tient à rester publique, la seule façon d’accéder à ces nouveaux capitaux est de demander des dettes à travers les obligations d’entreprises (corporate bonds).
    Les actions de la REGIDESO ne pourraient être disponibles à la bourse que si Reta Mveyi décide une certaine privatisation (5%?, 10%?, 50%?, 100%?) de ses secteurs stratégiques de l’eau et de l’éléctricité.

    Il ajoute que le marché financier vient comme une option alternative pour les entreprises tant publiq

  3. OK

    *DEVELOPPMENT*…..Ça ne passe pas inaperçu deux coquilles dans l’affiche derrière la photo du groupe… La rigueur fait partie des incontournables et à plus forte raison pour développer un marché financier durable.

  4. Stan Siyomana

    Selon l’étude  » Lettre Économique et Financière de l’Autorité des marchés financiers, « La performance des introductions en bourse : revue de la littérature et application empirique à la France et au Royaume-Uni » (Hiver 2008-2009). »:
    « Si une introduction en bourse vous intéresse, vous ne devez pas vous précipiter. Il faut faire une vraie analyse du marché et de l’entreprise pour trouver des arguments factuels qui peuvent attester qu’il s’agit d’un investissement a priori porteur ». Profits de l’entreprise les années précédentes et autres indicateurs financiers – le plus connu, le PER, donne un indice de la cherté d’une action – doivent être scrutés.
    https://www.moneyvox.fr/placement/actualites/77405/placement-faut-il-se-mefier-des-societes-qui-font-leur-entree-en-bourse

  5. Stan Siyomana

    A la question: « Comment investir dans la bourse dans un pays comme le Maroc? », le professeur Thami Kabbaj (auteur du livre « L’art du trading »- première édition 2007) répond:
    « …Je pense qu’il faudrait une bourse africaine pour qu’il y ait plus de liquidité parce que le problème c’est que le Maroc est en concurrence avec d’autres places boursières…
    …donc essaies vraiment de sélectionner des actions (5 à 10) qui pour toi ont un avenir et essaie de les garder à long terme…pendant 5 ans, pendant 10 ans, pendant 15 ans… »
    https://www.youtube.com/watch?v=v5PzK94lYYo&t=2986s

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