Vendredi 07 octobre 2022

Culture

Bientôt, un cours de « français de la diplomatie » dans les universités

21/03/2018 6
Bientôt, un cours de « français de la diplomatie » dans les universités
Alain Aimé Nyamitwe : « Ce cours sera fondamental pour ces aspirants à la coopération internationale »

«Le français est une langue de la diplomatie par excellence», a déclaré Alain Aimé Nyamitwe, ministre des Relations extérieures. C’était ce mardi 20 mars, à l’Université du Burundi, lors de la célébration de la Journée internationale de la Francophonie.

Cependant, il fait savoir que seule l’expression dans cette langue ne suffit pas. Il faut en plus en connaître la technique, les mots et le langage appropriés à utiliser selon les domaines et les situations.

D’après lui, le français a beaucoup influencé les relations internationales entre les 18ème-20ème siècles. «Il reste d’ailleurs la langue officielle des institutions internationales notamment l’Onu et l’UA». Raison pour laquelle, soutient ce membre du gouvernement, il convient d’enseigner un « français technique » à de futurs diplomates burundais.

Le ministre Nyamitwe envisage un cours de « français diplomatique » dans les Facultés de «Sciences politiques et Relations internationales». Il indique qu’il sera fondamental pour les aspirants à la coopération internationale.

Il confie que 17 conseillers de son ministère suivent déjà cette formation. Ils en bénéficient depuis le 16 février dernier à l’Institut français du Burundi. Elle s’étend sur une année avec 150 heures d’enseignement.

Pour rappel, la francophonie regroupe 84 Etats des 5 continents avec plus de 270 millions de francophones. Le français est la 2ème langue la plus apprise et la 3ème langue des affaires selon Laurent Delahousse, ambassadeur de la France au Burundi. 54% de francophones sont Africains.

Forum des lecteurs d'Iwacu

6 réactions
  1. Jereve

    Il me semble qu’à un certain moment l’autorité avait décrété que l’utilisation du français est prohibée dans les réunions provinciales et communales. Cela faisait suite, me semble-t-il encore, à la position de la France sur la crise burundaise. Le gouvernement aurait-il décider de tourner sa veste ou est-ce la France qui a changé de position sur la crise ? Quoi qu’il en soit, nous avons besoin d’aide de la Francophonie pour non seulement apprendre le « français diplomatique » mais surtout relever le niveau du français dans nos écoles et universités. Tout le monde se rend compte qu’actuellement la majorité de nos étudiants et universitaires s’exprime difficilement dans la langue de Molière. Le niveau a beaucoup baissé; la crise y est pour quelque chose.

  2. yussuf

    Lol. C’est ironique quand meme. Quand la ministre de l’education fait de multiples sorties mediatiques mentionnant qu’elle acceptera jamais des fonctionnaires qui effectuent des cours du soir et le ministre des affaires etrangeres de reiterer qu’un certain nombre de ses employes suivent des cours de francais couvrant 150 heures par an. Loool

  3. Michel078

    Bravo pour cette initiative ! Le français est effectivement une vraie langue d’avenir, tant sur le continent africain qu’en Europe. Il deviendra d’ailleurs la langue véhiculaire des institutions européennes après la disparition de l’anglais en 2019.

    • John

      @ Michel, oui le français est une belle langue( comme toute autre langue d’ailleurs dépendant de ceux qui la parlent). Ce dont je doute est que malgré les efforts de la France qu’elle soit la langue d’avenir . Après l’anglais je parie plutôt sur le Mandarin. Économie oblige. Nihan ?

    • harimbari

      Voila l’obscurantisme.

  4. harimbari

    Il est fort probable que ton francais n’est pas de nature diplomatique. Tu as enregistre des revers. Voila l’introduction du cours » Francais de la diplomatie » Quel francais utilises-tu? Du gachi non!! Demain c’est l’introduction de « Kirundi de la diplomatie »

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